Communiqué Bas les pattes devant la République catalane !

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Paris, le 27 octobre 2017, 20 heures

picto pdf petitCe 27 octobre, le Parlement de Catalogne a, par une résolution, décrété que « la Catalogne constitue un État indépendant sous la forme d’une République » et décidé d’engager « un processus constituant ».

Cette déclaration est conforme au résultat du référendum du 1er octobre.
Elle est conforme à l’exigence démocratique : c’est au peuple catalan de décider de son avenir, et à lui seul ! Depuis que cette déclaration a été connue, c’est un véritable déchaînement contre la République catalane :

  • le gouvernement Rajoy s’est engagé dans une escalade de répression : mise sous tutelle de la Catalogne (article 155), poursuites contre le président de la Généralité pour « rébellion » ;
  • l’Union européenne, l’administration Trump, Macron et tous les gouvernements des grandes puissances capitalistes condamnent la proclamation de la République et se rangent derrière Rajoy et la monarchie ;
  • en Espagne même, tous les dirigeants des principaux partis, y compris les partis de « gauche » (notamment PSOE et Podemos) condamnent la proclamation de la République et se rangent derrière la monarchie.Il est clair que la proclamation de la République de Catalogne ouvre une brèche dans le système institutionnel de la monarchie franquiste mis en place il y a quarante ans dans la continuité de la dictature de Franco.Dans cette brèche peuvent s’engouffrer tous les peuples de l’État espagnol, du Pays basque à la Galice, de l’Andalousie à la Castille, pour proclamer à leur tour leurs Républiques et engager partout le processus constituant permettant aux peuples eux-mêmes de décider ce que doivent être le contenu social et la forme d’une véritable union libre des Républiques libres d’Espagne.C’est aux peuples de décider.

    Le Parti ouvrier indépendant démocratique, qui combat en France contre le régime de la Ve République et contre l’Union européenne, pour l’unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe, pour l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe, réaffirme sa solidarité avec le peuple et les travailleurs de Catalogne, et ceux de toutes les régions d’Espagne en lutte pour la démocratie et contre la monarchie.

    Ne touchez pas au peuple catalan !

Pour tout contact : poidemocratique@orange.fr

Communiqué de Daniel Gluckstein, directeur de la publication La Tribune des travailleurs

Communiqué de Daniel Gluckstein,
directeur de la publication La Tribune des travailleurs

logo-tt-adresse-scissionLe 6 novembre prochain, je suis convoqué par la brigade financière de la police judiciaire « dans le cadre d’une enquête judiciaire diligentée à la demande du Parquet de Paris sur des faits d’abus de confiance commis en 2015 sur la commune de Paris, en tout cas sur le territoire national, au préjudice du Parti ouvrier indépendant ».

Renseignements pris, j’apprends que cette convocation fait suite à « une dénonciation » (c’est le terme juridique officiel) et que ses auteurs s’y sont pris à deux fois, une première tentative étant restée sans suite en 2016.

J’apprends également que la peine prévue par le Code pénal pour abus de confiance est de trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende.

À ce stade, je ne dispose pas d’autre information sur ce qui me serait reproché.

Toutefois, cette convocation n’est pas une totale surprise. Le 15 juin 2016 en effet, les dirigeants du POI non démocratique adressaient par écrit une mise en demeure aux secrétaires nationaux du POID « sous peine de voir la mécanique judiciaire se mettre en marche ». À quoi les secrétaires nationaux du POID avaient répondu, point par point, trois jours plus tard (ces documents sont consultables sur le site de La Tribune des travailleurs).

Mais les dirigeants du POI non démocratique sont restés sourds à tout dialogue. Leur décision était prise « de mettre la mécanique judiciaire en marche ». D’où la première dénonciation de juin 2016, sans suite, et la deuxième dénonciation suivie d’effet en juin 2017.

Abus de confiance ? S’il fallait parler d’un « abus » en 2015, ce serait plutôt celui par lequel les trois secrétaires nationaux du parti, ainsi que la moitié du bureau national élu au congrès précédent, et avec eux des milliers d’adhérents, se sont retrouvés, en quelques jours, interdits de fait d’exercer leur mandat et dépossédés de leur parti, de leurs locaux et de toute possibilité d’exprimer leur point de vue !

Deux ans ont passé. Les auteurs du coup de force de 2015 et des menaces de 2016 sont devenus les « dénonciateurs » de 2017.

Dans quel but ?

Je suis engagé depuis un demi-siècle dans l’action politique organisée au service de l’émancipation ouvrière. On peut partager ou non mes opinions et mes engagements. Mais je mets au défi quiconque d’établir qu’un seul de mes actes ait été guidé par une autre motivation que le respect du mandat confié.

Militant trotskyste, j’ai toujours considéré la dénonciation d’un adversaire politique à la justice et/ou à la police comme un procédé étranger au mouvement ouvrier, dont nombre de combattants ont été victimes aux heures sombres du stalinisme triomphant.

Pouvais-je imaginer être un jour moi-même l’objet d’une telle dénonciation par des responsables politiques osant se réclamer de Trotsky ? Cela constitue, à ma connaissance, un fait sans précédent.

2015, 2016, 2017 : d’abord l’expulsion du POI et de son courant CCI, puis les menaces, aujourd’hui la dénonciation à la justice et à la police, demain mon emprisonnement ? Si l’objectif de cette escalade est de nous faire taire, elle échouera.

Depuis 2015, les moyens d’expression qui nous ont été confisqués, nous les avons reconstruits, en toute indépendance. Semaine après semaine, La Tribune des travailleurs voit s’élargir le nombre de ses abonnés et de ses lecteurs.

Je n’ai aucun doute sur le fait que les lecteurs de notre Tribune, membres ou non du POID, auront à cœur d’apporter à cette tentative de nous bâillonner par les moyens les plus vils la seule réponse qui s’impose : étendre, toujours et plus, la diffusion de La Tribune des travailleurs, élargir, dans ses colonnes, le libre débat entre les partisans de la lutte de classe, à quelque courant du mouvement ouvrier qu’ils appartiennent.

À la dénonciation policière nous opposerons ensemble la libre discussion fondée sur la démocratie ouvrière. Je rendrai compte des suites de cette convocation.

Paris, le 24 octobre 2017

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CATALOGNE À bas la répression franquiste ! Libération immédiate des emprisonnés politiques !

logo POID carré 38x38(communiqué du POID du 17 octobre – 13 h) Il y a quelques heures dans la soirée du 16 octobre, Jordi Sanchez (Assemblée nationale catalane) et Jordi Cuixart (Omnium), deux responsables d’organisations démocratiques de Catalogne qui se prononcent pour la proclamation de la République catalane, conformément au résultat sans appel du référendum du 1er octobre, ont été jetés en prison par le gouvernement de la monarchie espagnole.

Après les brutalités policières du 1er octobre contre le peuple catalan, qui, malgré tous les obstacles, a voté pour décider librement de son sort, c’est à nouveau la répression déchaînée par la monarchie franquiste, qui rappelle de sinistres souvenirs à tous les travailleurs et aux peuples de l’État espagnol.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique réaffirme, comme il l’a fait depuis des semaines dans son hebdomadaire, puis à la tribune de son meeting tenu à Paris le 13 octobre :

Ce n’est pas à Madrid, ni à Paris, ni à Bruxelles ou Washington que doit se décider le sort du peuple catalan !

OUI au droit du peuple catalan à disposer de lui-même !

OUI au droit du peuple catalan à proclamer maintenant, comme il l’a décidé, la République catalane !

OUI au droit des peuples d’Espagne à proclamer, s’ils le décident, la République !

À bas la répression franquiste !

Libération immédiate des emprisonnés politiques !

Rajoy, Macron, Union européenne : bas les pattes devant le peuple catalan !

Vive l’unité des travailleurs et des peuples de l’État espagnol et de toute l’Europe !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique appelle ses comités et ses militants à être prêts à répondre à tout appel à se rassembler sur ces mots d’ordre.

17 octobre, 13 heures

« La répression dans les rues de Barcelone, c’est le véritable visage de l’Union européenne » (communiqué du POID)

 

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Mardi 3 octobre 2017, 11 heures

La garde civile défonçant à coups de bélier l’entrée des bureaux de vote et arrachant les urnes des mains de scrutateurs pacifiques ; des centaines de citoyens, de jeunes, de personnes âgées, et même d’enfants, brutalisés, frappés, blessés : la violence déchaînée par le gouvernement Rajoy contre le peuple catalan, ce 1er octobre, confirme, à qui en douterait, que les institutions de la monarchie espagnole sont bien l’héritage de la dictature franquiste.

Une sainte alliance de tous les dirigeants européens – ceux de la Commission de Bruxelles et les chefs des différents gouvernements, à commencer par Macron – s’est nouée en défense de Rajoy et de la monarchie franquiste.

Ceux-là mêmes qui, d’ordinaire, s’affirment partisans du suffrage universel ; ceux-là mêmes qui, comme Macron, prétendent être légitimes après avoir recueilli à peine 15 % des suffrages des électeurs au premier tour de l’élection présidentielle ; ceux-là, confrontés à un peuple qui, pour une fois, a la possibilité de saisir le bulletin de vote pour exprimer sa volonté, décrètent que tous les moyens sont bons pour faire taire le peuple catalan.

L’interdiction de voter quand il s’agit de voter pour déterminer librement son avenir, c’est le véritable visage de l’Union européenne.

À tous ceux qui, depuis des décennies, prétendent que l’Union européenne est un rempart de la démocratie et de la paix, les peuples et les travailleurs d’Europe sont en droit de dire : la violence de la répression déchaînée dans les rues de la Catalogne ce 1er octobre, voilà le véritable visage de votre « Union européenne ».

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, tous les travailleurs et tous les peuples d’Europe ont un même intérêt : que la démocratie soit respectée. Tous les travailleurs et tous les peuples d’Europe ont le même intérêt : que la Catalogne puisse décider de son propre avenir.

Nous ne nous joindrons pas à ceux qui demandent à Macron qu’il intervienne en médiateur ! Comme si Macron ne soutenait pas publiquement Rajoy ! Comme si le sort de la Catalogne pouvait se décider à Paris !

Ce n’est pas la médiation de Macron ou d’autres qui va résoudre la question posée en Catalogne. Le respect de la démocratie, c’est le droit du peuple à décider librement de son avenir (y compris à décider de se séparer ou non).

À ceux qui prétendent que le peuple catalan doit rester uni aux autres peuples de l’État espagnol et, au-delà, aux peuples de toute l’Europe, les travailleurs et les jeunes sont en droit de rétorquer : oui, l’union libre et fraternelle des travailleurs et des peuples est une nécessité ; mais, précisément, une union ne peut être libre que si toutes ses composantes ont la liberté de s’unir et de se désunir. L’union libre ne peut être imposée.

Partisan de l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe, le POID élève la plus énergique protestation contre la répression qui frappe les travailleurs et le peuple de Catalogne. Il est solidaire de leur volonté de décider par eux-mêmes de leur avenir.

Que les institutions de l’Union européenne rejoignent celles de la monarchie franquiste dans un même front, dressé contre le droit du peuple catalan à décider de son avenir, n’a rien pour étonner : ces institutions sont un rempart de défense des capitalistes et des spéculateurs.

Ceux qui s’opposent au droit du peuple catalan à décider de son avenir bafouent la démocratie dont ils se réclament.

Que chacun en soit conscient : c’est l’oppression du peuple de Catalogne et la répression qui le frappe aujourd’hui qui poussent à la rupture et à l’indépendance.

À l’inverse, c’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit de décider librement de s’unir ou de se désunir qui permet et permettra la libre union des travailleurs et des peuples de l’État espagnol et, au-delà, de toute l’Europe.

• Halte à la répression
• Liberté de choisir pour le peuple de Catalogne !
• Rupture avec les institutions de la monarchie franquiste, de l’Union européenne et de la Ve République

manif barcelone

Grève générale et manifestation à Barcelone lundi 2 octobre 2017.

Balayer les ordonnances, chasser le gouvernement Macron-Philippe ! Le communiqué du BN du POID du 9 septembre 2017

Balayer les ordonnances,
chasser le gouvernement Macron-Philippe !

picto pdf petitLes travailleurs qui se mettent en grève et manifestent avec leurs organisations pour le retrait des ordonnances Macron-Philippe sont dans leur droit.

Dans ces ordonnances qui livrent les travailleurs, entreprise par entreprise, aux diktats des patrons, rien n’est favorable aux intérêts ouvriers.

L’unité des travailleurs et des organisations pour imposer le retrait des ordonnances est une nécessité. Le POID, qui mène campagne sur le mot d’ordre « À bas les ordonnances ! » depuis le début du mois de juillet, est partie prenante de ce mouvement.

Dans sa fureur destructrice, ce gouvernement (dans la suite des gouvernements précédents) s’attaque à tous les aspects de la vie des travailleurs et de leur famille. Pas un jour ne passe sans une nouvelle mesure annoncée contre une catégorie de travailleurs, contre un acquis social, contre un droit arraché de haute lutte par les générations qui nous ont précédés.

Dans le prolongement des ordonnances, le gouvernement a déjà annoncé qu’il allait s’attaquer à l’assurance chômage, à la Sécurité sociale, à la formation professionnelle, à l’apprentissage, aux retraites, au logement, au statut des cheminots, à la fonction publique en général. Il a déjà supprimé 149 000 emplois aidés et compte en supprimer des dizaines de milliers d’autres.

Pas une catégorie n’est épargnée, y compris les plus faibles, les plus précaires, les plus fragiles, les salariés du public comme du privé, les chômeurs et les retraités, les lycéens et les étudiants, les locataires, les assurés sociaux, les petits paysans, les artisans, les commerçants, tous sont attaqués.

Chaque jour un peu plus, ce gouvernement apparaît pour ce qu’il est : un gouvernement des riches, des patrons et des banquiers, un gouvernement du CAC 40 et de la Commission européenne, un gouvernement de la guerre aux ordres de Trump et de l’impérialisme américain.

Ce gouvernement, qui sème, partout et dans tous les domaines, la barbarie et la misère, place les travailleurs et les jeunes en situation de légitime défense.

Il faut balayer les ordonnances et l’ensemble de la politique du gouvernement Macron-Philippe. Il faut aussi que soit balayé ce gouvernement illégitime et minoritaire, rejeté par la population.

Le plus tôt sera le mieux ! Car chaque jour qui passe, ce sont de nouvelles attaques contre le peuple travailleur.

• Unité pour le retrait des ordonnances et l’abrogation de la loi El Khomri !
• Unité pour la défense de la Sécurité sociale telle que constituée en 1945 et de l’ensemble des droits ouvriers !

• Les ordonnances et la politique anti-ouvrière du gouvernement Macron-Philippe doivent être balayées !
• Le gouvernement Macron-Philippe doit être chassé !

Le bureau national, réuni à Paris le 9 septembre 2017

« Bas les pattes devant le Venezuela, aucune ingérence étrangère ! » – Un communiqué du POID

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Communiqué – Paris, le 5 août 2017

« Bas les pattes devant le Venezuela, aucune ingérence étrangère ! »

picto pdf petitC’est un fait, les élections à l’assemblée constituante qui viennent d’avoir lieu au Venezuela ont été marquées par une participation significative : les travailleurs, les paysans se sont mobilisés pour aller voter.

Et pourtant l’Union européenne vient de publier une déclaration : « L’Union européenne et ses États membres ne peuvent pas reconnaître l’Assemblée constituante ».

De quel droit ?

De quel droit l’Union européenne dont les plans d’austérité saignent les peuples d’un bout à l’autre du continent, de la Grèce au Portugal ; de quel droit l’Union européenne fauteur de guerre dans le monde entier, de quel droit remet-elle en cause les élections au Venezuela ?

Que cela plaise ou non à Macron, Merkel et à leur maitre Trump, le gouvernement du Venezuela est légitime, le peuple vénézuélien a le droit de décider souverainement. Il a le droit d’élire une Assemblée constituante.

Ce n’est ni à Trump, ni à Macron, ni à l’Union européenne de décider à la place du peuple du Venezuela !

Au Brésil, pays voisin du Venezuela, des dizaines d’organisations ouvrières et populaires, parmi lesquelles le Parti des travailleurs, la Centrale unique des travailleurs, le Mouvement des sans terre ont publié un manifeste « pour la paix au Venezuela » dans lequel elles déclarent : « Le peuple vénézuélien, libre et souverain, a repris entre ses mains les pouvoirs qui sont les siens, et voté massivement pour élire ses représentants à l’Assemblée constituante nationale. Plus de 8 millions de personnes se sont déplacés en dépit du boycott et du sabotage de groupes anti-démocratiques (…) Les femmes et les hommes de bonne volonté dans le monde entier devraient saluer haut et fort cette affirmation historique du droit à l’autodétermination au Venezuela, et constituer une vaste chaine de solidarité pour refuser toutes les menaces d’intervention étrangère. »

N’est-ce pas, en effet, cela que devraient faire dans le monde entier les organisations qui se réclament de la défense des droits ouvriers et de la démocratie ?

En France le même gouvernement Macron-Philippe, gouvernement illégitime, a l’arrogance de vouloir aller jusqu’au bout dans la destruction du code du travail, de la Sécurité sociale et de tous les droits démocratiques, et de remettre en cause le gouvernement légitime du Venezuela !

Le POID s’adresse à toutes les organisations se réclamant de la défense des droits des travailleurs et de la démocratie : agissons en commun contre l’ingérence de Trump, de l’Union Européenne et de Macron contre le peuple au Venezuela !

Unité pour le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien !

Le secrétariat national du POID

Paris, le 5 août 2017

Adresse du IIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique aux travailleurs, aux jeunes, aux militants des organisations ouvrières et démocratiques

pdf pictoCamarades,

À la veille de notre congrès, le 22 juin, le gouvernement a publié le texte des ordonnances.

Deux semaines plus tôt, le 6 juin, il avait remis aux organisations syndicales son « programme de travail »*.

Deux documents, un même objectif : écraser les travailleurs et la jeunesse.

Avec les ordonnances (débouchant sur une loi adoptée avant le 21 septembre), les patrons seraient, de fait, autorisés à définir entreprise par entreprise : le niveau des salaires (pour les baisser), le temps de travail (pour l’augmenter), les conditions des licenciements (pour les faciliter) ; et d’autres aspects encore.

Avec les ordonnances, le gouvernement voudrait placer les syndicats sous tutelle.

Quant à l’assurance maladie et à l’assurance chômage, le gouvernement prévoit qu’au 1er janvier 2018, les cotisations salariales (c’est-à-dire une part du salaire différé) seraient supprimées.

D’une part, le gouvernement parle de « redressement de l’économie ». D’autre part, en confirmant vouloir porter le budget militaire à 2 % du PIB, il propose 18 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre et le massacre des peuples. Ce que veut le gouvernement en réalité, c’est livrer la classe ouvrière et la jeunesse à une surexploitation forcenée et à une précarité généralisée, et poursuivre la destruction des services publics. Répondant ainsi aux exigences de l’Union européenne et des capitalistes, il leur permettra de gonfler les profits capitalistes et de dégager des fonds supplémentaires pour la guerre.

Cette politique est une politique de classe, celle de la classe des exploiteurs. En leur nom, c’est une guerre de classe qu’engage le gouvernement Macron-Philippe, dans la continuité des gouvernements Hollande et, avant lui, des gouvernements Sarkozy.

Travailleurs, militants, jeunes,
Le pays sort d’une longue période électorale. À droite comme à gauche, les principaux dirigeants et porte-parole ont multiplié les discours sur « l’intérêt général » et le « bien commun », glorifié la « patrie », chanté La Marseillaise et brandi le drapeau tricolore.
Pour notre part, nous n’avons cessé d’affirmer : c’est de lutte de classe qu’il s’agit. Rejetant toute forme d’union nationale au-dessus des classes, nous avons agi pour aider à réaliser l’unité des rangs ouvriers, tandis que nos candidats et nos comités défendaient l’urgente nécessité d’un gouvernement ouvrier et de la rupture avec l’Union européenne et la Ve République.

Certes, Macron a été élu. Mais le plus important, c’est ce phénomène d’une ampleur sans précédent : 16 millions d’abstentionnistes, blancs et nuls le 7 mai, plus de 25 millions le 11 juin, et même 29 millions le 18 juin ! Pour la première fois dans l’histoire du suffrage universel dans notre pays, près de deux électeurs sur trois ont choisi de s’exprimer par le « non-vote ».

Une majorité s’est ainsi affirmée, au sein de laquelle plus de deux ouvriers sur trois, plus de deux jeunes sur trois ont dressé les aspirations d’une classe contre les coups brutaux assénés par la classe adverse.

Cette majorité est la seule légitime.

Illégitime est le président, illégitimes l’Assemblée nationale et les institutions qui prétendent, au nom de 15 % d’électeurs, imposer le talon de fer du capital.
Légitime est la mobilisation unie des travailleurs et de leurs organisations – porteuse des aspirations de la majorité – pour repousser la barbarie. Une mobilisation dont les objectifs ne peuvent être moindres que :

  • retrait des ordonnances ! Rétablissement de la hiérarchie des normes du Code du travail, non à la primauté de l’accord d’entreprise, abrogation de la loi El Khomri !
  • retrait des projets du gouvernement contre la Sécurité sociale ! Oui à la Sécurité sociale fondée sur le seul salaire différé et la solidarité ouvrière ! Abrogation de la CSG !
  • ne touchez pas aux régimes de retraite ! Non à la retraite par points !
    C’est sur ce terrain que peut et doit se forger le bloc uni des travailleurs et des organisations.

D’autres proposent d’autres chemins.

Pour certains, la confrontation se jouerait à l’Assemblée nationale. Mais les travailleurs savent d’expérience ce qu’il en est de l’Assemblée nationale sous la Ve République. Certes, des députés de tous bords peuvent y exercer leur talent oratoire. Mais la seule fonction pratique assignée à cette Assemblée par la Constitution est de permettre en toutes circonstances que s’appliquent les plans anti-ouvriers dictés par le président de la République.

Pour d’autres, il y aurait un espace pour la « concertation » et le « dialogue social ». Comme si le gouvernement n’avait pas clairement indiqué que, quelles que soient les discussions, les ordonnances seraient imposées !

En réalité, il n’y a qu’un moyen de les faire reculer : la mobilisation de classe unie, sans délai, pour le retrait des ordonnances et des plans du gouvernement !

C’est le sens du combat engagé par le Parti ouvrier indépendant démocratique pour le front unique ouvrier. Oui ce front unique doit être ouvrier. Toutes autres combinaisons auxquelles certains nous invitent aujourd’hui – constituer un « nouveau front populaire » ou forger « une nouvelle union de la gauche » –, parce qu’elles refusent la rupture avec la Ve République et l’Union européenne, ne feraient que ramener à des scénarios déjà connus : ceux qui ont vu trop souvent « la gauche » accepter de relayer, au pouvoir, les coups meurtriers exigés par la classe capitaliste et l’Union européenne.

Oui, il s’agit bien de forger un front unique ouvrier, qui aide au surgissement de la lutte de classe, qui s’étende jusqu’au combat pour balayer la Ve République antidémocratique et pour l’élection d’une Assemblée constituante, permettant au peuple de dé nir les formes et le contenu de la démocratie. Ce qui, pour nous, POID, inclut le combat pour un gouvernement ouvrier agissant avec les travailleurs et les peuples du continent pour une véritable union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe débarrassés des chaînes de l’Union européenne.

« Ni Dieu, ni César, ni tribun, producteurs, sauvons-nous nous-mêmes », affirme L’Internationale, le chant des ouvriers du monde entier. C’est plus que jamais d’actualité. C’est aux travailleurs qu’il revient de forger l’unité avec leurs organisations, avec leurs délégués de service et d’atelier, avec leurs comités de grève demain, pour ne pas se laisser déposséder de la conduite de leur propre action et de la définition de leurs propres mots d’ordre.

Travailleurs, militants, jeunes, vous le savez, le Parti ouvrier indépendant démocratique ne prétend pas être autre chose que ce qu’il est : un courant dans le mouvement ouvrier.

Notre journal, La Tribune des travailleurs, est au service de la cause ouvrière, rassemblant les faits, les informations, les livrant à la libre discussion et publiant les libres contributions de travailleurs et de militants.

À l’heure où il est question de « recomposition politique », nous estimons utile de poursuivre la discussion engagée dans la préparation de notre congrès : faut-il un parti pour les travailleurs, faut-il un parti ouvrier, faut-il le construire sur des bases de classe ?

Pour notre part, POID, nous n’avons jamais caché que la construction d’un parti ouvrier est une réponse indispensable.

C’est ce débat et ce combat que nous entendons poursuivre au lendemain de ce IIe Congrès en invitant à y participer tous les travailleurs et tous les militants du PCF, du PS, de La France insoumise, du PG, et les militants syndicalistes qui le souhaitent.

C’est ce débat et ce combat que nous voulons poursuivre, notamment avec les camarades des 50 pays engagés comme nous dans les campagnes du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation et pour l’Internationale ouvrière.

■ En avant pour l’Internationale ouvrière !
■ À bas la guerre, à bas l’exploitation ! Retrait de toutes les troupes d’intervention française !
■ Levée de l’état d’urgence ! Retrait du projet de loi Collomb !
■ En avant pour l’émancipation ouvrière !
■ En avant pour le gouvernement ouvrier !
■ En avant pour l’authentique parti ouvrier dont ont besoin tous les exploités et tous les opprimés !
■ L’heure est aux plus grandes luttes, l’heure est à l’organisation !

____
*Dont l’essentiel a été publié dans La Tribune des travailleurs du 21 juin.

Adoptée à l’unanimité Le 25 juin 2017, 15 h 30

La démocratie exige de conclure : « Dehors ce président et cette Assemblée illégitimes, dehors la Ve République, Assemblée constituante souveraine tout de suite ! »

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Communiqué – Paris, le 19 juin 2017

Et maintenant ?

pdf pictoL’Assemblée nationale a été élue, ce 18 juin, avec les voix de moins de 2 électeurs sur 5. Cette situation, sans précédent dans l’histoire du pays, intervient après l’élection de Macron, déjà marquée par un record d’abstentions et de votes blancs et nuls.

Un « non-vote » de classe

Une large majorité s’est exprimée par un « non-vote » de classe. Au premier tour, deux ouvriers sur trois et deux jeunes sur trois s’étaient abstenus ou avaient voté blanc ou nul ; ce phénomène s’est amplifié au second tour. Ce « non-vote » de classe dit clairement : nous rejetons ces institutions et la politique qu’elles servent, la même politique qui, de Sarkozy à Hollande et Macron, frappe les travailleurs et les jeunes au bénéfice des capitalistes et des banquiers.

La démocratie exige de conclure : « Dehors ce président et cette Assemblée illégitimes, dehors la Ve République, Assemblée constituante souveraine tout de suite ! »

Ce n’est pas ce que disent les dirigeants des partis et mouvements issus, à des degrés divers, du mouvement ouvrier et démocratique. Certains réclament l’introduction d’une « dose de proportionnelle » : comme si cela pouvait changer la nature antidémocratique, autoritaire et bonapartiste de ces institutions et le rôle de cette Assemblée croupion, vouée à enregistrer et accompagner toutes les décisions du président !

D’autres déclarent que cette Assemblée ne serait pas « légitime pour décider par ordonnances » la liquidation du Code du travail… comme si une telle destruction était plus acceptable au terme d’un « débat parlementaire » ! À quoi s’ajoute la demande de Mélenchon au président de la République d’un référendum sur la future loi Macron contre le Code du travail… ce qui revient une nouvelle fois à s’en remettre à lui !

Ainsi, tous restent dans le cadre d’institutions massivement rejetées, qu’ils légitiment tout en appelant à les réformer à la marge.

C’est la Ve République qui doit dégager !

Ceux qui ont fait campagne sur le thème du « dégagisme » se félicitent aujourd’hui de la disparition des trois quarts du personnel politique de la précédente législature. Mais, étrangement, ils cessent d’être « dégagistes » quand il s’agit des institutions de la Ve République.

Pourtant les plans annoncés par Macron – Code du travail, Sécurité sociale, retraites – prolongent et aggravent les plans précédents de Hollande et Sarkozy ; comme eux ils, sont dictés par l’Union européenne et la classe capitaliste. La défense des droits ouvriers et de la démocratie ne peut se contenter du « dégagement » de ministres et de députés faillis, certains d’ailleurs s’étant recyclés sous d’autres étiquettes : elle appelle à dégager les institutions. Sans quoi le dégagisme concentré sur les personnes et ignorant les institutions ne ferait que confirmer la formule d’un film célèbre : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Après le 18 juin, quiconque se réclame de la classe ouvrière devrait conclure ceci : la légitimité démocratique réside dans la lutte de classe organisée par les travailleurs eux-mêmes pour bloquer les plans du gouvernement. Le soir du second tour, Mélenchon a déclaré : « Le peuple français dispose à l’Assemblée d’un groupe « La France insoumise » cohérent, discipliné, offensif, et c’est lui (…) qui appellera le pays, le moment venu à une résistance sociale ». Comment comprendre cette volonté de confisquer aux travailleurs le droit d’organiser leur lutte de classe par eux-mêmes ? Comment comprendre cette tentative de se substituer aux organisations syndicales construites par les travailleurs pour défendre leurs revendications ?

Au moment où Trump provoque une confrontation militaire directe avec la Syrie (et, derrière elle, l’Iran) ; au moment où se généralise la marche à la guerre menaçant la paix dans le monde entier ; que disent-ils, tous les responsables des groupes élus hier à l’Assemblée nationale ? Que la guerre doit continuer d’une manière ou d’une autre*. Quiconque se réclame de la paix et de la démocratie, quiconque se réclame de la classe ouvrière devrait au contraire dire : il y a urgence à ouvrir la voie à la paix par le retrait de toutes les troupes françaises d’intervention à l’étranger.

Ce rejet est positif

Que les militants qui ont fait campagne pour les candidats de La France insoumise soient contents du nombre de sièges obtenus ; que ceux du Parti communiste français qui craignaient leur quasi disparition des bancs de l’Assemblée soient rassurés par le résultat ; que ceux du Parti socialiste soient consternés par le passage du PS de 320 députés à 29 : tout cela, chacun peut le comprendre.

Militants du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous nous adressons fraternellement aux uns et aux autres : quels que soient vos sentiments au soir de cette élection, ne perdez pas de vue l’essentiel. L’essentiel, c’est que la classe ouvrière et la jeunesse ont déserté ces élections. Ce rejet massif est positif, qui annonce les développements à venir sur le terrain de la lutte de classe.

Militants du POID, nous plaçons au centre de notre action le combat pour le front unique ouvrier, c’est-à-dire pour aider à la réalisation de l’unité des travailleurs et des organisations sur les revendications ouvrières. Pour nous, les seuls critères pertinents sont les critères de classe.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes… »

Nous restons fidèles aux paroles de L’Internationale : « Il n’est pas de sauveurs suprêmes, ni Dieu, ni César, ni tribun, producteurs, sauvons-nous nous-mêmes. »

Oui, c’est aux travailleurs, plus que jamais, qu’il revient de décider des formes et des moyens de l’action unie avec leurs organisations. Ce qui suppose des mots d’ordre précis, en particulier :

• retrait du plan présenté par le gouvernement le 6 juin et abrogation de la loi El Khomri ;

• respect intégral du Code du travail, refus de l’inversion de la hiérarchie des normes et de la négociation entreprise par entreprise ;

• retour à la Sécurité sociale de 1945, abrogation de la CSG et financement par le seul salaire différé ;

• rétablissement des services publics, retour aux monopoles ;

• abrogation des contre-réformes dans l’enseignement, préservation du baccalauréat comme diplôme national.

C’est aux travailleurs de décider par eux-mêmes. Ils sont la majorité, ils sont la légitimité démocratique et sociale.

Le IIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique se réunit les 24 et 25 juin. Avec les délégués représentant 72 départements et avec les militants ouvriers non membres du parti qui y sont invités, il débattra de la situation nouvelle et des propositions du POID.

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* « La guerre est déjà assez horrible, et là, ce sont des civils qui prennent sur la figure ces munitions au phosphore, et c’est pas acceptable. Il y a sans doute d’autres moyens de faire la guerre qui soient moins cruels pour les populations civiles (…). Je voudrais adjurer ceux qui prennent des décisions de renoncer à l’usage de ces armes-là, quitte à utiliser les autres » (Mélenchon, 16 juin, après les bombardements sur Raqqa).

Communiqué du POID Une majorité s’est exprimée

nouveaulogopoid Paris le 12 juin

 

camembertCe 11 juin, une majorité s’est exprimée.

Par l’abstention majoritaire, à son plus haut niveau de toute l’histoire de la Ve République (plus de 51 %), le peuple a dit son rejet d’un pouvoir illégitime.

Sous la Ve République à quoi sert l’Assemblée nationale ? À entériner les décisions prises par le président de la République, qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains.

Par l’abstention majoritaire, le peuple – et plus particulièrement les travailleurs et la jeunesse – a refusé de cautionner cette mascarade.

C’est pourquoi, ce 11 juin, tous les candidats à l’élection présidentielle ont perdu une part importante de leur électorat. La République en marche a perdu 1,3 million des voix recueillies par Macron le 23 avril ; le Front national a perdu près de 4,5 millions de voix ; la droite, près de 3 millions ; La France insoumise a perdu plus de 4,5 millions de voix, les deux tiers des voix obtenues par Mélenchon ; le Parti socialiste, 600 000 voix. Tous ont perdu une fraction importante de leur électorat. Tous sont frappés par le rejet.

Dans le cas de La France insoumise, la politique de division menée avec arrogance par ses responsables a dérouté une large fraction de ses électeurs ; ceux, en particulier, qui avaient pris au sérieux l’appel à en finir avec la Ve République et à élire une Assemblée constituante. Comment n’auraient-ils pas été déroutés quand Mélenchon s’est proposé comme Premier ministre de Macron dans le cadre d’une cohabitation ? Ou quand il a fait l’éloge des « pouvoirs » de l’Assemblée nationale présentée – dans la Ve République ! – comme un cadre de résistance substitué aux grèves et aux manifestations ?

Et maintenant ? Du point de vue de la démocratie, ce gouvernement et la majorité écrasante dont il va disposer à l’Assemblée nationale sont illégitimes.

C’est pourtant ce gouvernement illégitime qui prétend, dans les prochaines semaines, s’en prendre au Code du travail, à la Sécurité sociale, aux retraites et au baccalauréat et inscrire dans la Constitution l’état d’urgence !

De quel droit ?

Avec ce pouvoir illégitime et pourtant déterminé à remettre en cause les conquêtes ouvrières et démocratiques, il n’y a aucune matière à négociation ou concertation.

À ce gouvernement minoritaire qui prétend tout détruire, les travailleurs n’ont d’autre choix que d’opposer le front unique sans faille de la classe ouvrière, de la jeunesse et des organisations ouvrières déterminées à se dresser dans l’unité contre sa politique dévastatrice.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique combat en toutes circonstances pour l’unité et la démocratie, qui exige la liquidation de la Ve République et l’élection d’une Assemblée constituante souveraine, rompant avec les diktats de l’Union européenne.

Partisan de la lutte de classe, le Parti ouvrier indépendant démocratique prendra et soutiendra toutes les initiatives nécessaires pour aider les travailleurs à avancer dans cette voie.

Dans cette période de crise et de décomposition politiques, nous nous adressons fraternellement aux militants et sympathisants du Parti communiste, du Parti socialiste, du Parti de gauche, de La France insoumise, aux militants syndicalistes. Ouvrons la discussion : faut-il, oui ou non, un parti de classe ? Faut-il, oui ou non, aider à œuvrer à constituer le front unique ouvrier pour défaire les plans de la réaction ?pdf picto

Jeudi 8 juin 2017 – Communiqué du POID / Le gouvernement Macron s’engage dans une guerre éclair

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(Communiqué du POID – jeudi 8 juin 2017) Le gouvernement Macron s’engage dans une guerre éclair

Le 6 juin, le Premier ministre et la ministre du Travail ont présenté leur « Programme de travail pour rénover notre modèle social ».

Ce texte ose dénoncer « le principe d’égalité » qui conduit « à l’uniformité de la norme pour tous les salariés de toutes les entreprises ». Cela pour pouvoir affirmer : « L’entreprise est le lieu (de) création de la norme sociale. »

  • Pour Macron-Philippe, tout devrait donc être renvoyé aux accords d’entreprise.
    Tout : durée du temps de travail, santé et sécurité, travail de nuit, protection des salariés de moins de 16 ans, salaires, emploi et même… le contrat de travail en tant que tel.
  • Tout pourrait être traité entreprise par entreprise sans obligation de respecter les notions légales (Code du travail) ou conventionnelles. Le patron pourrait définir les règles du jeu.

Ce projet mortifère devrait voir le jour – en usant des ordonnances du régime de la Ve République – « avant la fin de l’été ».

Et cela ne s’arrête pas là.

Au détour d’une phrase, le Premier ministre annonce « la suppression des cotisations salariales sur l’assurance maladie et l’assurance chômage, dès le 1er janvier 2018 ».

La Sécurité sociale est fondée sur le salaire différé (« les cotisations salariales »).
C’est son existence qui est en jeu.

Il en est de même pour le régime de l’assurance chômage.

Macron prépare un basculement de société.

Il n’y a pas un seul domaine de la vie sociale où il n’est pas décidé à tout démanteler de fond en comble.

Quel type de société serait une société où les travailleurs se retrouveraient isolés, sans droits, avec des « contrats de travail » définis entreprise par entreprise ? Une société dans laquelle la Sécurité sociale ne devrait plus exister ?

S’il inscrit son action dans le prolongement de celle de tous les gouvernements capitalistes précédents, Macron a une autre ambition : aller au terme de la mise en œuvre de tous les plans anti-ouvriers.

L’attaque brutale ne peut appeler qu’une seule réponse : l’unité ouvrière pour le bloquer, le front unique des travailleurs et des organisations à tous les niveaux pour le retrait du plan Macron-Philippe, l’abrogation de la loi El Khomri, la défense de la Sécurité sociale fondée sur le salaire différé.

Pour se préparer au combat, les travailleurs, les jeunes, les militants de toutes tendances peuvent compter sur un journal qui expose les faits, permet le débat et l’échange.

Un journal partisan de la lutte de classe.

Prenez connaissance de La Tribune des travailleurs ! Faites-la connaître ! Ecrivez-lui ! Ensemble, développons la presse ouvrière indépendante. Nous en aurons besoin.

Abonnez-vous pour l’été !

Le 8 juin 2017