Le gouvernement Macron-Barnier s’annonce comme le gouvernement de la pire réaction, anti-ouvrière, anti-démocratique. Ce gouvernement, dans sa composition comme dans ses objectifs, prétend effacer le vote du 7 juillet qui a rejeté sa politique. Les travailleurs se poseront la question, comment cela est-il possible ? Comment est-il possible qu’un parti ultra minoritaire, Les Républicains, puisse être chargé par un président battu dans les élections, de constituer malgré tout un gouvernement qui s’apprête à porter les coups les plus durs contre les travailleurs et les jeunes ?
À cette question, la réponse est simple : cela est possible parce que sous la Ve République, quelles que soient les combinaisons, c’est toujours la classe capitaliste qui tient les rênes du pouvoir. Cela s’est vérifié sous tous les gouvernements de la Ve République, de droite, de gauche, de cohabitation.
Les dirigeants du Nouveau Front populaire protestent contre le déni de démocratie. Ils ont raison. Mais les travailleurs ont en mémoire qu’il y a deux mois les mêmes dirigeants ont fait élire les députés macronistes et de droite au nom du « front républicain » et qu’ils ont revendiqué ensuite un gouvernement de cohabitation « Macron-Nouveau Front populaire ».
Le Parti des travailleurs qui n’est pas membre du Nouveau Front Populaire ne cesse de le réaffirmer : une politique de défense des intérêts ouvriers ne peut passer par une quelconque combinaison de « front républicain », de cohabitation ou autre. Elle doit, pour s’imposer, remettre en cause la Ve République.
Le gouvernement Macron-Barnier est un gouvernement de guerre contre la classe ouvrière et la jeunesse. Au nom du paiement de la dette, qui n’est pas celle du peuple, il veut non seulement appliquer la réforme des retraites, mais aussi imposer dans le prochain budget 30 milliards d’euros de coupes exigés par l’Union européenne. École, hôpitaux, services publics, salaires… tout doit passer au hachoir Macron-Barnier !
C’est un gouvernement qui s’annonce également comme déterminé à aggraver la chasse aux immigrés.
En 2023, les travailleurs et les jeunes se sont mobilisés par millions dans l’unité contre la réforme des retraites. Au début de l’été 2024, ils ont traduit cette exigence en donnant une majorité (relative) au Nouveau Front populaire.
Piétinant la démocratie, Macron et Barnier veulent imposer le plus brutal plan anti-ouvrier qu’ait connu le pays depuis de nombreuses années. Une majorité exige l’inverse : une politique de rupture ouvrière qui consacre les milliards de la guerre et des profits capitalistes à l’école, aux hôpitaux, aux services publics, aux retraites, au logement social… Une politique de rupture ouvrière qui abroge la réforme des retraites et impose l’augmentation générale des salaires et des pensions.
Pour cela, il est nécessaire que se construise un parti qui ne rougit pas de se définir comme un parti des travailleurs, un parti qui n’a de compte à rendre qu’à la classe ouvrière, un parti qui combat la guerre et le vote des crédits de guerre par les députés de toutes couleurs politiques au Parlement européen, un parti qui combat pour une authentique démocratie dont le peuple définira lui-même la forme et le contenu à travers une Assemblée constituante souveraine.
Une telle politique de rupture ouvrière exige de remettre en cause les institutions antidémocratiques de la Ve République et de l’Union européenne. La seule voie pour l’imposer, c’est l’action unie rassemblant la force de millions et de millions dans la lutte de classe pour les revendications.
Voilà les raisons pour lesquelles en toute indépendance le parti des travailleurs est présent dans les rassemblements convoqués le 21 septembre.
Le Parti des travailleurs tient des assemblées publiques dans tout le pays. Travailleurs, militants et jeunes qui voulez vous organiser pour la rupture ouvrière, nous vous invitons à y participer.
Avec le Parti des travailleurs, organisez-vous pour imposer la voie de la démocratie
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