Peut-on laisser Macron tout privatiser ?

agents collèges 78

800 agents fonctionnaires territoriaux des collèges des Yvelines seraient  transférés au privé en 2019. Lire la suite dans le journal…

 

nouveaulogopoid Tract du 9 janvier 2018

 

Peut-on laisser Macron tout privatiser ?

Le gouvernement Macron-Philippe a décidé de réduire la dépense publique de 60 milliards d’euros.

Cette amputation de 60 milliards d’euros signifie concrètement la suppression de 120 000 emplois et la privatisation des services et entreprises publics.

Tous les secteurs sont concernés, avec des conséquences désastreuses pour la population et les personnels concernés.

Quelques exemples :

  • des personnels territoriaux transférés au privé : le conseil départemental des Yvelines a voté, le 22 novembre dernier, la privatisation des services de nettoyage et de restauration des 114 collèges du département. Toutes les études sur la restauration scolaire et l’entretien montrent que lorsqu’il est confié aux entreprises privées ; le service rendu aux élèves est plus cher et moins bon ;
  • pour répondre au principe de la « concurrence libre et non faussée » imposé par l’Union européenne, la SNCF et le gouvernement mettent en œuvre la logique du moindre coût et de la rentabilité immédiate, au profit des entreprises privées. Et les pannes s’enchaînent…
  • le processus de privatisation de La Poste a entraîné une augmentation de la charge de travail des facteurs et la polyvalence des guichetiers. Les usagers sont largement perdants : augmentation du prix du timbre et dégradation du service rendu ;
  • les mêmes problèmes sont posés pour Engie : les tarifs réglementés ont été déclarés contraires au droit de l’Union européenne. Engie, qui pratiquait des tarifs moins élevés que ses concurrents, a donc été contrainte de les augmenter (6,9 % dès janvier et des hausses successives sont annoncées pour les année à venir).

Depuis vingt-cinq ans, tous les gouvernements successifs ont participé à la politique anti-services publics en application des directives de l’Union européenne qui ordonnent la destruction des monopoles.

Pour répondre aux besoins de la population, il est urgent de rétablir le service public dans tous les secteurs. Ce qui pose la question du rétablissement des monopoles… et de chasser Macron et sa politique.

C’est le sens de l’appel adopté par la conférence nationale pour l’unité, à l’initiative du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, qui s’est tenue le 2 décembre dernier et dont les adhérents du POID sont partie prenante.

Cette conférence a rassemblé des travailleurs et militants ouvriers de toutes tendances, mandatés par plus de 17 000 signataires de l’appel « Unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe ».

Les délégués ont décidé de s’adresser à l’ensemble des partis et organisations politiques qui ont pour origine le mouvement ouvrier et démocratique afin de leur proposer l’organisation en 2018, dans l’unité, d’une manifestation nationale dans cet objectif.

Pour sa part, le POID a répondu positivement à cette proposition.

Lisez toutes les informations concernant les mesures de privatisation annoncées par le gouvernement Macron-Philippe dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID

VOUS N’ÊTES PAS ENCORE ABONNÉ ?

TT pub poing abo logo picto

dès le jeudi dans votre boîte à lettres.
Pour un abonnement ou réabonnement immédiat,
cliquez sur le bouton de votre choix.


Pub cadeau

Vous voulez de l’aide ? Cliquer ici

Peut-on laisser les mains libres à Macron ?

picto pdf petit[tract du POID du mardi 2 janvier 2018]

 

logo POID carré 38x38Peut-on laisser les mains libres à Macron ? 

En ce début d’année, une avalanche de mesures anti-ouvrières est annoncée par le gouvernement Macron-Philippe :

  • la mise en œuvre de la « rupture conventionnelle collective » instaurée par les ordonnances de destruction du Code du travail et permettant aux patrons de licencier à tour de bras. Déjà, les patrons de Pimkie et de PSA y ont recours pour licencier des centaines de salariés ;
  • l’instauration de sanctions sévères contre les chômeurs (réduction de 50 % pour deux mois des indemnités chômage) en cas de « recherches insuffisantes » ou de refus de deux « offres raisonnables d’emploi » ou d’une formation ;
  • la possibilité pour un patron de licencier un travailleur sans justification et de l’informer, deux semaines après l’avoir jeté dehors, du motif invoqué pour son licenciement ;
  • une nouvelle contre-réforme du système de retraite ;
  • la suppression de la cotisation salariale et de la « cotisation patronale » à la Sécurité sociale, entraînant l’asphyxie de la Sécu et la limitation de l’accès aux soins ;
  • la perte de dizaines d’euros pour 8 millions de retraités du fait de l’augmentation de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) ;
  • l’augmentation du tarif du gaz de 6,9 % en janvier ;
  • la suppression de 70 000 postes de fonctionnaires territoriaux et le démantèlement de leur statut ;
  • la suppression des trois départements de la petite couronne de la région parisienne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), avec à la clé le transfert des compétences (entretien des collèges, Protection maternelle et infantile-PMI, crèches, versement des minima sociaux) – et très largement leur disparition – vers les établissements publics territoriaux ;
  • la destruction du bac comme diplôme national et l’instauration de la sélection à l’entrée à l’université ;
  • la poursuite et l’amplification de la politique de guerre et d’intervention militaire à outrance.

Comment bloquer cette politique de destruction ?

Aider à réaliser l’unité pour bloquer la politique du gouvernement et chasser Macron, c’est le sens de l’appel adopté par la conférence nationale pour l’unité, à l’initiative du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, qui s’est tenue le 2 décembre dernier et dont les adhérents du POID sont partie prenante.

Cette conférence a rassemblé des travailleurs et militants ouvriers de toutes tendances, mandatés par plus de 17 000 signataires de l’appel « Unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe ».

Les délégués ont décidé de s’adresser à l’ensemble des partis et organisations politiques qui ont pour origine le mouvement ouvrier et démocratique afin de leur proposer l’organisation en 2018, dans l’unité, d’une manifestation nationale dans cet objectif.

Pour sa part, le POID a répondu positivement à cette proposition.

Lisez toutes les informations concernant les mesures anti-ouvrières annoncées par la gouvernement Macron-Philippe dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID

« Un journal au service de l’unité et de l’émancipation ouvrière »

unett119aUn journal au service de l’unité et de l’émancipation ouvrière.

Dans La Tribune des travailleurs, cette semaine :

picto pdf petit• La vérité sur le Plan étudiants :

Redoutant la mobilisation de la jeunesse face à son Plan étudiant, le ministère de l’Education nationale a publié une brochure de pure propagande à l’attention des lycéens. L’article rétablit la vérité en s’appuyant sur les faits à partir de deux documents officiels.

• La remise en cause du droit d’asile par Macron et Collomb :

A partir de la situation des réfugiés menacés d’être évacués d’un amphi à l’université de Lyon, un membre du bureau national du POID revient sur le sort des réfugiés et sur les nouvelles mesures prises par le gouvernement en matière de droit d’asile.

• L’enquête internationale sur la situation des femmes travailleuses, à l’initiative du Comité ouvrier international : Cette semaine, La Tribune des travailleurs donne la parole à des femmes de Marseille – enseignantes, contrats aidés, étudiantes, etc. – qui expliquent le combat qu’elles mènent pour préserver leurs droits et qui estiment qu’il faut engager maintenant le combat uni pour chasser Macron et son gouvernement.

• Les suites de la campagne « Unité pour chasser Macron » à l’initiative du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République :

Les délégués à la conférence nationale du 2 décembre rendent compte des débats de la conférence dans les réunions des comités locaux pour l’unité. La signature de l’appel issu de la conférence du 2 décembre se poursuit dans toute la France. La Tribune des travailleurs publie la lettre du collectif national du Mouvement pour la rupture à l’ensemble des organisations qui ont pour origine le mouvement ouvrier et démocratique afin de leur proposer de discuter la proposition d’organiser une manifestation nationale.

VOUS N’ÊTES PAS ENCORE ABONNÉ ?

TT pub poing abo logo picto

dès le jeudi dans votre boîte à lettres.
Pour un abonnement ou réabonnement immédiat,
cliquez sur le bouton de votre choix.


Pub cadeau

Vous voulez de l’aide ? Cliquer ici

Suppression de la taxe d’habitation : gare à l’arnaque !

picto pdf petitOn l’a tous entendu : la taxe d’habitation va être supprimée et cela va permettre un gain de pouvoir d’achat, notamment pour les foyers les plus modestes.

L’annonce est séduisante mais qu’y a-t-il derrière ?

Les faits

La taxe d’habitation devrait être progressivement supprimée entre 2018 et 2020 : elle baissera de 30 % en 2018 pour les foyers dont le revenu fiscal de référence n’excède pas 27 000 euros pour un célibataire et 43 000 euros pour un couple ; elle baissera de 65 % en 2019 et enfin de 100 % en 2020.

22 millions de foyers seraient concernés par cette suppression.

Les conséquences

Certains contribuables pourraient y voir une amélioration de leur situation : « ça va faire du bien », « on va pouvoir souffler », « on va gagner du pouvoir d’achat »… Pas si simple !

D’abord parce que cette mesure va entraîner une véritable saignée pour les communes 1 qui vont être privées de recettes directes leur permettant de réaliser leurs projets locaux (rénovation d’écoles, construction de gymnases ou de crèches, etc.).

Ainsi, selon Villes de France, l’association d’élus locaux qui représente les villes de 15 000 à 100 000 habitants et leurs intercommunalités – présidée par Caroline Cayeux, sénatrice-maire de Beauvais (LR), cette réforme « remettrait en cause l’existence même de services publics locaux appréciés des citoyens comme le logement, les crèches, les écoles, les déchets… »

Ensuite, parce que l’Etat s’étant engagé à compenser le manque à gagner, les communes deviendraient dépendantes du gouvernement concernant l’essentiel de leurs ressources. Elles seraient, de fait, placées sous la tutelle de l’Etat. C’est le principe même de la libre administration des communes qui est ainsi remis en cause

Enfin, parce que si le gouvernement a promis la compensation « à l’euro près » de cette taxe, de nombreux maires pronostiquent, à juste titre, le rabotage du dispositif au fil des années. Gille Poux, le maire (PCF) de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) alerte : « Admettons que le gouvernement tienne parole et nous reverse la taxe d’habitation. Il y a fort à parier que cette somme ne sera jamais revalorisée. Ce qui signifie qu’elle ne tiendra pas compte de l’inflation. Et donc, à terme, elle ne correspondra plus à grand-chose ».

C’est bien ce qui est en jeu : la disparition des services publics et de la libre administration des communes.

Les élus, la population et les personnels veulent conserver les services publics, et donc la taxe d’habitation. Derrière cette annonce très médiatique, il y a de nouveau une attaque qui remet les cause les services et les droits de la population. Et cela, après les ordonnances contre le Code du travail, la remise en cause du bac, la mise en place de la sélection dans les universités, etc.

Ce qui pose, dans ce domaine comme dans tous les autres, la nécessité de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Philippe et les institutions de la Ve République et de l’Union européenne.

1. Il faut ajouter à cette mesure l’exigence du gouvernement que les collectivités territoriales réalisent 30 milliards d’euros d’ « économies » d’ici à 2022.


Prenez connaissance du dossier sur le congrès des maires dans La Tribune des travailleurs n° 115 du 22 novembre 2017. Prenez contact avec le POID.

VOUS N’ÊTES PAS ENCORE ABONNÉ ?

TT pub poing abo logo picto

dès le jeudi dans votre boîte à lettres.
Pour un abonnement ou réabonnement immédiat,
cliquez sur le bouton de votre choix.


Pub cadeau

Vous voulez de l’aide ? Cliquer ici

20 milliards d’euros d’évasion fiscale ! Qu’on les confisque pour les besoins des travailleurs et de la jeunesse !

picto pdf petit20 milliards d’euros d’évasion fiscale !
Qu’on les confisque pour les besoins des travailleurs et de la jeunesse !

20 milliards d’évasion fiscale rien que pour la France ! Tous font mine de découvrir l’ampleur du phénomène.

Comme si cela n’avait pas été préparé soigneusement. Comme si, depuis trente ans, toutes les mesures de déréglementation – du FMI, de l’Union européenne, des gouvernements les plus puissants – n’avaient pas instauré « la libre circulation des capitaux», autrement dit: la libre évasion !

20 milliards d’euros en France (la réalité est sans doute supérieure), c’est l’équivalent du salaire brut annuel de 400 000 à 500 000 instituteurs, infirmières, postiers. Les besoins sont pourtant criants mais rien ne doit s’opposer au sacro-saint droit à la spéculation, donc… à l’évasion fiscale !

Pendant ce temps, le gouvernement a décidé, en accord avec les principaux actionnaires d’Alstom, dont Bouygues, de donner son aval à la cession d’Alstom à Siemens. De 2015 à 2018, les actionnaires d’Alstom auront perçu 5 milliards d’euros !

Le journal allemand Der Spiegel annonce déjà la suppression prévue de 3 000 postes dans la nouvelle entité Siemens-Alstom de construction ferroviaire au niveau mondial.

Ne sont-ils pas dans leurs droits les syndicats qui ont lancé un appel, au niveau national, à la grève et au rassemblement national à Bercy le 30 novembre pour « exiger du gouvernement qu’il prenne les mesures qui s’imposent pour préserver tous les sites Alstom en France, toutes les activités et tous les emplois sur chaque site » ?

Peut-on faire confiance aux gouvernements, dont la politique est entièrement en faveur des capita- listes, pour prendre des mesures contre l’évasion fiscale ? Evidemment non !

Seul un gouvernement ouvrier sera capable de confisquer les avoirs des banques, de bloquer les capitaux, d’interdire leur libre circulation et d’affecter ces sommes à la satisfaction des besoins de la classe ouvrière, et notamment :

• La création de logements sociaux indispensables pour des millions de mal-logés.

• Le rétablissement de la Sécurité sociale fondée sur le salaire différé.

• La réouverture des 700 maternités fermées dans ce pays depuis quinze ans, des classes dans les écoles et des lits et services dans les hôpitaux.

Confisquer les milliards de l’évasion fiscale pour les besoins du peuple travailleur et de la jeunesse : c’est possible, à condition que s’établisse une démocratie pour les pauvres et non pour les riches, à condition de rompre avec la dictature de la classe capitaliste et ses instruments, l’Union européenne et la Ve République.

Tel est le combat du POID.


ADHÉREZ AU POID !
JE PRENDS CONTACT

← Retour

Merci pour votre réponse. ✨

 

« Non à la sélection à l’université ! » un tract du POID

logo POID carré 38x38picto pdf petitMardi 31 octobre 2017

Emmanuel Macron avait affirmé en août dernier :

« Nous ferons en sorte que l’on arrête de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde. »

Chose dite, chose faite ! Après trois mois de concertation avec les organisations, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a présenté la réforme instaurant la sélection à l’entrée des universités.

Quel est son contenu ?

Les lycéens devront désormais formuler dix vœux. Les professeurs, lors du deuxième conseil de classe de terminale, devront émettre un avis facultatif sur chacun de ces vœux.

Les universités auront ensuite accès aux bulletins de l’élève et classeront elles-mêmes les dossiers et donneront une réponse positive ou pas.

Les lycéens qui n’auront pas « le profil » correspondant à la formation souhaitée se verront imposer une remise à niveau. Et pour les lycéens qui n’auront été acceptés dans aucune des filières demandées, une commission composée de représentants de l’enseignement supérieur et de l’Éducation nationale, supervisée par les recteurs, leur fera des contre-propositions.

Le gouvernement prétend que les lycéens, même s’ils ne sont pas acceptés, « auront la décision finale ».

De qui se moque-t-on ?

Comment avoir « la décision finale » quand on sait que de nombreuses filières offrent un nombre de places ne correspondant absolument pas aux besoins ? Et aussi quand on connaît le manque criant de moyens attribués aux universités, décuplé par l’autonomie budgétaire des universités mise en œuvre par la loi LRU1 de 2007 ?

Avec cette réforme, ce serait la destruction du bac, premier grade universitaire et seule condition pour accéder à l’université. A l’avenir, des milliers de lycéens vont se retrouver sans orientation.

Depuis des années, le but est clair pour les différents gouvernements aux ordres de l’Union européenne : il faut réaliser des économies et « baisser le coût du travail » en faisant en sorte que le maximum de jeunes soient déqualifiés.

L’heure est à la mobilisation contre ce projet, pour défendre le droit à l’inscription dans la filière de son choix pour chaque lycéen.

Au plan politique, cela implique le combat pour l’abrogation de la loi LRU, le combat contre un budget qui étrangle les universités, comme l’ensemble des services publics,

au nom du respect des règles fixées par le traité de Maastricht.

Plus que jamais, cela pose la nécessité de rompre avec l’Union européenne et ses plans et de chasser le gouvernement Macron-Philippe.

1. Loi qui a accordé l’autonomie budgétaire et de gestion aux universités


Témoignages

« Je suis tombée hier soir sur une pub hier soir Gare de Lyon, qui disait « à défaut de pouvoir choisir une place assise en amphi, choisissez toute la musique que vous voulez écouter… » » (Adèle, étudiante)


Enseignants et étudiants du Lycée Henri IV en manifestation au rectorat de Paris : « Nous on est là parce qu’on nous a supprimé tous nos contrats d’aidés d’un coup ».

 

Après le Code du travail, le droit à la santé dans le collimateur du gouvernement

nouveaulogopoid

picto pdf petitLa ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a osé affirmer que « 30 % des dépenses de l’assurance maladie ne sont pas pertinentes » !

soinsFaut-il comprendre qu’un soin sur trois serait «inutile»? Un soin sur trois délivrés par le médecin généraliste, l’infirmière libérale, le kinésithérapeute, le radiologue, ou encore l’aide-soignant qui travaille dans un hôpital, ne devrait donc plus l’être selon la ministre?

Un scandale ! Et ce n’est pas tout :

La ministre veut « créer des modes de tarification centrés sur la pertinence des soins ».

Les gouvernements précédents avaient créé la tarification à l’activité (T2A), système qui est à l’origine de l’étranglement financier actuel des hôpitaux et de la crise qui les traverse (manque in- tolérable de personnel, manque de lits…). Agnès Buzyn maintient et aggrave ce système en suggérant que l’acte sera payé s’il est jugé « pertinent ». Elle et son gouvernement veulent donc instaurer une tarification au mérite.

Et parallèlement, il faudrait que 70 % des interventions chirurgicales soient réalisées en ambulatoire (entrée le matin, sortie le soir) afin de «fermer les lits qui ne servent à rien».

Un objectif : réaliser des économies sur le dos des patients et des personnels

La seule motivation du gouvernement, en poursuivant et en aggravant les politiques désastreuses des précédentes ministres de la santé, Mmes Bachelot et Touraine, est de faire un maximum d’économies sur le dos des personnels et des patients.

Et pour quelle raison ? Car le gouvernement a décidé de supprimer les cotisations sociales pour 2018, au bénéfice des patrons et des capitalistes qui, une fois encore, s’en sortent un peu plus exonérés !

Abrogation des lois Touraine et Bachelot ! Retrait du plan de la ministre Buzyn !

Retour à la Sécurité sociale de 1945 !

Le POID se prononce pour l’abrogation de toutes les contre-réformes du gouvernement Macron-Philippe, en commençant par les ordonnances contre le Code du travail !


Prenez connaissance dossier sur le plan Buzyn dans La Tribune des travailleurs n° 111. Prenez contact avec le POID.

VOUS N’ÊTES PAS ENCORE ABONNÉ ?

TT pub poing abo logo picto


logo-tt-sans-adresse-paypal dès le jeudi dans votre boîte à lettres.
Pour un abonnement ou réabonnement immédiat,
cliquez sur le bouton de votre choix.


Vous voulez de l’aide ? Cliquer ici

 

Le Mouvement pour la rupture avec la 5e République et l’Union européenne lance une campagne politique sur un appel à contresigner intitulé « Unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe ! ». Le comité d’animation du mouvement s’est réuni le 16 septembre au lendemain de la puissante manifestation du 12 septembre contre les ordonnances.

L’appel est disponible sur le site du mouvement mouvementpourlarupture.com.

Retrait des ordonnances contre le Code du travail !

nouveaulogopoid

picto pdf petitappel picto droiteDepuis des mois, La Tribune des travailleurs alerte sur le contenu des ordonnances contre le Code du travail.

Leur contenu a été officiellement rendu public par le gouvernement Macron-Philippe le 31 août dernier.

Il confirme totalement que ces ordonnances sont entièrement tournées contre les droits des travailleurs :

  • inversion de la hiérarchie des normes et, par conséquent, l’accord d’entreprise peut déroger dans tous les domaines au Code du travail et aux conventions collectives ;
  • facilitation des licenciements ;
  • remise en cause des droits syndicaux dans les entreprises par la fusion des instances représentatives du personnel.

Pas étonnant dans ces conditions que Le Figaro, journal des patrons et de la bourgeoisie en France, se réjouisse des « trente-six mesures réformant le Code du travail qui marquent une rupture ». Pas étonnant que le Medef (syndicat patronal) salue « une première étape importante ».

Quant à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, elle se félicite de ce que désormais « tout est possible dans l’entreprise suite à un accord majoritaire ».

Alors, il faut le dire clairement : ces ordonnances constituent une régression sociale généralisée qui va bien plus loin que la loi El Khomri.

Et précisément, pour cette raison, la question centrale qui est posée est celle de comment faire reculer le gouvernement sur les ordonnances.

Ce qui est d’autant plus indispensable que ce gouvernement annonce qu’il prépare, dans le pro- longement des ordonnances, les contre-réformes de la formation professionnelle, des retraites, de la Sécurité sociale…

Faire reculer le gouvernement Macron-Philippe suppose l’unité sur des mots d’ordre clairs, qui ne peuvent être que « Retrait des ordonnances ! » et « Abrogation de la loi El Khomri ! » L’unité appelle la mobilisation de millions de travailleurs, unis avec leurs organisations, dans la grève pour et jusqu’au retrait des ordonnances.

Ce numéro de La Tribune des travailleurs publie trois pages d’extraits commentés des principaux articles des ordonnances.
Si vous voulez vous faire votre propre jugement, achetez La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Le gouvernement supprime 149 000 « contrats aidés » : Un scandale !

Quelle prise en charge pour mon fils handicapé ?

Mon fils de 8 ans est handicapé (assimilé troubles envahissants du développement). Il est actuellement scolarisé à l’école primaire dans une classe spécialisée. Il est accompagné par une auxiliaire de vie scolaire (AVS) individuelle, en contrat aidé (12 heures par semaine, c’est-à-dire un mi-temps). Pour être maintenu dans cette classe, il a besoin une AVS à temps complet. Cependant, avec la suppression des 149 000 contrats aidés, la maison départementale du handicap nous a fait comprendre que l’augmentation du temps de présence de l’AVS ne serait certainement pas possible dans la situation actuelle. Ce qui pose la question de la prise en charge de mon fils dans un cadre qui lui offre le maximum de chances d’être en sécurité, de développer son autonomie et de poursuivre son parcours scolaire.

Dimitri, parent d’élève à Courbevoie (Hauts-de-Seine)

picto pdf petitVoilà l’un des témoignages que publie La Tribune des travailleurs cette semaine.

Le scandale que constitue la suppression de 149 000 « emplois aidés » par le gouvernement Macron-Philippe entraîne une multitude de drames.

Si ces emplois étaient occupés par des salariés mal payés, surexploités et précarisés, ils leur permettaient de disposer de quelques ressources.

Avec cette mesure, la vie de centaines de milliers d’agents, de salariés mais aussi d’usagers des services concernés va être, du jour au lendemain, bouleversée.

Aucun secteur n’est épargné : école, hôpitaux, Pôle emploi, associations d’aide à la personne, La Poste, la Sécurité sociale, etc.

Combien d’élèves sans accompagnement, de parents désemparés (voir témoignage ci-dessus), de personnes âgées privées de l’aide des auxiliaires de vie, de jeunes et de moins jeunes privés d’emplois ?

149 000 contrats supprimés en un trait de plume cette année, combien l’année prochaine ?

Et tout ça pour quoi ?

Pour respecter le sacro-saint principe imposé par le traité de Maastricht, qui veut que le déficit public soit inférieur à 3 % du PIB.

Si les postes de titulaires nécessaires ne sont pas créés, et si les contrats aidés sont supprimés, qui assurera demain les services de cantine dans les écoles ? Qui assurera les fonctions d’Atsem ? Qui assurera l’entretien de la voirie, le ramassage des ordures, le salage des trottoirs en période de gel ? Qui les remplacera dans les centres de loisirs le mercredi après-midi, pendant les temps d’activités périscolaires (TAP), après la classe le soir ?

Dans cette situation, de nombreux maires ont décidé ou menacent de reporter la rentrée scolaire.

Au même moment, le gouvernement remet la version définitive de ses ordonnances sur le Code du travail.

Avec ces ordonnances, les accords d’entreprise deviennent la règle, les licenciements sont facilités et les droits syndicaux remis en cause dans les entreprises par la fusion des instances représentatives du personnel

Face à une telle offensive, un seul mot d’ordre peut rassembler et mobiliser : « Abrogation de la loi El Khomri ! Retrait des ordonnances ! » ?

La décision du gouvernement de supprimer 149 000 « contrats aidés » est inacceptable !

Elle doit être annulée, comme doivent être annulées les ordonnances qui démantèlent le Code du travail.

manif TT103 une.jpg

Dimanche matin 27 août, au marché de la gare de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), les contrats aidés non renouvelés manifestent.
De plus en plus nombreuses sont les communes qui menacent de reporter la rentrée. La colère s’étend à tout le pays.


A bas les ordonnances !
A bas la politique du gouvernement Macron ! Unité des travailleurs et des organisations pour les faire reculer !

Lisez La Tribune des travailleurs

associez-vous