Le POID présente 64 candidats aux législatives pour la rupture avec l’Union européenne et la 5e République, pour une Assemblée constituante souveraine, pour un gouvernement ouvrier

(Communiqué de presse) 64 candidats aux législatives, pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, pour une Assemblée constituante souveraine, pour un gouvernement ouvrier.

Le 7 mai, Macron a été élu. Mais les faits établissent qu’il est ultra minoritaire. Le président Macron est illégitime.

Il a annoncé son programme : la poursuite de la destruction du Code du travail et la précarisation généralisée, la destruction de la Sécurité sociale, la liquidation des régimes de retraites, une baisse supplémentaire de 60 milliards d’euros des dépenses publiques… tout cela en application des directives de l’Union européenne.

Pour appliquer son programme, il prétend utiliser tous les instruments antidémocratiques de la Ve République, à commencer par les ordonnances.

Face à ce programme de guerre contre la classe ouvrière et la démocratie politique, les représentants des grandes formations politiques – F. Baroin, J. C. Cambadelis, B. Hamon, P. Laurent, J. L. Mélenchon – ont tous indiqué qu’ils s’engagent, en cas de victoire, à gouverner avec Macron, soit dans le cadre d’une nouvelle majorité présidentielle, soit dans le cadre d’une cohabitation.

Mais sous la Ve République, la cohabitation entre le président et le Premier ministre a pour seule fonction de permettre, quelles que soient les circonstances, que le président préside et fasse respecter la Constitution, dont l’article 88-1 exige la stricte application des directives européennes.

Partisan d’un gouvernement ouvrier, le Parti ouvrier indépendant démocratique présente 64 candidats dans 35 départements, contre toute cohabitation, pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, pour une Assemblée constituante souveraine.

Au moment où l’offensive fait rage contre les partis, le POID réaffirme qu’il ne saurait y avoir de démocratie politique sans partis ni syndicats et que la classe ouvrière a besoin d’un parti ouvrier pour défendre et représenter ses intérêts.

Dans chacune de ces circonscriptions, les candidats du POID lient les combats généraux contre les diktats de l’Union européenne – destruction du Code du travail, de la Sécurité sociale, des services publics, de l’industrie – et leur déclinaison particulière.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique – parti de lutte de classe – combat pour un gouvernement ouvrier, ce qui est incompatible avec toute cohabitation dans le cadre des institutions de la Ve République. Partisan de l’unité ouvrière et de la démocratie, le POID appelle toutes celles et tous ceux qui rejettent toute légitimité au président Macron et veulent combattre pour la liquidation des institutions de la Ve République et de l’Union européenne à agir dans l’unité sur cet objectif commun.

Paris, le 20 mai 2017

Les comités du POID en pleine mobilisation
Des dizaines de sites internet

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« Macron n’a aucune légitimité ! »

– Communiqué –

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Macron n’a aucune légitimité !


Pourtant, les institutions de la Ve République lui donnent tout pouvoir pour détruire la Sécurité sociale et ce qu’il reste du Code du travail.

Comment l’en empêcher ?

Par l’unité ouvrière !

pdf pictoCe 7 mai, Macron a été élu. Mais les faits établissent qu’il est ultra minoritaire.

La preuve :
  26 % des électeurs inscrits se sont abstenus ;

  9 % des électeurs inscrits ont émis un vote blanc ou nul ;

– les suffrages exprimés représentent donc moins de deux électeurs sur trois, un record historique, et parfois même moins de la majorité des électeurs dans les quartiers ouvriers ;

–  Macron, avec 65 % des suffrages exprimés recueille donc les suffrages de 42 % des électeurs inscrits ;

–  Et tout le monde sait que plus de la moitié des voix recueillies par lui viennent d’électeurs en désaccord avec son programme, qui ont voulu voter contre Le Pen
Ainsi donc, quatre électeurs sur cinq ont refusé de soutenir le programme de Macron. Ce président ultra-minoritaire n’a aucune légitimité.

Pourtant, les institutions de la Ve République sont ainsi faites qu’un président qui représente 20 % de l’électorat concentre entre ses mains 100 % des pouvoirs.

Ces pouvoirs, il annonce vouloir les utiliser :

–  dès le début de l’été en recourant aux ordonnances et à l’article 49-3 pour une destruction totale du Code du travail, aggravant la loi El Khomri ;

–  pour faire disparaître l’assurance maladie, pilier de la Sécurité sociale, conquête ouvrière de 1945 fondée sur le salaire différé. Il a même prévu de supprimer le remboursement de ce qu’il ose appeler « les soins inutiles » pour ensuite s’attaquer aux « soins utiles » ;

–  pour liquider les régimes de retraite par répartition et instaurer la retraite à points.

Macron n’est que l’instrument – illégitime, répétons-le – d’une poignée de capitalistes et de banquiers, avides de frapper la classe ouvrière qui a osé déferler par millions dans tout le pays pour le retrait de la loi El Khomri. Dans cet objectif, il a même prévu – c’est la logique de la Ve République – d’exiger des organisations syndicales qu’elles s’associent à l’élaboration et à la mise en œuvre de ces plans de destruction.

De toutes parts, on se félicite que Le Pen soit battue. Certes, mais pour les travailleurs, pour le mouvement ouvrier, deux questions sont posées : comment en est-on arrivé là ? Que faire pour empêcher le désastre annoncé ?

Comment en est-on arrivé là ?

Cinq ans de gouvernement Hollande, cinq ans de plans de régression sociale, de destruction, de contre-réformes dictées par l’Union européenne : lois Macron, Touraine, MAPTAM, NOTRe, El Khomri, Peillon, pacte de responsabilité. Et la fermeture d’usines, d’hôpitaux, d’écoles, de bureaux de poste. Et la répression contre les syndicalistes et les jeunes.

Dans les départements, régions et communes, tous les partis de « gauche » (y compris ceux qui ont soutenu ensuite La France insoumise) ont mis en œuvre les mêmes mesures relayant les politiques d’austérité, supprimant les postes de personnels, privatisant les services publics notamment par la mise en œuvre de l’intercommunalité forcée, aggravant les conditions d’existence de la population.

La division : même dans ces conditions difficiles, l’unité entre Hamon (désigné comme candidat par la primaire du PS parce qu’il remettait en cause, au moins partiellement, la politique de Hollande) et Mélenchon pour une candidature unique pour l’abrogation de la loi El Khomri – première mesure visant à inverser le cours des choses – aurait totalement modifié la situation. Mais ces deux candidats, refusant la voie de l’unité, aiguisant la division, ont choisi de faire élire Macron.

C’est la logique des institutions antidémocratiques de la Ve République

Dans la Ve République, les élections politiques ne visent pas à permettre aux électeurs de choisir entre différents programmes. L’élection décisive, c’est le plébiscite tous les cinq ans pour élire un roi sans couronne, choisir celui que l’on préfère ou plutôt celui que l’on déteste le moins. Une fois élu, même par défaut, le président se trouve ensuite doté de tous les pouvoirs pour s’attaquer à la classe ouvrière et à la démocratie.

Voilà pourquoi l’élection au suffrage universel du président de la République doit être supprimée. Voilà pourquoi les institutions de la Ve République doivent être abrogées.

L’heure est venue d’élire une Assemblée constituante souveraine

Au soir de ce second tour, les responsables des partis institutionnels ont tous réaffirmé leur respect de ces institutions antidémocratiques et souhaité plein succès à Macron. Il y a ceux qui se portent candidats pour aider le nouveau président à mettre en œuvre sa politique, il y a ceux qui se proposent de jouer le rôle d’une opposition loyale, voire même de gagner les élections législatives pour gouverner en cohabitation avec Macron.

L’expérience a appris aux travailleurs que sous la Ve République, régime bonapartiste où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du président, l’opposition à l’Assemblée nationale est une opposition impuissante. Sa seule fonction est de donner un vernis démocratique aux mesures anti-ouvrières et antidémocratiques prises par le président.

Appuyés sur leur expérience de la manière dont le gouvernement Hollande-Valls, à coups de 49-3 et d’ordonnances, a fait passer ses plans anti-ouvriers, les travailleurs sont en droit de dire : la défense de nos droits, la défense de notre existence, celle des jeunes, celle de nos familles, la défense de la démocratie, ne passent pas par le petit jeu faussement parlementaire de la Ve République, mais par la liquidation de la Ve République et l’élection d’une Assemblée constituante souveraine.

Car dans une telle assemblée, les délégués du peuple, élus, mandatés, révocables, contrôlables, prendront entre leurs mains tout le pouvoir pour établir des institutions qui correspondent à la démocratie. Cela parce qu’ils auront été élus non comme les courtisans d’un « sauveur suprême », mais à la proportionnelle intégrale des listes en présence sur la base de leurs programmes politiques.

Hier, aujourd’hui, demain : en toutes circonstances, le Parti ouvrier indépendant démocratique agit pour l’unité ouvrière et la démocratie

Partisan d’un gouvernement ouvrier, il se prononce pour l’Assemblée constituante pour en finir avec l’Union européenne et la Ve République.

Partisan de l’unité des travailleurs et de leurs organisations dans la lutte de classe, hier contre l’adoption de la loi El Khomri, aujourd’hui pour son abrogation, il entend jeter toutes ses forces dans l’action politique pour aider à la réalisation du front commun le plus solide, le bloc uni des travailleurs et des organisations pour bloquer les plans meurtriers de l’illégitime « président-20% ».

Le Parti ouvrier indépendant démocratique estime qu’il est urgent de construire un authentique parti ouvrier sur des bases de classe. C’est sur ces objectifs qu’il présente des candidats aux élections législatives pour aider à la réalisation de l’unité, pour l’abrogation de la loi El Khomri, contre les attaques qui menacent la Sécurité sociale et le Code du travail, pour l’Assemblée constituante pour en finir avec la Ve République. C’est pour en débattre qu’il invite travailleurs, militants et jeunes à participer aux assemblées qu’il organise dans tout le pays dans les prochains jours.

Le bureau national du POID – Paris, le 7 mai 2017 – 22 h 30

Au soir du 1er tour de l’élection présidentielle

Communiqué 

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pdf pictoLe bureau national, le 23 avril 2017, 23 h 30 – Ce 23 avril, un coup mortel a été porté à la Ve République. Les deux partis qui, depuis près de 60 ans, gouvernent dans le cadre de ces institutions – Les Républicains et le Parti socialiste – sont éliminés dès le premier tour.

Un immense rejet s’est exprimé.Le rejet de la loi El Khomri et de la politique du gouvernement Hollande. Le rejet des politiques appliquées depuis des années par les gouvernements successifs au service des capitalistes et de l’Union européenne. Le rejet des licenciements, des privatisations, des coups contre la Sécurité sociale, les hôpitaux et l’école, le rejet des guerres menées contre les peuples.

Ce rejet s’est exprimé dans l’abstention, qui atteint son niveau le plus élevé (hormis 2002) de tous les premiers tours de l’élection présidentielle sous la Ve République, particulièrement dans les quartiers ouvriers et populaires. Il s’est exprimé aussi dans le vote pour des candidats perçus, au moins partiellement, comme répondant à cette volonté de rejet, en particulier Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

Ce 23 avril, il aurait été possible – les résultats le montrent – qu’un pas soit fait pour en finir avec les institutions haïes de la Ve République et de l’Union européenne. Cela n’a pas été le cas.

Travailleurs, militants, jeunes, vous le savez, le Parti ouvrier indépendant démocratique mène campagne depuis des mois pour l’unité pour en finir avec la Ve République et l’Union européenne. Il a, avec des travailleurs et militants d’autres tendances et d’autres courants, participé à la constitution du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République. Il l’a fait sous l’égide du combat pour un gouvernement ouvrier exprimant sur un terrain de classe la réponse nécessaire à la situation terrible qui frappe les travailleurs et la jeunesse.

Partisan de l’unité, le POID a déclaré, voilà deux mois : dès lors qu’Hamon et Mélenchon se prononcent tous deux pour l’abrogation de la loi El Khomri, l’accord entre ces deux candidats sur une candidature unique ouvrirait une issue.

L’unité ne s’est pas réalisée. La division orchestrée par ces deux candidats débouche sur un second tour Le Pen/Macron.

Et maintenant ?

Plus que jamais, la reconquête de la démocratie et des droits ouvriers est à l’ordre du jour. La démocratie, ça n’est pas élire une fois tous les cinq ans un roi sans couronne doté de tous les pouvoirs pour frapper les travailleurs et satisfaire aux exigences des capitalistes et des banquiers. La démocratie ne peut avoir de sens que si le peuple a entre ses mains tous les pouvoirs de liquider les institutions rejetées et de décider de nouvelles institutions.

Cela implique une Assemblée constituante élue à la proportionnelle intégrale avec des députés mandatés et révocables ayant le pouvoir de prendre les mesures d’urgence de protection de la population, de prendre le contrôle des banques, d’interdire les licenciements, de confisquer les profits et d’affecter les sommes ainsi récupérées à un plan d’investissement de construction répondant aux besoins de la population, de retirer les troupes françaises de tous les théâtres d’opération. Si la démocratie a un sens, ce doit être l’Assemblée constituante souveraine prenant entre ses mains tous les pouvoirs pour liquider tout de suite, maintenant, le régime de la Ve République, régime du pouvoir personnel.

Ce qui vient de se passer en Guyane a été ressenti pour tous les travailleurs comme une indication de la voie à suivre : quand les pouvoirs publics bloquent et refusent les revendications, la mobilisation de toute la classe ouvrière et du peuple est le moyen pour contraindre les gouvernants à reculer. Ce qui est vrai pour la Guyane est vrai pour les travailleurs en France. C’est par la mobilisation unie que, quel que soit le gouvernement à venir, nous les ferons reculer. Pour y contribuer, il est nécessaire de construire un parti.

Travailleurs, militants, jeunes, ne les écoutez pas ceux qui vous disent : il n’y a plus besoin de syndicats, il n’y a plus besoin de partis. Ne les écoutez pas ceux qui opposent un prétendu « intérêt général » aux intérêts de classe et prétendent que la lutte de classe n’existe pas. Ceux-là, quel soit leur visage, entraînent les travailleurs dans une impasse.

Plus que jamais, les travailleurs ont besoin de syndicats indépendants. Plus que jamais ils ont besoin de partis ouvriers pour exprimer leurs intérêts.

Et maintenant ?

S’agissant du 7 mai, les travailleurs ne sauraient accorder leur confiance à Marine Le Pen dont le programme est avant tout fondé sur l’opposition entre « Français » et « immigrés », dans le but de détourner la colère légitime des travailleurs non pas contre les capitalistes et les banquiers responsables du chômage et de la misère, non pas contre les gouvernements et les institutions qui les organisent, mais contre leurs frères de classe.

Pour autant, Macron peut-il être considéré comme un rempart de la démocratie ? Au soir du premier tour, on a entendu Macron lancer de vibrants appels à l’union nationale. On a entendu aussi les dirigeants de la droite, mais aussi Benoît Hamon et les dirigeants du PS, Pierre Laurent (PCF) et Alexis Corbière (La France insoumise) appeler à voter Macron.

Faut-il le rappeler : Macron fut l’un des artisans de la loi El Khomri et il s’est engagé une fois élu à aggraver cette loi, à aller jusqu’au bout de la remise en cause des syndicats et à imposer aux chômeurs n’importe quel emploi quitte à perdre 25 % de leur salaire initial. Macron, c’est Hollande en pire. C’est Sarkozy en pire, c’est El Khomri en pire.

Qui peut croire qu’un candidat dont le programme est la destruction des droits ouvriers, la surexploitation et l’aggravation de la misère puisse être un rempart de la démocratie ?

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, fidèle à toute la tradition du mouvement ouvrier déclare : pas de démocratie s’il y a régression des droits sociaux, pas de démocratie fondée sur la destruction du Code du travail et des droits ouvriers, pas de démocratie fondée sur la remise en cause de l’existence des syndicats.

La démocratie, c’est la défense des garanties de la classe ouvrière arrachées par et dans la lutte de classe. La démocratie a pour condition l’indépendance du mouvement ouvrier. C’est au service de ce combat que nous invitons travailleurs, militants et jeunes à participer aux assemblées ouvertes de débat convoquées par le Parti ouvrier indépendant démocratique. Une nouvelle période s’ouvre, des luttes nouvelles sont à l’ordre du jour. Organisons-nous pour y faire face dans les meilleures conditions.

Une chose est sûre : la Ve République n’a pas d’avenir, elle doit être balayée.

Pour l’Assemblée constituante souveraine, pour la rupture avec l’Union européenne, pour le gouvernement ouvrier : rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique.

Le bureau national, le 23 avril 2017, 23 h 30


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Notre position

nouveaulogopoidCommuniqué du bureau national du POID

pdf picto – Paris, le 18 avril 2017 – Le Parti ouvrier indépendant démocratique a été fondé pour défendre et exprimer les intérêts des travailleurs. Il lutte pour l’instauration d’un gouvernement ouvrier capable de prendre les mesures d’urgence qu’appelle la situation.

Il y a vingt-cinq ans était signé le traité de Maastricht. Durant ces vingt-cinq années, les gouvernements successifs de droite et de gauche ont provoqué une régression et une décomposition sociales et politiques sans précédent. L’ordre du jour appelle le combat pour la démocratie par la convocation d’une Assemblée constituante. C’est ainsi que le peuple pourra en finir une fois pour toutes avec la Ve République et l’Union européenne et décider du contenu et de la forme d’une République authentiquement démocratique (c’est pourquoi les militants du POID sont partie prenante, avec des travailleurs et des militants de toutes tendances, du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République constitué le 5 novembre 2016 et qui a manifesté le 18 mars au mur des Fédérés à Paris).

Partisan de la lutte de classe, le POID considère comme imprescriptible le droit des travailleurs à s’organiser et à combattre pour la défense de leurs droits et leurs acquis, ce qui inclut la défense de l’indépendance des organisations syndicales. Des mois durant, des millions de travailleurs et de jeunes, unis avec les confédérations ouvrières CGT et FO (avec la FSU et Solidaires) se sont mobilisés pour le retrait de la loi El Khomri. Des mois durant, des millions de travailleurs et de jeunes ont cherché la voie de l’unité par un mouvement général pour le retrait de la loi El Khomri.

L’immense majorité de la population a soutenu cette exigence. Malgré cela, le saucissonnage en quatorze journées d’action et le refus des dirigeants d’appeler à la grève jusqu’au retrait a permis au gouvernement d’imposer sa loi à coups de 49-3.

Aujourd’hui, cette loi commence à s’appliquer. Elle permet d’imposer partout la surexploitation et le travail supplémentaire non payé. Elle remet en cause les droits des salariés et l’existence des syndicats.

L’abrogation de la loi El Khomri est une exigence majoritaire dans le pays. Le coup de force de Hollande et Valls a provoqué un tel rejet que Hollande a renoncé à se présenter et que Valls a été éliminé de la course à la présidentielle. Ce qui les amène aujourd’hui à soutenir Macron contre le candidat de leur propre parti, coupable d’avoir « frondé » en refusant de voter cette loi. Sous une autre forme, cette continuité de la mobilisation de classe contre la loi El Khomri se reflète aussi dans l’affluence aux rassemblements de Jean-Luc Mélenchon.

C’est un fait : deux candidats se prononcent pour l’abrogation de la loi El Khomri.
C’est un fait : une majorité se prononce pour l’abrogation de la loi El Khomri.
C’est un fait : l’unité entre les deux candidats pour s’accorder sur une candidature unique pour l’abrogation de la loi El Khomri avait de fortes chances de susciter un élan permettant à la majorité d’imposer sa volonté de rupture avec la politique des gouvernements successifs. Bien que souhaitée par un grand nombre de travailleurs, jeunes, élus, militants syndicaux et politiques de toutes tendances du mouvement ouvrier, cette unité ne s’est pas réalisée.

Le POID n’a pas d’intérêts distincts de ceux de l’ensemble des travailleurs et des jeunes.

Au lendemain de la désignation de Hamon à la primaire, nous avons déclaré : « Si l’accord se fait pour une candidature unique pour l’abrogation de la loi El Khomri, des millions de travailleurs et de jeunes y verront un appel à la mobilisation. Dans ce cas, le POID, qui ne partage pas les programmes de ces deux candidats, saura prendre ses responsabilités pour aider à réaliser un pas, même limité, sur la voie de la rupture avec la politique de Hollande-Valls-Cazeneuve aux ordres du capital financier. »

Nous sommes à la veille du premier tour de l’élection présidentielle. Plus que jamais, nous affirmons que l’unité pour l’abrogation de la loi El Khomri est une urgente nécessité.

Nous nous adressons à toutes et à tous : travailleurs, jeunes, militants du mouvement ouvrier, tous, nous voulons en finir avec cette politique de misère, de chômage et de destruction qui enfonce chaque jour davantage la majorité, tandis qu’une poignée de profiteurs, de banquiers, d’actionnaires et de spéculateurs s’engraissent toujours plus.

Tous, nous voulons le retrait des troupes françaises d’intervention à l’étranger et l’arrêt des guerres contre les peuples dans lesquelles le gouvernement nous entraîne, suspendu aux exigences de Trump, c’est- à-dire du capital financier.

Travailleurs, jeunes, ne nous laissons pas diviser. Quel que soit le choix de chacun (et quel que soit le résultat du 23 avril), il faudra bien que la classe ouvrière soude ses rangs pour balayer cette politique.

Aux travailleurs, aux jeunes, aux militants, qui nous interrogent sur notre « consigne de vote », nous répondons :

– Bien évidemment, les travailleurs n’ont rien à attendre d’un vote en faveur des candidats revendiquant ouvertement le soutien des capitalistes et des banquiers (Macron, Fillon) ou porteurs d’une volonté de division et d’opposition entre les travailleurs suivant leurs origines (Le Pen).

– Le fait est qu’aujourd’hui des millions de travailleurs et de jeunes s’apprêtent à voter Mélenchon, d’autres à voter Hamon. Tandis que d’autres encore, en l’absence d’une perspective claire fondée sur l’unité et la rupture, veulent exprimer par l’abstention leur rejet de ce régime agonisant.

Travailleurs, jeunes, quel que soit votre choix, ne nous laissons pas diviser.

Quel que soit le président élu, ce régime failli et corrompu de la Ve République est condamné : il devra être balayé. Unis sur leurs revendications et leurs aspirations, les travailleurs et les jeunes en ont les moyens. C’est au service de cet objectif que nous travaillons à construire un parti ouvrier. Travailleurs, jeunes, n’écoutez pas ceux qui vous disent que les syndicats et les partis sont des formes d’organisation dépassées. La classe ouvrière n’est forte qu’à la condition d’être organisée, en toute indépendance vis-à-vis de l’État, des patrons, du gouvernement. Elle a besoin de syndicats indépendants.

Elle a besoin aussi de partis exclusivement au service de ses intérêts.

Ensemble, construisons le parti ouvrier indispensable pour aider à résoudre la crise dans un sens favorable aux intérêts de la majorité.

À bas la Ve République et l’Union européenne ! Unité pour l’abrogation de la loi El Khomri !

Travailleurs, militants, jeunes, nous vous invitons à participer aux assemblées ouvertes du Parti ouvrier indépendant démocratique qui prépare son IIe Congrès (24-25 juin à Paris), assemblées ouvertes au libre débat entre travailleurs et militants de toutes les tendances du mouvement ouvrier.

Le bureau national du POID, le 18 avril 2017

Procès contre Elie Domota : abandon immédiat des poursuites !

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COMMUNIQUÉ

Procès contre Elie Domota : abandon immédiat des poursuites !

pdf pictoLe Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) affirme son soutien inconditionnel à Elie Domota, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), convoqué au tribunal de Pointe-à-Pitre le 31 mai 2017 à la suite d’une plainte déposée par un cadre dirigeant de BMW, propriété́ du président du Medef Guadeloupe.

A travers cette plainte, c’est l’UGTG et l’existence-même d’organisations ouvrières indépendantes qui sont visées. A travers la multiplication des procès visant les syndicalistes de l’UGTG depuis de nombreuses années s’exprime une volonté institutionnelle pour détruire les syndicats ouvriers indépendants.

Une volonté institutionnelle de réprimer ceux qui, en Guadeloupe, combattent pour l’émancipation sociale et nationale.

Cinquante ans après le massacre des ouvriers guadeloupéens sur la place de la Victoire, à Pointe-à-Pitre, le gouvernement Hollande-Cazeneuve, dans la continuité de ses prédécesseurs, s’acharne contre les travailleurs guadeloupéens et leurs représentants légitimes. Au moment où les travailleurs et le peuple guyanais se dressent par la grève générale face à l’État français, c’est à nouveau la volonté de prendre leur revanche sur la grève générale de 44 jours de 2009 qui anime les instigateurs de ce procès.

Le POID saisit immédiatement le Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière, pour que se multiplient à travers le monde les prises de position pour dire :

    • abandon immédiat des poursuites contre le secrétaire général de l’UGTG,
    • aucune sanction contre Elie Domota, aucune sanction contre les militants de l’UGTG BMW,
    • réintégration du délégué BMW et des militants UGTG chassés par la direction du groupe.

Le POID interpelle M. Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, pour demander l’abandon immédiat des poursuites.

Nous ne laisserons pas faire !

Paris, le 6 avril 2017

Manifestons toutes et tous, mardi 4 avril, à l’ambassade de l’Inde ! 17h45 à Paris Métro Muette Liberté pour les 13 de Maruti Suzuki !

po-carrc3a9-seul-couleurManifestons toutes et tous, mardi 4 avril, à l’ambassade de l’Inde ! Liberté pour les 13 de Maruti Suzuki !

pdf pictoLe 18 mars, treize ouvriers de l’usine Maruti Suzuki de Manesar en Inde, ont été condamnés à la prison à vie. Douze d’entre eux sont les responsables du syndicat Maruti Suzuki Workers Unions (MSWU) Pas moins de 148 ouvriers de Maruti ont passé quatre ans en prison. Ces très lourdes peines ont été prononcées après une campagne haineuse de la direction de l’entreprise qui exigeait la peine de mort.

Les faits sont maintenant connus dans le monde entier : le conflit a commencé le 18 juillet 2012 lorsqu’un membre de la direction a insulté un ouvrier sur la base de sa caste, puis l’a suspendu de son poste de travail. Cela, alors que le syndicat organisait une grève pour que l’ensemble des travailleurs bénéficie de la convention collective, et non seulement 20 %.

« Toute l’affaire se résume à une conspiration de la direction de l’entreprise pour en finir avec le syndicat et à une attaque contre le droit de constituer des syndicats et contre les revendications, en particulier l’abandon du travail précaire » (Communiqué du MWU du 19 mars).

Du 19 au 23 mars 2017, dans le monde entier, syndicats, organisations et partis ont exigé la libération des militants syndicaux emprisonnés. Des centaines de prises de position parviennent aux ambassades, des délégations sont constituées. Un mouvement vers l’unité la plus large est en marche.

Le 23 mars 2017 dans la zone industrielle de Manesar, par milliers et par milliers, les ouvriers sont sortis des usines.

Le MSWU a décrété le 4 avril comme journée nationale de mobilisation et journée internationale de solidarité.

Les dix centrales syndicales nationales indiennes ont lancé un appel commun pour la libération des 13. Elles appellent à manifester et faire grève dans toute l’Inde le 5 avril. Les 4 et 5 avril seront dans le monde entier des journées de mobilisation pour les 13 de Maruti Suzuki.

Lorsque les syndicats sont touchés, c’est la démocratie qui est en cause. Tout le mouvement ouvrier est concerné.

Le POID appelle ses militants, les travailleurs, les jeunes, à manifester à l’ambassade de l’Inde le 4 avril au soir. (Rendez-vous : 17h45, métro La Muette (ligne 9)).

1er avril 2017, 14 heures

Communiqué du POID VIVE LA GRÈVE GÉNÉRALE DES TRAVAILLEURS GUYANAIS !

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VIVE LA GREVE GENERALE DES TRAVAILLEURS GUYANAIS !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) salue la grève générale des travailleurs guyanais à l’appel de l’Union des travailleurs guyanais (UTG), pour arracher leurs revendications en termes de droit à l’instruction, au travail, à la santé, à l’accès à l’énergie, etc.

Le POID, comme tous les travailleurs de France, a accueilli avec sympathie la gigantesque mobilisation qui a vu, mardi 28 mars, au deuxième jour de la grève générale, près de 20 000 travailleurs et jeunes descendre dans les rues de Cayenne et près de 10 000 dans les rues de Saint-Laurent.

Une mobilisation à la hauteur de la révolte contre le sort imposé par l’Etat français et ses représentants : chômage de masse, analphabétisme et illettrisme, destruction des services publics, production énergétique insuffisante, etc.

Les revendications des travailleurs guyanais s’opposent à toute la politique du gouvernement Hollande-Cazeneuve, politique dictée par l’Union européenne et les capitalistes, mise en œuvre contre tous les travailleurs. Une politique réactionnaire, aggravée en Guyane par la domination coloniale qui y règne toujours, comme en Guadeloupe, en Martinique, en Nouvelle-Calédonie, etc.

Autour de la classe ouvrière et de l’UTG, c’est tout le peuple qui est sorti, toute la nation guyanaise « debout » brandissant fièrement son drapeau vert et or frappé de l’étoile rouge.

Partisan de la lutte de classe, le POID se situe résolument aux côtés des travailleurs guyanais en grève générale et se prononce pour la satisfaction immédiate de leurs revendications.

Partisan de la démocratie, qui ne se divise pas, le POID se prononce inconditionnellement pour le droit du peuple guyanais – comme de tous les peuples soumis à la domination coloniale – à disposer librement de son sort.

Partisan de l’unité des travailleurs et de leurs organisations, le POID appelle l’ensemble du mouvement ouvrier français à soutenir inconditionnellement les travailleurs et le peuple guyanais et son organisation, l’UTG.

Partisan de l’Internationale ouvrière et partie prenante du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière (COI), le POID a ouvert et ouvrira les colonnes de son hebdomadaire, La Tribune des travailleurs, aux responsables et militants de l’UTG, à tous les combattants pour l’émancipation sociale et nationale de la Guyane.

VIVE LA GRÈVE GÉNÉRALE !
VIVE LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE GUYANAIS !

Paris, le 29 mars 2017

Communiqué téléchargeable en cliquant ici pdf picto

Le Comité fédéral national du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) s’adresse à tous les travailleurs

Adresse CFN mars 2017

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La période qui s’ouvre est lourde de menaces contre les travailleurs et la jeunesse.

La Ve République s’enfonce dans les scandales. Des responsables politiques de tous bords brassent des millions d’euros, et les mêmes n’ont qu’un mot à la bouche quand il s’agit des services publics, des retraites, des salaires : austérité !

Et pourtant, comme si de rien n’était, dans quelques semaines, l’élection présidentielle va désigner le prochain roi sans couronne.

Dans cette élection,
les aspirations des travailleurs et des jeunes seront-elles représentées ?

Macron, Fillon, Le Pen – parmi lesquels, selon les sondages figure le prochain président – sont les représentants de la classe des capitalistes et des banquiers. Celui qui sera élu poursuivra – chacun s’y est engagé à sa manière – la politique anti-ouvrière de licenciements, de destruction des services publics et de privatisation.

Hamon et Mélenchon proclament l’un et l’autre leur refus de l’héritage politique du gouvernement Hollande-Valls. L’un et l’autre parlent de l’abrogation de la loi Travail, et se disent contre les diktats de la « troïka » (Commission européenne/Fonds monétaire international/Banque centrale européenne).

Unis sur cette base en une seule candidature, ils pourraient ouvrir la voie à une mobilisation permettant, au moins sur un point, de rompre avec la politique du gouvernement précédent : l’abrogation de la loi El Khomri combattue par des millions de grévistes et manifestants unis avec les organisations syndicales au printemps dernier.

Ce pas vers l’unité pour l’abrogation de la loi El Khomri, nombreux sont les travailleurs, jeunes et militants, de tous courants du mouvement ouvrier et démocratique qui l’appellent de leurs vœux, de même que des élus, comme le maire (PCF) de Grigny, dans une lettre ouverte à Mélenchon et à Hamon, publiée dans la presse.

Les responsables politiques qui tournent le dos à cette aspiration choisissent la division. Ils permettent que se poursuive la politique anti-ouvrière de l’actuel gouvernement.

Travailleurs et patrons
ont des intérêts contradictoires

Fillon ne cache pas sa volonté d’affronter la classe ouvrière.

Marine Le Pen – c’est indiscutable – incarne une politique réactionnaire visant à opposer les travailleurs et les jeunes entre eux pour mieux remettre en cause leurs droits.

De toutes parts, le vote Macron est justifié comme un rempart face à Marine Le Pen.

Mais que représente Macron, sinon les banquiers et les multinationales qui le soutiennent ? Que veut-il sinon, comme il l’avoue lui-même, des syndicats à la botte, intégrés à l’État pour remettre en cause les retraites, les services publics et aller encore plus loin que la loi El Khomri dans la remise en cause du Code du travail ?

Que prétend-t-il faire ? Il le dit lui-même : un gouvernement « au-dessus des partis », un gouvernement d’union sacrée appliquant les directives de l’Union européenne.

La défense de la démocratie est contradictoire avec le soutien à Macron. La défense des droits des travailleurs et l’indépendance des organisations ouvrières sont contradictoires avec le soutien à Macron.

Les travailleurs ne peuvent compter
que sur leurs propres forces

Dans la période qui vient, les travailleurs et les jeunes seront confrontés à de nouvelles attaques contre leurs droits. Mais dans la formidable mobilisation contre la loi El Khomri, ils ont montré leur capacité à se mobiliser sur leur propre terrain, celui de la lutte de classe contre la classe capitaliste.

Aujourd’hui même, et sans tenir compte du calendrier électoral, ils multiplient les grèves et les mobilisations contre les licenciements, les suppressions d’emplois, pour les salaires ou pour la défense de leurs garanties collectives.

Demain, face aux attaques qui d’ores et déjà s’annoncent sur la Sécurité sociale ou les retraites, les travailleurs n’auront d’autre choix que de recourir à leur propre action indépendante.

La démocratie,
c’est d’en finir une fois pour toutes avec la Ve
e République et l’Union européenne

Le 18 mars 2017, anniversaire du premier jour de la Commune de Paris de 1871, les militants du Parti ouvrier indépendant démocratique ont participé, parmi près de 2 000 travailleurs et militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique, au rassemblement organisé par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République.

Cette exigence de rupture est au cœur de la situation.

Quels que soient les discours, ceux qui appellent les travailleurs à se ranger derrière le vote Macron (pour le 1er ou le 2e tour) se rallient de fait aux institutions de l’Union européenne et de la Ve République et donc aux intérêts des capitalistes que ces institutions incarnent. La démocratie exige que ces institutions soient balayées, et que soit convoquée l’Assemblée constituante souveraine composée de délégués élus, mandatés et révocables. Une Assemblée constituante dans laquelle, en particulier, les travailleurs puissent voir leurs intérêts particuliers défendus par leurs propres représentants.

La démocratie jusqu’au bout suppose de ne pas craindre de s’en prendre au pouvoir du capital

Une Assemblée constituante souveraine qui, pour le POID, permettra d’instaurer :

• l’Union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe substituée à l’Union européenne (par l’abrogation des traités existants) ;

• la République sociale et démocratique substituée à la Ve République, avec à sa tête un gouvernement ouvrier qui n’hésitera pas à prendre les mesures de rupture qu’appelle la situation : et notamment l’abrogation de la loi El Khomri et de toutes les contre-réformes, l’annulation du pacte de responsabilité, l’interdiction des licenciements, la restitution aux communes et aux départements des moyens et prérogatives qui leur ont été supprimés.

Pour la démocratie jusqu’au bout, pour le gouvernement ouvrier : construire le parti ouvrier

Travailleurs, militants, jeunes de toutes tendances, vous connaissez le Parti ouvrier indépendant démocratique. Vous savez que pour nous, rien n’est plus important que la défense en toutes circonstances des travailleurs et des peuples, en France comme à l’échelle internationale.

C’est pourquoi, avec le Comité ouvrier international (composé de militants et travailleurs de 47 pays qui combattent ensemble contre la guerre et l’exploitation et pour l’Internationale ouvrière), nous sommes engagés dans une campagne inlassable pour la libération des 13 militants syndicaux de Suzuki-Maruti (Inde) condamnés à la prison à vie pour avoir commis le « crime » de constituer leur syndicat. Comme nous sommes engagés dans le combat permanent pour l’arrêt des interventions et pour le retrait des troupes, contre toutes les guerres dans lesquelles le gouvernement français est impliqué contre les peuples.

Travailleurs, jeunes, n’écoutez pas ceux qui vous disent que les syndicats et les partis sont des formes dépassées.

La classe ouvrière n’est forte qu’à la condition d’être organisée en toute indépendance vis-à-vis de l’État, des patrons, du gouvernement. Elle a besoin de syndicats indépendants. Elle a besoin aussi de partis exclusivement au service de ses intérêts.

Le IIe Congrès du POID se tiendra les 24 et 25 juin 2017.

Nous vous appelons à y participer pour en faire ensemble un congrès ouvrier auquel nous invitons tous les travailleurs et les militants engagés comme nous dans le combat pour la rupture et pour la lutte de classe indépendante. Et ainsi, par la libre discussion, avancer vers la construction du parti ouvrier indispensable à la situation.

Lisez La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Rejoignez le POID.

Adoptée à l’unanimité Paris, le 19 mars 2017

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Tous le 18 mars au mur des Fédérés !

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 18 mars 1871 : face à l’effondrement de l’ancien régime (second Empire) et face à une bourgeoisie qui veut rétablir le régime d’exploitation et d’oppression, les travailleurs parisiens prennent le pouvoir.

La Commune de Paris détruit les vieilles institutions. Elle instaure un gouvernement de délégués élus, révocables et payés au salaire d’un ouvrier. Elle abolit l’armée permanente, rejette le militarisme et le cléricalisme. Elle confisque les ateliers abandonnés par les patrons, abolit les privilèges, adopte des mesures sociales sérieuses en défense des travailleurs et de la jeunesse.

Dans le monde entier, la Commune de Paris est considérée comme le premier gouvernement ouvrier de l’histoire.

 18 mars 2017 : services publics et droits ouvriers et démocratiques systématiquement remis en cause par les gouvernements aux ordres des capitalistes et de l’Union européenne ; jeunesse laissée à l’abandon, condamnée au chômage, à la précarité et aux violences policières ; des chômeurs par millions et la misère qui s’étend… d’où viendra l’issue ?

Elle viendra d’un gouvernement ouvrier qui aura l’audace d’interdire les licenciements et de rétablir les hôpitaux, bureaux de poste, écoles et autres services publics supprimés. Elle viendra d’un gouvernement qui osera renationaliser, rétablir le monopole d’État des chemins de fer, du gaz, de l’électricité, de La Poste. Un gouvernement ouvrier qui osera rétablir la Sécurité sociale de 1945 et abolir toutes les contre-réformes (pacte de responsabilité, lois El Khomri, Touraine, NOTRe, CICE, loi de refondation de l’école, …). Un gouvernement qui aura le courage de confisquer les centaines de milliards de cadeaux aux patrons, du budget de la guerre contre les peuples, et du remboursement d’une dette injuste pour les affecter à un plan de développement de l’emploi, des services publics et de défense de la population.

Pour cela, un tel gouvernement ouvrier devra rendre la parole au peuple en convoquant l’Assemblée constituante souveraine composée de ses délégués élus, mandatés, révocables, dont le salaire ne pourra dépasser celui d’un ouvrier qualifié. Une telle Assemblée, souveraine, aura les moyens de liquider les institutions anti-démocratiques de la Ve République, de rompre avec l’Union européenne et d’établir un régime réellement démocratique dans la forme comme dans le contenu social.

Il y a urgence. Le régime politique de la Ve République se décompose. Les affaires succèdent aux affaires. La porte est ouverte à toutes les aventures.

Il y a urgence. Au printemps dernier, en nous mobilisant par millions avec les organisations pour le retrait de la réforme El Khomri, nous avons montré que les travailleurs et les jeunes constituent l’immense majorité de la population et qu’ils sont prêts à se mobiliser pour défendre et arracher leurs droits.

18 mars 2017 : retrouvons-nous tous au mur des Fédérés,
là où sont tombés les derniers combattants de la Commune, le 28 mai 1871.

 À bas la Ve République !
 À bas l’Union européenne !
 Vive la Commune de Paris !
 Vive le gouvernement ouvrier !
 Tous au mur des Fédérés le 18 mars, à 11 heures.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique
appelle à participer en masse au rassemblement organisé par
le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, le 18 mars.

pdf pictoAdopté à l’unanimité par le bureau national du POID, réuni le 18 février

Justice pour Théo !

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Communiqué commun du POID et de Jeunesse révolution de Seine-Saint-Denis du 7 février 2017 – Toute la population de Seine-Saint-Denis, les jeunes, les familles, les travailleurs, tous nous sommes saisis d’horreur depuis qu’a été connue la nouvelle du viol du jeune Théo par des policiers à Aulnay-sous-Bois le 2 février dernier. « Un enfant de la ville s’est fait massacrer par des policiers », s’est écriée une habitante de La Rose-des-Vents lors de la marche de soutien à Théo le 6 février.

Partout, c’est l’horreur et surtout la colère, l’indignation, la révolte.

« Justice pour Théo ! », ont crié les familles manifestant à Aulnay-sous-Bois.

Oui, justice pour Théo !

Les jeunes de nos cités sont déjà victimes de toutes les injustices, résultat de la politique du gouvernement :

  • le chômage de masse,
  • le travail précaire,
  • les salaires de misère,
  • la remise en cause du droit aux études.

Et pour seul horizon… l’appel à s’enrôler dans l’armée pour mener des guerres contre les peuples partout dans le monde.

Et à toutes ces injustices, s’ajoutent le harcèlement policier, les provocations quotidiennes et gratuites, les insultes, les humiliations.

Et maintenant, le viol de Théo !

Trop, c’est trop !

Les familles qui manifestent, les jeunes qui se révoltent, ont raison : justice pour Théo !

Maintenant, les coupables doivent être châtiés.
Châtiment des policiers responsables de ces crimes 
et de ceux qui essayent de couvrir leurs agissements !

Justice pour Théo, châtiment des coupables : ces exigences sont celles de toute la population de Seine-Saint-Denis, de tous les jeunes de Seine-Saint-Denis, tous solidaires de Théo et des siens.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID 93) et Jeunesse révolution (JR 93) apportent tout leur soutien à Théo, à sa famille, à ses proches.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique de Seine-Saint-Denis et Jeunesse révolution de Seine-Saint-Denis sont disponibles pour toute démarche, initiative, permettant d’obtenir le châtiment des coupables.


Pour tout contact :

poidemocratique@orange.fr                   jeunesserevolution2016@gmail.com