LIBAN : on ne peut être du côté des victimes en armant leur bourreau

A la frontière Israël-Liban

Après Gaza, c’est le Liban qui subit le déluge des bombes israéliennes : on compte déjà des centaines de morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers de réfugiés.

Le 21 septembre, Macron déclare à Netanyahou « qu’il a la responsabilité d’empêcher une escalade »… alors que ce dernier vient de commanditer trois jours d’attentats au Liban. 

Le 23 septembre, le nouveau ministre des Affaires étrangères de Macron demande une réunion « urgente » du Conseil de sécurité de l’ONU… « cette semaine ». 

Hypocrisie et fumisterie. 

Comme la plupart des gouvernements des grandes puissances impérialistes – à commencer par l’administration Biden –, le gouvernement français fournit à Israël l’armement qui ravage Gaza et le Liban.

Comme toutes les grandes puissances, la France maintient ses relations diplomatiques, économiques et militaires avec l’État d’Israël et Netanyahou le génocidaire. Elle maintient l’accord d’association Union européenne-Israël.

On ne peut être du côté des victimes en armant leur bourreau. Macron et son gouvernement sont complices de Netanyahou, au Liban comme à Gaza. 

Tout parti qui se réclame de la cause des travailleurs et de la démocratie doit se prononcer pour l’arrêt de l’agression israélienne à Gaza et au Liban, le retrait de ses troupes et exiger du gouvernement français la rupture de toutes les relations diplomatiques, économiques et militaires avec l’État d’Israël.

C’est la seule position conforme aux intérêts des peuples libanais et palestinien, de tous les peuples qui refusent une guerre généralisée. 

C’est la position du Parti des travailleurs. 

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

MAINTENANT !

Communiqué, le  23 septembre 2024 — La composition du gouvernement Macron-Barnier est maintenant connue. Sans surprise, ce gouvernement se présente comme celui de la pire réaction, anti-ouvrière et antidémocratique. 

Une seule question est désormais posée : combien de temps ce gouvernement aura-t-il les mains libres pour porter les coups qu’il annonce contre le pouvoir d’achat, les services publics, les retraites, les travailleurs immigrés ?

Combien de temps ? Jusqu’en 2027, date de la présidentielle ? Jusqu’à une hypothétique adoption d’une motion de censure à l’Assemblée nationale, qui donnerait à nouveau à Macron le pouvoir de désigner un Premier ministre de son choix ?

Les institutions de la Ve République ont été taillées sur mesure pour les besoins des capitalistes. Toute promesse de rupture dans le cadre de ces institutions est vouée à l’échec.

Les 7 et 21 septembre, les adhérents du Parti des travailleurs ont manifesté au cri de : « Ce n’est pas seulement Barnier qu’il faut chasser, c’est Macron et la Constitution ! »

La majorité de ce pays, celle qui n’a que son travail pour vivre, aspire à une politique de rupture ouvrière : que les milliards de la guerre et des profits capitalistes soient consacrés au pouvoir d’achat, à l’école, aux hôpitaux, aux services publics et au logement social et que la réforme des retraites soit abrogée. 

Une telle politique de rupture ouvrière exige de remettre en cause les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne. 

La seule voie pour l’imposer, c’est l’action unie rassemblant la force de millions et de millions dans la lutte de classe pour les revendications. Maintenant !

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

Ce n’est pas seulement Barnier qu’il faut chasser, c’est Macron et la Constitution ! À bas la Vᵉ République ! Gouvernement des travailleurs et de la démocratie !

Le gouvernement Macron-Barnier s’annonce comme le gouvernement de la pire réaction, anti-ouvrière, anti-démocratique. Ce gouvernement, dans sa composition comme dans ses objectifs, prétend effacer le vote du 7 juillet qui a rejeté sa politique. Les travailleurs se poseront la question, comment cela est-il possible ? Comment est-il possible qu’un parti ultra minoritaire, Les Républicains, puisse être chargé par un président battu dans les élections, de constituer malgré tout un gouvernement qui s’apprête à porter les coups les plus durs contre les travailleurs et les jeunes ? 

À cette question, la réponse est simple : cela est possible parce que sous la Ve République, quelles que soient les combinaisons, c’est toujours la classe capitaliste qui tient les rênes du pouvoir. Cela s’est vérifié sous tous les gouvernements de la Ve République, de droite, de gauche, de cohabitation.

Les dirigeants du Nouveau Front populaire protestent contre le déni de démocratie. Ils ont raison. Mais les travailleurs ont en mémoire qu’il y a deux mois les mêmes dirigeants ont fait élire les députés macronistes et de droite au nom du « front républicain » et qu’ils ont revendiqué ensuite un gouvernement de cohabitation « Macron-Nouveau Front populaire ».

Le Parti des travailleurs qui n’est pas membre du Nouveau Front Populaire ne cesse de le réaffirmer : une politique de défense des intérêts ouvriers ne peut passer par une quelconque combinaison de « front républicain », de cohabitation ou autre. Elle doit, pour s’imposer, remettre en cause la VRépublique.

Le gouvernement Macron-Barnier est un gouvernement de guerre contre la classe ouvrière et la jeunesse. Au nom du paiement de la dette, qui n’est pas celle du peuple, il veut non seulement appliquer la réforme des retraites, mais aussi imposer dans le prochain budget 30 milliards d’euros de coupes exigés par l’Union européenne. École, hôpitaux, services publics, salaires… tout doit passer au hachoir Macron-Barnier !

C’est un gouvernement qui s’annonce également comme déterminé à aggraver la chasse aux immigrés.

En 2023, les travailleurs et les jeunes se sont mobilisés par millions dans l’unité contre la réforme des retraites. Au début de l’été 2024, ils ont traduit cette exigence en donnant une majorité (relative) au Nouveau Front populaire.

Piétinant la démocratie, Macron et Barnier veulent imposer le plus brutal plan anti-ouvrier qu’ait connu le pays depuis de nombreuses années. Une majorité exige l’inverse : une politique de rupture ouvrière qui consacre les milliards de la guerre et des profits capitalistes à l’école, aux hôpitaux, aux services publics, aux retraites, au logement social… Une politique de rupture ouvrière qui abroge la réforme des retraites et impose l’augmentation générale des salaires et des pensions.

Pour cela, il est nécessaire que se construise un parti qui ne rougit pas de se définir comme un parti des travailleurs, un parti qui n’a de compte à rendre qu’à la classe ouvrière, un parti qui combat la guerre et le vote des crédits de guerre par les députés de toutes couleurs politiques au Parlement européen, un parti qui combat pour une authentique démocratie dont le peuple définira lui-même la forme et le contenu à travers une Assemblée constituante souveraine.

Une telle politique de rupture ouvrière exige de remettre en cause les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne. La seule voie pour l’imposer, c’est l’action unie rassemblant la force de millions et de millions dans la lutte de classe pour les revendications.

Voilà les raisons pour lesquelles en toute indépendance le parti des travailleurs est présent dans les rassemblements convoqués le 21 septembre.

Le Parti des travailleurs tient des assemblées publiques dans tout le pays. Travailleurs, militants et jeunes qui voulez vous organiser pour la rupture ouvrière, nous vous invitons à y participer.

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

Toujours plus d’argent pour la guerre, toujours plus de coupes dans les services publics

Le 17 septembre, le Parlement européen a été saisi d’une énième déclaration de la Commission européenne intitulée : « Pérennité du soutien financier et militaire des États membres de l’Union à l’Ukraine »
Depuis mars 2022, à plus de trente reprises, tous les eurodéputés français dont ceux de « gauche », membres des partis du Nouveau Front populaire (PS, EELV et LFI) ont voté pour ces crédits de guerre… au détriment du budget des services publics des États membres.

Déjà, de mars 2022 à juin 2024, les sommes cumulées versées par les institutions de l’Union européenne, les gouvernements des États membres et ceux de quatre autres États (Royaume-Uni, Norvège, Islande et Suisse) s’élèvent à 110,2 milliards d’euros (hors budgets militaires des États). 
La moitié constitue une « aide militaire directe », l’autre moitié, des subventions au gouvernement Zelensky (dont 60 % des dépenses sont mobilisées pour la guerre). 

Où les gouvernements trouvent-ils ces milliards ? En réalisant des « économies » dans les dépenses de l’État.
En France, une note du Trésor public publiée en juillet dernier, estime à 110 milliards le montant des coupes budgétaires que le gouvernement doit réaliser d’ici à 2027 – soit près de 30 milliards par an – pour respecter les règles budgétaires imposées par Bruxelles : réduction du déficit public (à 3 % du PIB) et de la dette publique (inférieure à 60 % du PIB).

Les coupes budgétaires pourtant massives opérées par le ministre démissionnaire de l’Économie Bruno Le Maire sont encore insuffisantes à leurs yeux. Il faut couper davantage, exige la Commission européenne, qui a engagé une procédure de « déficit excessif » contre la France. 
C’est pour répondre à ces exigences que le nouveau Premier ministre Barnier prépare un budget de guerre contre les travailleurs.

Le Parti des travailleurs, conformément aux principes du mouvement ouvrier, se prononce pour l’arrêt immédiat des livraisons d’armes et de munitions à l’Ukraine, pour le retrait des troupes russes d’Ukraine et des troupes de l’OTAN de la région.

Confiscation des milliards utilisés pour soutenir la guerre en Ukraine et réaffectation de ces milliards aux besoins urgents de la population !

Imposer l’unité pour bloquer la politique de Macron-Barnier

Le 5 septembre, Macron a nommé Michel Barnier Premier ministre.
Qui est Barnier ?
Il est un homme résolument de droite. Son parcours est celui d’un homme d’État, fidèle aux institutions de la Ve République et de l’Union européenne, garantes des intérêts des patrons.
Ainsi, lors de la primaire des Républicains de 2021, il a défendu, entre autres :
– L’augmentation de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans.
– L’augmentation de la durée hebdomadaire du temps de travail, la baisse et la suppression de certaines charges patronales.
– Sur l’immigration, il appelle à stopper les régularisations, à empêcher le regroupement familial, à supprimer l’aide médicale d’État, et à réduire l’accueil des étudiants étrangers.
– Député, il a voté contre la loi prévoyant le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) par la Sécurité sociale et contre la suppression du « délit d’homosexualité ».
Et aujourd’hui ?
À peine nommé, Barnier s’est rendu à l’hôpital Necker, à Paris.
Alors que les personnels hospitaliers avec leurs syndicats alertent depuis des années sur le manque criant de moyens humains et financiers, Barnier a déclaré : « On peut faire des progrès dans l’efficacité de la dépense publique (…). Il y a des économies à faire » !
Des économies à faire ? Alors que déjà les services d’urgences ferment les uns après les autres, qu’il faut attendre des heures pour une prise en charge, que des patients meurent sur des brancards ?
Des économies à faire, alors qu’il faudrait injecter des milliards dans les hôpitaux publics pour donner aux personnels les moyens de soigner et de sauver des vies ?
C’est donc bien une politique de guerre contre les travailleurs et la jeunesse que Barnier s’engage à poursuivre et à imposer à la classe ouvrière.
Nul doute que les travailleurs et la jeunesse, qui se sont mobilisés par millions en 2023 contre la réforme des retraites, qui ont rejeté Macron à trois reprises lors des élections de juin et de juillet, sauront trouver les moyens d’imposer l’unité dans et par la lutte de classe pour bloquer cette politique.

Dehors Macron, Barnier et la Ve République !

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

Dehors Macron ! À bas la Vᵉ République ! Gouvernement des travailleurs et de la démocratie !

6 septembre 2024 — En nommant Barnier Premier ministre, Macron tente d’effacer le vote du 7 juillet qui a rejeté sa politique. Au mépris de la démocratie, il prétend aggraver ses coups contre les travailleurs et les jeunes. C’est pour cela qu’il est à l’Élysée : Macron représente les intérêts des capitalistes ; les institutions de la VRépublique ont été édifiées pour défendre ces intérêts.

Les dirigeants du Nouveau Front populaire protestent contre le déni de démocratie. Ils ont raison. Mais les travailleurs ont en mémoire qu’il y a deux mois les mêmes dirigeants ont fait élire les députés macronistes et de droite au nom du « front républicain » et qu’ils ont revendiqué ensuite un gouvernement de cohabitation « Macron-Nouveau Front populaire ».

Le Parti des travailleurs – qui n’est pas membre du Nouveau Front populaire – n’a cessé de réaffirmer : avec le front républicain, avec la cohabitation, le pouvoir est toujours entre les mains de la classe capitaliste. Pour pouvoir s’imposer, une politique de défense des intérêts ouvriers doit remettre en cause la VRépublique.

Le gouvernement Macron-Barnier est un gouvernement de guerre contre la classe ouvrière et la jeunesse. Au nom du paiement de la dette, qui n’est pas celle du peuple, il veut non seulement appliquer la réforme des retraites, mais aussi imposer dans le prochain budget 30 milliards d’euros de coupes exigés par l’Union européenne. École, hôpitaux, services publics, salaires… tout doit passer au hachoir Macron-Barnier !

En 2023, les travailleurs et les jeunes se sont mobilisés par millions dans l’unité contre la réforme des retraites. Au début de l’été 2024, ils ont traduit cette exigence en donnant une majorité (relative) au Nouveau Front populaire.

Piétinant la démocratie, Macron et Barnier veulent imposer le plus brutal plan anti-ouvrier qu’ait connu le pays depuis de nombreuses années. Une majorité exige l’inverse, une politique de rupture ouvrière qui consacre les milliards de la guerre et des profits capitalistes à l’école, aux services publics, aux retraites, au logement social… Une politique de rupture ouvrière qui abroge la réforme des retraites et impose l’augmentation générale des salaires et des pensions.

Une telle politique de rupture ouvrière exige de remettre en cause les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne. La seule voie pour l’imposer, c’est l’action unie rassemblant la force de millions et de millions dans la lutte de classe pour les revendications.

Pour cela, il est nécessaire que se construise un parti qui ne rougit pas de se définir comme un parti des travailleurs, un parti qui n’a de compte à rendre qu’à la classe ouvrière, un parti qui combat la guerre et le vote des crédits de guerre par les députés de toutes couleurs politiques au Parlement européen, un parti qui combat pour une authentique démocratie dont le peuple définira lui-même la forme et le contenu à travers une Assemblée constituante souveraine.

Dans les prochaines semaines, le Parti des travailleurs tiendra des assemblées publiques dans tout le pays. Travailleurs, militants et jeunes qui voulez vous organiser pour la rupture ouvrière, nous vous invitons à y participer.

Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie

La liste des assemblées publiques du Parti des travailleurs est ici.

Rentrée scolaire

Non, madame Belloubet, il n’y a pas « un enseignant devant chaque classe » !

La ministre démissionnaire de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, ose déclarer le 2 septembre à propos des postes non pourvus à la rentrée : « Je n’exclus pas qu’ici et là, il y ait quelques professeurs absents (…). Mais dans l’immense majorité des situations, les professeurs sont là. »
Mensonge !
Réponse de Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES : « On peut aujourd’hui affirmer qu’il n’y aura pas un professeur devant chaque classe et que les remplacements seront également très difficiles tout au long de l’année. » Elle estime à 1 500 le nombre de postes non pourvus. 
La réalité, c’est une rentrée désastreuse préparée par Belloubet. 
La ministre peut toujours essayer de cacher cette réalité. Les faits sont là : des milliers de fermetures de classes et par conséquent, des classes surchargées, des postes d’enseignant vacants, des remplacements impossibles, des milliers d’élèves en situation de handicap sans accompagnement…

Pendant ce temps-là, l’argent coule à flots pour la guerre (Cf. encadré). Il est urgent de confisquer ces sommes astronomiques pour sauver l’école publique et pour assurer à la jeune génération l’instruction à laquelle elle a droit.
Un obus de 155 mm coûte 6 000 euros, un obus guidé coûte 60 000 euros.
Sachant que le ministre démissionnaire des Armées, Sébastien Lecornu, a indiqué que la France livrera de janvier à décembre 2024 « 3 000 obus par mois » à l’Ukraine, sans préciser si l’obus sera simple ou guidé, quelle a été la dépense pour ce seul matériel ?
Réponse : entre 216 millions et 2,160 milliards d’euros.
Sachant que le coût moyen de recrutement d’un enseignant est d’environ 40 000 euros, cela entre 5 400 et 54 000 postes d’enseignant !

Le Parti des travailleurs appelle à manifester le 7 septembre

Macron

Communiqué30 août 2024

Le Parti des travailleurs appelle ses membres et ses sympathisants à participer aux rassemblements convoqués le 7 septembre par plusieurs composantes du Nouveau Front populaire.

C’est un fait : Macron piétine la démocratie.

Il piétine la démocratie au compte des capitalistes qui exigent, par la bouche du Medef, un gouvernement aux ordres pour s’attaquer aux travailleurs et à la jeunesse.

Il piétine la démocratie au compte de l’OTAN, qui absorbe toujours plus de moyens pour sa sale guerre en Russie, et au compte de Biden et Netanyahou, qui exigent toujours plus d’argent et d’armes pour le massacre du peuple palestinien.

Le Parti des travailleurs manifestera le 7 septembre contre le coup de force de Macron, pour défendre la démocratie.

Le Parti des travailleurs n’est pas membre du Nouveau Front populaire. Il ne partage pas la manière dont les dirigeants de cette coalition se soumettent aux institutions de la VRépublique, demandant respectueusement à Macron de nommer leur représentante à Matignon pour cohabiter avec lui.

Les travailleurs et les jeunes ont voté le 7 juillet pour la rupture ouvrière, ils veulent un gouvernement de satisfaction des revendications. Cela suppose de rompre avec Macron et avec la Ve République.

Le 7 septembre, nous vous invitons à manifester avec le Parti des travailleurs, pour dire :

  • Place à la démocratie, dehors Macron et la Ve République !
  • Assemblée constituante souveraine pour instaurer une République réellement démocratique !
  • Pour un gouvernement de rupture ouvrière !
  • Pour la confiscation des milliards de la guerre afin de financer l’école, les hôpitaux, le logement social !
  • Unité, maintenant, tout de suite, pour la satisfaction des revendications des travailleurs et de la jeunesse !
  • À bas la guerre ! À bas l’exploitation ! À bas la Ve République !

Rejoignez le Parti des travailleurs

Vous trouverez le communiqué en pdf ci-dessous :

Face à la rentrée scolaire désastreuse préparée par Macron-Belloubet

Unité pour défendre
le droit à l’instruction
et l’école publique !

Le 27 août, la ministre Belloubet du gouvernement Macron-Attal – ce même gouvernement qui a été massivement rejeté dans les urnes – a osé convoquer une conférence de presse dans laquelle elle a de fait confirmé la mise en place de toutes les mesures d’austérité et de régression scolaire qu’elle avait programmées avant les congés :

Des milliers de classes supprimées dans les écoles maternelles et élémentaires (300 en Seine-Saint-Denis, 131 dans le Val-de-Marne, 185 à Paris, 107 dans les Bouches-du-Rhône, etc.).

Des centaines de postes non pourvus aux concours, ce qui entraînera un manque généralisé de remplacements et qui privera les enfants des cours auxquels ils ont droit.

Des conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap de plus en plus barbares, du fait du manque de places dans les structures spécialisées et du manque de recrutement de personnels qualifiés… Dans quatre départements, une expérimentation des PAS (pôle d’appui à la scolarité) prévoit même d’empêcher les professionnels de santé, dans les MDPH, de notifier des accompagnements par des AESH !

L’organisation du tri social dans les collèges à travers la mise en place, en 6e et en 5e, de groupes de niveau (requalifiés « groupes de besoins ») en mathématiques et en français.

– La poursuite de la mise en œuvre de la contre-réforme des lycées professionnels, de plus en plus livrés aux entreprises locales.

L’utilisation de l’école pour militariser la jeunesse, avec la généralisation du SNU et du dispositif des « classes et lycées engagés »…

Impossible d’accepter ce coup de force contre la démocratie !

Pour le Parti des travailleurs, respecter la démocratie, respecter le vote de rejet des dernières élections, c’est rompre avec la politique de Macron-Attal-Belloubet. C’est dire nettement : l’argent pour l’école, les hôpitaux, les services publics, pas pour la guerre ni pour les cadeaux aux capitalistes ! C’est dire clairement : abrogation, maintenant, tout de suite, des contre-réformes !

Les travailleurs et les jeunes le constatent : cette rupture ne viendra pas de tous ceux qui acceptent de se situer dans le cadre institutionnel de la Ve République et qui jouent aujourd’hui un vaudeville dont le titre pourrait être : « Qui gouvernera avec Macron ? »

C’est en se regroupant, avec leurs syndicats, sur leur terrain de classe, qu’ils feront valoir leurs revendications, leurs besoins.

Parents, enseignants, dès les premiers jours de la rentrée, tous unis avec nos organisations pour imposer la défense de l’école publique, le retrait du « choc des savoirs » et des groupes de niveau, la réouverture de toutes les classes fermées, le recrutement en masse d’enseignants pour pourvoir tous les postes et assurer tous les remplacements !

Alors que les services d’urgences ferment les uns après les autres, le gouvernement supprime 1500 postes de médecin !

En plein été, le gouvernement a supprimé 1 500 postes d’interne en médecine pour la prochaine promotion. Ce qui signifie 1 500 médecins en moins !
Cette honteuse décision découle d’une réforme des études médicales imposée par le ministère de la Santé. Il faut maintenant avoir 14/20 de moyenne à l’examen classant national (ECN) qui a lieu à la fin de la 6e année. Trois cents étudiants, bien qu’ayant déjà fait six années d’études de médecine très exigeantes, ont donc été obligés de redoubler leur 6e année. À ces 300 redoublants s’ajoutent les étudiants de 5e année qui ont choisi, par prudence, de redoubler leur 5e année pour avoir le temps de se préparer aux nouvelles modalités d’examen.

Une réforme aux conséquences désastreuses…

Pour les internes déjà en poste, la relève des nouveaux collègues va être moins nombreuse. Donc il va y avoir plus de gardes, plus de charge de travail, de moins bonnes conditions de travail.
Pour les services, cela signifie un risque accru de fermeture de lits, voire de services entiers qui ne peuvent tourner que grâce au travail des internes car ces derniers travaillent aux côtés de leurs médecins « seniors » en même temps qu’ils apprennent.
Pour les patients, cela veut dire plus d’attente aux urgences, des délais d’attente encore plus importants pour les consultations, avec toutes les conséquences…
Pour les étudiants en médecine, cela signifie soit qu’on leur impose une spécialité qu’ils n’ont pas souhaitée, soit faire une année de plus d’études déjà longues et difficiles en raison de la masse de connaissances à intégrer, mais également du travail réalisé à l’hôpital.

Et tout ça pour quoi ? Pour réaliser toujours plus d’économie !
Pour le gouvernement, il s’agit en effet de réaliser des économies sur le dos des patients et des soignants.

Les étudiants en médecine ont lancé une pétition qui exige la réouverture immédiate des postes nécessaires pour que TOUS les étudiants en 6e année puissent obtenir le poste qu’ils veulent. Ils ont raison !

Le Parti des travailleurs se prononce pour :
la réouverture immédiate des 1500 postes supprimés par le gouvernement !
un plan d’urgence pour remettre sur pied l’hôpital public et, au-delà, la création de tous les postes de médecin et de personnel hospitalier nécessaires !
l’affectation de tous les moyens nécessaires aux hôpitaux et, pour ce faire, la confiscation des milliards de la guerre et de ceux offerts aux capitalistes !