Résultats de Parcoursup : plus de la moitié des lycéens sans affectation !

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Communiqué

Résultats de Parcoursup :

un véritable scandale !

Les résultats de Parcoursup sont tombés le 22 mai, au soir. Plus de la moitié des lycéens (400000 à 500000) n’ont pas d’affectation. Leurs demandes sont soit refusées, soit « en attente ».

Alors que ces lycéens s’apprêtent à passer les épreuves du bac, tout est fait pour les décourager et les désespérer.

Des lycéens témoignent :

Libération publie le témoignage de Salem, 17 ans, en terminale ES au lycée Jean-Dautet, à La Rochelle :
« Sur dix vœux, j’ai sept refus et on m’a mis sur liste d’attente pour les trois autres vœux dans des universités. J’avais demandé des DUT d’informatique et de techniques de commercialisation. Et l’université, en droit et en informatique.

Être sur liste d’attente pour des facs, c’est quand même affolant. Je ne suis pas un élève très mauvais, ni très bon, je suis un élève moyen qui donne de lui-même, ma moyenne générale tourne autour de 10-12. J’ai de bonnes notes en maths et mes appréciations sont bonnes. J’ai juste raté un trimestre sur deux ans (…).

Je m’étais dit que j’allais être accepté au moins dans une université sans difficulté. J’espérais même avoir une chance d’être sur liste d’attente pour les DUT, même si je ne suis pas prioritaire pour ces formations. Là, c’est un “non” catégorique (…).

Je n’ai pas encore annoncé la nouvelle à mes parents. Ils vont percevoir ça comme un échec scolaire et j’ai peur qu’ils soient déçus. On se projette dans le futur, et quand on n’a rien, le retour à la réalité est plutôt désagréable. Je garde l’espoir de remonter dans la liste d’attente et d’être accepté dans une des universités.

Beaucoup ont demandé des facs en roue de secours, donc des places vont se libérer, mais ça m’énerve de savoir que, même si je suis accepté, c’est par défaut. J’ai vu qu’on pouvait voir sa place sur les listes d’attente. Pour la fac de droit, je suis 598e sur 1 040 (pour 300 places), pour celle d’informatique 355e sur 532 (pour 140 places disponibles) et la troisième en informatique à Pau 236e sur 251 (pour 30 places disponibles).

Cela donne une idée, mais finalement, ça m’inquiète encore plus. Le système est d’autant plus pervers que les réponses arrivent avant le bac. J’ai déjà un ami qui m’a dit que ça le décourageait. Ceux qui ont été acceptés, ça les motive, bien sûr, à décrocher le diplôme, mais quand on essuie des refus, qu’on est en attente, c’est plutôt l’inverse. Ça perturbe également nos révisions. Je trouve ça complètement ridicule de regarder sans cesse sur Parcoursup pour voir si on a gagné des places ou non. Certains ont envie de réviser, de se débarrasser de ça et d’avoir l’esprit tranquille. En plus, c’est contraignant, si on est accepté, mais qu’on n’a pas validé notre choix [dans les 7 jours, ndlr], on peut se retrouver sans rien. Du coup, on va être obligé de regarder tous les jours.

Le plus angoissant est de se dire : “Si je n’ai rien à la fin de la semaine, qu’est-ce que je fais l’an prochain ?” Je sais qu’on peut avoir des réponses jusqu’en septembre, mais c’est angoissant. J’aimerais passer un été tranquille. »


Témoignage d’une élève de terminale S dans un lycée parisien :

« Ce soir, en plein milieu d’une semaine pendant laquelle se déroulent des épreuves du bac ; ce soir, à 18 heures, lorsque le lycée est fermé, des résultats de Parcoursup sont publiés ; je suis seule chez moi, face à mon téléphone, et je vois le terme “refusée” pour cinq de mes vœux. Immense déception. Je ne vais être prise nulle part. Je ne suis même pas acceptée dans la classe préparatoire classée avant-dernière de Paris.

Je commence à recevoir des messages de mes copains de classe. Même chose : de très nombreux refus, même chez les quatre élèves qui me précèdent dans le classement de tête. Et des incompréhensions monumentales : refusée dans une classe préparatoire très mal classée, je suis en attente, donc susceptible d’être prise dans une classe préparatoire mieux classée !!!

Et puis, j’apprends ensuite, par des copains, que l’on peut connaître son classement. Alors le fou rire ironique s’installe dans la famille : j’apprends que je suis classée 3601e sur 11 203, sur la liste d’attente. Et je peux consulter pour chacun des vœux où je suis en attente mon classement.

J’échange des SMS avec mes copains. On ne comprend rien, et les résultats apparaissent très injustes et aléatoires, dans toutes les filières, même dans les filières sélectives.
Par quoi a-t-on remplacé le tirage au sort, qui a eu lieu une année ? Par un algorithme encore plus absurde ?

Après la déception, l’ironie, viennent les pleurs. Je ne vais être prise nulle part. Je voulais faire médecine, et je ne vais pas être prise. Mes choix ciblaient trois secteurs. Dans l’un, j’ai déjà toutes mes réponses : que des refus. Dans le deuxième, des attentes en étant mal placée. Dans le troisième, un peu pareil.

Je pleure. Je ne vais être prise nulle part. Je suis pourtant classée entre 1re et 5e dans toutes les matières de ma terminale S. Même chose pour tous mes copains, y compris les meilleurs. Après une année, des années de travail acharné, je me sens trahie et en colère. Et ce qui s’annonce m’apparaît encore pire et révoltant. Abasourdie et impuissante face à un système inhumain. »

Inacceptable !
Dans l’unité, lycéens, enseignants, parents et organisations

exigeons le retrait de Parcoursup et de la loi ORE
et l’affectation de tous les lycéens
dans l’université et la filière de leur choix !

Pour tout contact :
POID – poidemocratique@orange.fr JR – jeunesserevolution2016@gmail.com

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Loi Asile et immigration Une nouvelle attaque du gouvernement contre les droits démocratiques

loi immigration

 

picto pdf petit(Tract POID du mardi 4 avril) Au prétexte « d’intégrer » plus facilement ceux qui auront obtenu le statut de réfugiés et de renvoyer plus rapidement ceux auxquels ce statut aura été refusé, cette loi, adoptée le 22 avril par l’Assemblée nationale, constitue en fait une grave remise en cause des droits des demandeurs d’asile. Il s’agit de mettre en place une justice d’exception pour les étrangers. C’est une attaque supplémentaire contre les droits démocratiques de tous les travailleurs, de toute la population.

Que contient cette loi ?

Le délai pour déposer la demande d’asile est réduit de 120 jours à 90 jours, alors même qu’il faut déjà un mois pour que le demandeur puisse accéder à une plate-forme en ligne pour déposer sa demande. Ajoutons que, très souvent, le demandeur ne maîtrise pas la langue française.

S’il ne parvient pas à respecter ce délai de 90 jours, le demandeur d’asile passe alors en procédure « accélérée », sans possibilité de se faire aider par un avocat ou un interprète. Cette « procédure accélérée » qui devra être traitée en quinze jours est à l’origine de la récente grève (de 28 jours) des agents de l’Office français pour la protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), afin d’obtenir de meilleures conditions de travail pour instruire correctement les dossiers des demandeurs d’asile et défendre leurs droits.

Si la demande « normale » ou « accélérée » est rejetée par l’OFPRA, quel qu’en soit le motif, le demandeur n’a désormais plus qu’un délai de quinze jours au lieu d’un mois pour faire appel auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

La loi augmente la durée maximale de rétention administrative, qui passe de 45 à 90 jours. Trois mois dans un centre de rétention, dont les conditions sont tout aussi carcérales que celles d’une prison !

Concernant le placement des mineurs dans les camps de rétention, la ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Jacqueline Gourault, ose déclarer : « ils sont avec leur famille », « c’est dans l’intérêt des familles d’être regroupées et ça nous permet d’exercer leur renvoi dans leur pays»!

Parmi les nombreuses organisations syndicales et associations qui dénoncent la loi, citons :

  • Amnesty International dénonce un « sacrifice des droits humains » ;
  • La Croix Rouge internationale explique : « Le droit d’asile et le travail social sont piétinés. »
  • Le Syndicat des avocats de France (SAF) alerte : « L’asile : en arrière toute ! »

Le POID se prononce pour l’abrogation de la loi Asile et immigration.

Le POID exige le respect du droit d’asile et l’accueil de tous les migrants dans des conditions décentes, conformément aux traditions de la Révolution française.


Le POID est partie prenante de l’organisation de la manifestation nationale

« Macron, un an, ça suffit ! » appelée, le 13 mai prochain, par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République (place de la République, à Paris, à 14 heures).

Tous dans la rue le 13 mai !

Non à la privatisation de la SNCF ! Le gouvernement Macron-Philippe doit céder !

SNCF soutien cheminots gare St Charles Marseille
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(Tract du POID du 11 avril 2018) Dans une interview accordée au Parisien, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré: « Dès le 26 février, lors de ma première déclaration sur la SNCF, j’ai dit qu’il y avait des sujets qui n’étaient pas négociables : l’ouverture à la concurrence, la réorganisation de l’entreprise et la fin du recrutement au statut. Nous n’y reviendrons pas. »

Le 9 avril, les cheminots massivement en grève avec leurs syndicats ont réaffirmé qu’il faudra bien pourtant que le gouvernement y revienne, c’est-à-dire qu’il retire son plan de privatisation de la SNCF.

Le témoignage de cet ancien salarié sous statut SNCF de Ouibus prouve qu’ils ont raison !

« J’ai été embauché à la SNCF en CDI, en tant que conducteur d’autocar sur grande distance, nationale et internationale. C’est un projet qui a été créé par le gouvernement et la SNCF pour exploiter le marché du transport, en sortant du rail. Un jour, on nous a dit : “On va ouvrir le marché de l’autocar en France à la concurrence, supprimer le monopole de la SNCF et faire entrer des opérateurs privés. Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas dangereux pour vous. Vous êtes des salariés de la SNCF. Vous avez des CDI, un statut.” C’est exactement ce qu’on dit aujourd’hui aux cheminots. Pourtant, la privatisation des services et des lignes a commencé. Un nombre de plus en plus limité de lignes ont été exploitées par la SNCF. On nous a alors dit : “Les recrutements SNCF sont complètement gelés, les projets à venir seront traités avec les sous-traitants, mais vous vous êtes là et resterez là, ne craignez rien. ”

Puis, la sous-traitance a gagné toutes les lignes jusqu’à l’étape de la franchise : les concurrents sont entrés dans le capital de la SNCF, en disant : “Écoutez, je mets tant de millions d’euros dans le capital de la SNCF, et je deviens franchisé, je fais partie de la maison. ” La SNCF nous a alors proposé d’aller travailler en franchise avec telle ou telle entreprise privée, sur la base du volontariat.

On a dit qu’on n’était pas volontaires. Alors, on nous a pro- posé de l’argent : 4 000 euros… puis 6 000 euros. On leur a dit : “Non, ce n’est pas de l’argent qu’on veut. On veut la garantie de l’emploi. ” Ils nous ont répondu : “Ne vous inquiétez pas. Vous partez dans le privé, mais c’est un transfert d’activité, de contrat. Évidemment, vous ne serez plus salariés de la SNCF, mais du sous-traitant privé. Mais on vous garantit un maintien du salaire pendant… 15 mois. ” C’est la loi. C’est ce qu’ils disent aux cheminots aujourd’hui : “Ne vous inquiétez pas. Il y aura des opportunités de transfert d’activité. On vous garantit le maintien du statut, etc.” C’est complètement faux !

Nous avons à nouveau refusé. Ils ont donc voulu passer en force : on a reçu des courriers recommandés disant : “À partir de telle date, votre activité passe à un autocariste privé. Vous acceptez ou vous êtes licencié tout de suite. ”

Nous avons été licenciés pour faute grave, c’est-à-dire jetés par la SNCF et par l’entreprise privée, parce qu’on n’a pas accepté les nouvelles conditions de travail. On est tous actuellement au chômage ou dans la précarité totale.

Nous avons constitué nos dossiers pour les Prud’hommes. »

C’est la même chose que le gouvernement veut faire aujourd’hui avec les cheminots !

Dans l’épreuve de force qui s’engage, il revient au mouvement ouvrier de se ranger en bloc du côté des cheminots : c’est-à-dire de rompre avec une politique de concertation qui ne sert que le gouvernement.

Vive la grève des cheminots ! Le gouvernement doit céder : retrait du plan Macron-Spinetta !


Macron un ca suffit

Le POID est partie prenante de l’organisation de la manifestation nationale «Macron, un an, ça suffit ! » appelée, le 13 mai prochain, par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République (place de la République, à Paris, à 14 heures).

Tous dans la rue le 13 mai !


Lisez toutes les informations concernant la grève des cheminots dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

La grève

SNCF soutien cheminots gare St Charles Marseille
picto pdf petit(Tract POID du 5 avril 2018) A-t-on connu une grève de la SNCF aussi massive que celle de ce 3 avril 2018 ?
La ministre Borne a osé déclarer : « Je déplore que la grève démarre alors que nous n’en sommes qu’à mi-chemin de la concertation. »
La concertation ? C’est l’arme du gouvernement pour enchaîner les organisations syndicales à la « co-construction » des contre-réformes !
Le gouvernement affirme qu’il ne cédera pas. C’est pourquoi il voudrait que la concertation se poursuive.
Les cheminots en grève ont un objectif : le retrait du plan Macron-Spinetta.
L’épreuve de force est engagée.
Laurent Brun, secrétaire de la fédération CGT (majoritaire) demande « le retrait du projet du gouvernement » pour que soit « tiré un trait total sur l’ouverture à la concurrence ». Les fédérations de cheminots CGT, FO, et SUD exigent le retrait du projet Macron-Spinetta.
L’unité pour le retrait du projet Macron-Spinetta, c’est la voie de la victoire pour les cheminots !
Aujourd’hui, tous les travailleurs ont les yeux tournés vers ce qui se passe à la SNCF. Des éboueurs en grève aux travailleurs de Carrefour, en passant par les fonctionnaires, les enseignants, les hospitaliers : la solidarité ouvrière est acquise aux cheminots.
Faire céder le gouvernement sur un point, c’est créer les conditions pour le faire céder sur tous les autres.
Dans l’épreuve de force qui s’engage, il revient au mouvement ouvrier de se ranger en bloc du côté des cheminots : c’est-à-dire de rompre avec une politique de concertation qui ne sert que le gouvernement.
Vive la grève des cheminots !
Le gouvernement doit céder :
retrait du plan Macron-Spinetta 


Le POID est partie prenante de l’organisation de la manifestation nationale « Macron, un an, ça suffit ! » appelée, le 13 mai prochain, par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République (place de la République, à Paris, à 14 heures).
Tous dans la rue le 13 mai !

Et maintenant, le gouvernement veut supprimer les allocations des chômeurs !

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Le 19 mars, une « rencontre » a eu lieu entre Muriel Pénicaud, ministre du Travail, les syndicats et le patronat.

La ministre leur a fait part du contenu de sa « réforme » en matière d’assurance chômage.

Que contient cette réforme ?

• La création d’un carnet de bord numérique qui servirait à suspendre les indemnités du chômeur qui ne « justifierait » pas sa recherche d’emploi. Ce carnet serait expérimenté en 2019 dans deux régions.

• L’individualisation de « l’offre raisonnable d’emploi » : sa définition et ses règles fixées actuelle- ment au niveau national par le Code du travail seront supprimées « pour tenir compte de la situation individuelle de chaque personne » (1).

Aujourd’hui, un demandeur d’emploi n’est pas tenu d’accepter certains emplois.

  • Il peut refuser un salaire inférieur à ceux normalement pratiqués dans la région et dans sa profession.
  • Il peut refuser de travailler le dimanche.
  • Il peut refuser un travail à temps partiel ou en CDD, s’il ne l’a pas demandé.Avec la réforme, il n’y aura plus de règles collec- tives : chaque individu sera poussé à accepter l’offre faite, sinon… ce sera la sanction !

Quelles sont les sanctions prévues ?

En cas de refus de deux offres « raisonnables » d’emploi, il y aura réduction de moitié des allocations.

La durée des radiations consécutives à une « insuffisance de recherche » d’emploi sera allongée.

• Premier manquement à la recherche d’emploi = un mois de suspension.

• Deuxième manquement à la recherche d’emploi = deux mois de suppression d’indemnités et de radiation.

• Troisième manquement à la recherche d’emploi = quatre mois de suppression d’indemnités et de radiation.

L’allocation chômage pour le travailleur privé d’emploi (en conséquence des plans patronaux) est un droit.

Le gouvernement Macron-Philippe veut plonger encore davantage les travailleurs dans le chômage et la misère. Ce gouvernement et sa politique doivent être chassés !

Le POID est partie prenante de l’organisation de la manifestation nationale « Macron, un an, ça suffit ! », appelée, le 13 mai prochain, par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République (place de la République, à Paris, à 14 heures).

Tous dans la rue le 13 mai !

(1) Communiqué du ministère du Travail, 19 mars.

Lisez toutes les informations concernant la « réforme » de l’assurance chômage dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Plus personne ne veut de Macron !

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picto pdf petitCheminots, retraités, fonctionnaires : plus personne ne veut de Macron !

Le 15 mars pour les retraités ; le 22 mars pour les fonctionnaires, les cheminots et d’autres catégories de salariés : les travailleurs sont appelés à la mobilisation par les organisations syndicales.

Les raisons d’agir ne manquent pas. Le gouvernement frappe dans tous les domaines. Partout les travailleurs se dressent contre cette politique de destruction.

José est retraité (Pas-de-Calais)* :

Il est indigné par la ponction effectuée sur quasiment toutes les retraites perçues par les couples : « Le gouvernement, afin de faire passer la spoliation plus facilement, a laissé croire que seules les retraites d’un montant supérieur à 1 200 euros par mois seraient concernées. La réalité est tout autre, puisque c’est le revenu fiscal du foyer qui est pris en compte. La surprise est de taille et engendre une protestation continue […]. Je serai le 15 mars dans la rue, pour dénoncer la duplicité d’un gouvernement qui n’hésite pas à faire de gros cadeaux aux riches (suppression de l’impôt sur la fortune) et à pressurer sans vergogne les classes populaires ! »

Agnès est agente des Finances publiques (Essonne) :

Elle est très inquiète des projets gouvernementaux :

« Au comité interministériel du 1er février, le ministre a présenté quatre grands “chantiers” (de démolition) de la fonction publique : abandon de missions de service public et privatisations avec, à la clé, la suppression de 120 000 emplois dont 15 000 à 18 000 pour les Finances publiques, embauche de contractuels en lieu et place de fonctionnaires, et un “accompagnement renforcé en matière d’évolution de carrière” ou comment la quitter en m’accompagnant vers le privé ! […] Aux Finances publiques, on a déjà subi la suppression d’emplois : dans mon centre, on ferme l’accueil au public tous les après-midis parce qu’on n’a plus assez de personnels pour le faire […].

Je veux aussi parler des menaces sur les régimes particuliers de retraite. Le mien porte le nom de Code des pensions civiles et militaires. L’État a contracté une dette envers moi. Il doit m’assurer ma retraite. C’est pour lui une obligation. Je ne veux pas que cette garantie disparaisse au profit d’un système dont on ne sait pas grand-chose. Parce qu’aucune de ces mesures n’est acceptable, je serai en grève avec mes collègues des Finances publiques et tous les fonctionnaires, le 22 mars […]. »

Souad est parente d’élève (Seine-Saint-Denis) :

Elle vit avec angoisse l’avenir scolaire menacé et incertain pour ses deux enfants : « En tant que maman, il m’est impossible de demeurer inerte face à la destruction imminente de notre école publique. Impossible ! Classes surchargées, absences d’ATSEM en maternelles pour les moyennes et grandes sections, enseignants non remplacés, abords des écoles non sécurisés, animateurs non formés, etc. […] Mon aînée fera sa rentrée au collège dans deux ans, et je vous avoue que je suis tourmentée par cette idée du “collège de la loterie”, comme le décrivent plein de parents autour de moi. Soit le ticket est gagnant et, jackpot, ma fille sera dans une classe “normale” : un enseignant pour chaque matière, des camarades motivés, et une ambiance propice pour le bon déroulement des apprentissages ; soit… je vous laisse deviner […]. »

Alors, oui, il faut chasser Macron, son gouvernement et sa politique !

Le POID, partie prenante de l’organisation de la manifestation convoquée le 13 mai par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République : « Macron, un an, ça suffit ! », appelle toutes et tous à y participer.

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* Ces témoignages sont extraits de La Tribune des travailleurs n° 130 (14 mars 2018).

C’est la guerre : comment ne pas la perdre ?

picto pdf petitLundi 26 février : au journal télévisé, le Premier ministre se veut rassurant. Il veut dissiper l’effet désastreux des images montrant Macron hurlant contre les agriculteurs et les cheminots au Salon de l’agriculture.

L’enjeu est considérable, car c’est une guerre que le gouvernement déclenche pour liquider la SNCF.

Macron joue gros. Certes, il a derrière lui l’Union européenne, la classe capitaliste avec la puissance de ses médias déchaînés. « Le gouvernement lance la bataille du rail », titre Le Figaro. « Macron, SNCF, chômage, formation : Macron sur tous les fronts », titrent Les Échos. Et L’Express se réjouit : « C’est la fin des cheminots. » Vocabulaire guerrier. Tous unis derrière lui, mais à une condition : il doit réussir.

C’est la guerre. Mais rien ne dit que les travailleurs soient condamnés à la perdre.

Comment ? C’est toute la question de l’unité des rangs ouvriers qui est posée.

Être unis, cela implique de ne pas se laisser diviser.

Ne pas se laisser diviser sur les mots d’ordre : en réalité il ne peut y avoir qu’un objectif, le retrait de la réforme Macron-Spinetta (et donc, l’arrêt des privatisations, le retour au statut et à l’entreprise publique, la renationalisation, le retour au monopole).

Ne pas se laisser diviser sur les dates, les formes d’action, les journées d’action saute-moutons qui dispersent : c’est la grève pour faire plier le gouvernement qui est à l’ordre du jour.

Ne pas se laisser diviser entre cheminots qui conserveraient leur statut et futurs cheminots qui n’y auraient plus droit : comme si la classe ouvrière pouvait se désintéresser du sort de ses propres enfants !

Ne pas se laisser diviser entre travailleurs-usagers des transports et travailleurs qui les font rouler : comme si ce n’était pas un même projet qui veut supprimer des milliers de kilomètres de lignes, augmenter les tarifs des voyageurs et liquider le statut des cheminots !

Ne pas se laisser diviser par des arguments fallacieux du type de la « dette trop lourde de la SNCF » : comme si ce n’était pas l’État qui avait créé cette dette, et qui en est donc le seul responsable !

Ne pas se laisser diviser entre prétendus « privilégiés » qui devraient renoncer à leurs « avantages » et d’autres travailleurs qui n’en bénéficient pas : a-t-on vu une seule fois la remise en cause d’acquis d’une catégorie de salariés améliorer la situation d’autres catégories ?

Ne pas se laisser diviser par la « concertation » dans laquelle le gouvernement veut piéger les organisations syndicales et les lier à sa contre-réforme : quand on est en guerre, on ne se concerte pas avec l’ennemi, on serre les rangs, on constitue un seul front et on part au combat pour gagner dans l’unité.

À cette condition, dans la guerre qui s’engage, les cheminots, unis avec leurs organisations sur leurs revendications, peuvent imposer le retrait du plan Macron-Spinetta et souder autour d’eux l’unité de tous les travailleurs, du public et du privé.

Car, pour tous, l’enjeu est d’en finir avec Macron, sa politique, son gouvernement, pour la reconquête de la démocratie, des droits et des services publics.

Editorial de La Tribune des travailleurs n°128 (28 février 2018)

Lisez toutes les informations concernant la contre-réforme de la SNCF dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

 

 

Le gouvernement prétend redonner du pouvoir d’achat: mensonge !

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picto pdf petit(Tract du POID du 1″ février 2018) « Nous redonnons du pouvoir d’achat », ose déclarer le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Qui peut croire un seul instant à ce propos ?

Certainement pas le travailleur qui voit son salaire bloqué depuis des années !

Certainement pas le retraité qui voit sa pension baisser avec l’augmentation de la cotisation sociale généralisée (CSG) de 1,7 point !

Certainement pas le chômeur, confronté à l’avalanche de l’augmentation des prix et des tarifs en tout genre !

Certainement pas les milliers de salariés de Pimkie, Carrefour et PSA dont les emplois sont menacés immédiatement par les ordonnances Macron contre le Code du travail !

que ferait

Le gouvernement ose dire que la baisse des cotisations sociales permet aux salaires d’augmenter. Mais à quoi correspondent ces cotisations ? C’est notre salaire différé qui permet de financer notre Sécurité sociale, arrachée en 1945. En baissant les cotisations, le gouvernement prépare l’étranglement financier de la plus grande conquête que la classe ouvrière a arrachée dans ce pays. Il faudrait alors payer plus pour se soigner. Ça aussi, c’est du pouvoir d’achat en plus, Monsieur Darmanin ?

Alors, peut-on attendre 2022 ?

Non, c’est maintenant, tout de suite que doit se forger l’unité pour chasser ce gouvernement ! C’est maintenant, c’est tout de suite que se prépare la manifestation nationale du 13 mai, à Paris pour dire : « Macron, un an, ça suffit ! », à l’appel du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, manifestation préparée par les militants de toutes tendances, dont ceux du POID.

 

TRACT DU POID Réforme du bac : une agression contre les enfants de la classe ouvrière

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picto pdf petitRéforme du bac :
une agression contre les enfants de la classe ouvrière

(Tract du 30 janvier 2018)

Chargé par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de présenter des propositions pour réformer le bac et le lycée, l’universitaire Pierre Mathiot a publié le 24 janvier un rapport dont s’inspirera le gouvernement pour sa réforme.

1. Que contient le rapport Mathiot ?

Il s’agit d’un texte de soixante pages qui formule des suggestions de tous ordres pour réformer le bac et le lycée.

2. Le ministre Blanquer va-t-il reprendre les propositions du rapport Mathiot ?

Blanquer explique que, dans ce rapport, tout est discutable et négociable, sauf une chose : le bac doit être remplacé par le contrôle continu, c’est une exigence de Macron.

3. Quelle différence entre le bac actuel et un bac en contrôle continu ?

  • Le bac actuel : les épreuves sont essentielle- ment ponctuelles (en une seule fois), terminales (en fin de lycée), anonymes (candidat et examinateur ne se connaissent pas) et nationales (même sujet dans tout le pays). C’est pour cela que l’on peut parler de bac national, un diplôme qui possède rigoureusement la même valeur, quel que soit le lycée d’où l’on vient, et confère les mêmes droits, et notamment le droit d’accès à l’Université.
  • Le contrôle continu : seules les notes obtenues lors des contrôles en cours d’année sont prises en compte. Il n’y a pas d’anonymat, ce qui pose un problème d’impartialité. Il n’y a pas égalité : les épreuves sont différentes d’un établissement à un autre, voire d’une classe à une autre. Le diplôme ne possède plus de valeur nationale. Il y a autant de diplômes que d’établissements.

 

4. Les élèves seront-ils pénalisés ?

L’immense majorité des lycéens, notamment dans les quartiers populaires, se verraient ainsi condamnés à un bac en contrôle continu, portant la marque de leur quartier et qui n’aurait plus aucune valeur.

La réforme du bac est une agression pure et simple contre les enfants de la classe ouvrière.

Il y a urgence à réaliser l’unité, sur tous les plans et à tous les niveaux, pour empêcher qu’elle s’applique.

Lisez toutes les informations concernant la réforme du bac dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID.

Grippe Les hôpitaux au bord de la rupture !

picto pdf petitGrippe : les hôpitaux au bord de la rupture !

275 000 nouveaux cas de grippe ont été recensés pour la première semaine de janvier, générant 8 500 passages aux urgences. L’épidémie de grippe touche désormais tout le pays.

hopital2Elle était prévisible Elle était même prévue et annoncée. Après la grippe de l’an dernier, l’agence Santé publique France a estimé que l’épidémie avait contribué à une surmortalité de 21 000 décès durant l’hiver, essentiellement chez les personnes âgées.

Aujourd’hui pourtant, les services des urgences sont saturés. Les situations catastrophiques se multiplient.

Surprenant ? Non !

Les personnels et leurs organisations ne cessent d’alerter depuis des mois : avec les fermetures de lits et les suppressions de postes, la situation dans les hôpitaux est au bord de la rupture. Les grèves se développent partout.

Les témoignages des personnels hospitaliers et des médecins, qui s’acharnent à vouloir faire leur travail, à venir en aide aux malades, se multiplient : « Il faudrait 23 médecins, nous sommes dix ! », « une dame de 90 ans a dû attendre vingt et une heures sur un brancard, ça fait mal au cœur », « une aide-soignante pour 30 patients la nuit, ce n’est pas possible ! » :

Pourtant, le gouvernement poursuit sa politique des destruction des hôpitaux !

Le gouvernement Macron-Philippe fait mine de ne rien voir et décide même d’accélérer sa politique de destruction des hôpitaux, en application des directives de l’Union européenne. La ministre de la Santé affirme que 30 % des actes médicaux sont inutiles, que 70 % des opérations doivent avoir lieu en ambulatoire (c’est-à-dire que le patient repart chez lui le jour même). Elle ne cache pas qu’il s’agit de réaliser des économies substantielles. Et maintenant, le gouvernement annonce un décret permettant de licencier les travailleurs hospitaliers.

Pour sauver les hôpitaux, le droit à la santé et l’emploi des travailleurs hospitaliers, la question n’est-elle pas posée de la grève nationale de tous les hôpitaux, de la montée en masse à Paris pour faire céder le gouvernement ?

Pour sa part, le POID se prononce pour :

  • la réouverture des lits, des hôpitaux, des maternités et des urgences fermés par les gouvernements successifs ;
  • le rétablissement de la prise en charge à 100 % des soins et des médicaments ;
  • l’abrogation du numerus clausus qui conduit aux déserts médicaux ;
  • l’abrogation du forfait hospitalier et le rétablissement du remboursement intégral des dépenses hospitalières par la Sécurité sociale ;
  • l’abrogation des lois Bachelot et Touraine et les décrets obligeant les hôpitaux à se regrouper dans les groupements hospitaliers de territoire (GHT) ;
  • l’abrogation de la CSG et des mesures Macron de suppression des cotisations salariales et patronales et le rétablissement des cotisations de Sécurité sociale fondées sur le salaire.

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