Catastrophe dans les services des urgences des hôpitaux…

Les travailleurs hospitaliers et leurs organisations syndicales, comme la presse régionale, alertent sur la catastrophe en cours dans les services des urgences des hôpitaux. 
À Chartres (Eure-et-Loir), certains patients attendent « sur des brancards plus de vingt-quatre heures » (La Nouvelle République, 6 août).
À Nantes (Loire-Atlantique), selon un syndicat, « quatre patients sont décédés en trois semaines aux urgences », rapporte France Bleu (10 août).
À Landerneau (Finistère), les syndicats ont appelé à la grève contre les sous-effectifs : le 28 juillet, trois soignants ont été violemment agressés. Ailleurs, les services des urgences sont fermés le jour, la nuit… 

Depuis des années, les gouvernements successifs ont imposé des restrictions budgétaires aux hôpitaux, fermé des centaines de milliers de lits, des services, des maternités, dégradant les conditions de travail

La vie des patients est en danger !

Les travailleurs hospitaliers avec leurs syndicats affirment que, pour sauver la vie des patients, il faut satisfaire immédiatement toutes leurs revendications.
Pour le Parti des travailleurs, il est urgent de former et d’embaucher les dizaines de milliers de soignants nécessaires, d’augmenter leurs salaires, de rouvrir tous les services et lits fermés pour assurer un accueil digne à tous les patients. 

Pour cela, il faut chasser Macron et son gouvernement, rejetés par l’immense majorité. 
Il faut un gouvernement des travailleurs qui rompe avec cette politique. 
Un gouvernement qui réquisitionne les 413 milliards de la loi de programmation militaire et les milliards distribués aux capitalistes, pour les affecter aux hôpitaux, à l’école, aux services publics !

Hôpitaux : les services des urgences au bord de l’explosion !

Le Havre, Aix-en-Provence, Landernau… Partout dans les services des urgences des hôpitaux, les grèves se multiplient. Patients qui attendent jusqu’à dix heures sur les brancards, parfois au péril de leur vie, services en sous-effectif, manque de moyens, soignants poussés à bout… Les organisations syndicales appellent à débrayer : « Les revendications principales, ce sont des moyens humains, des moyens matériels », dit une syndicaliste aux urgences de Landerneau.

Cela fait des années que le problème se répète chaque été.

Il y a eu l’avertissement du Covid. Mais rien n’a été fait. Pire, la situation se dégrade, car, pour le gouvernement Macron – comme pour ses prédécesseurs –, il faut « réduire les déficits publics », faire des économies sur le dos des travailleurs et des patients.

Il ne faudrait pourtant pas grand-chose pour que cela change : attribuer, tout de suite, quelques milliards d’euros, embaucher massivement, former, soigner, accueillir dignement. Une infime partie des sommes englouties dans la guerre et les cadeaux aux entreprises suffirait !

Mais pour Macron, il faut trouver une combinaison gouvernementale pour continuer à mettre sa politique anti-ouvrière qui a été pourtant largement rejetée dans les urnes le 7 juillet.

Alors, un nouveau gouvernement ?

Plus que jamais, les travailleurs ont besoin d’un gouvernement de rupture ouvrière !

Plus que jamais, les travailleurs ont besoin d’un gouvernement de rupture ouvrière, qui n’hésitera pas à prendre l’argent là où il est, à rompre avec les institutions du capital – Ve République et Union européenne – qui interdisent de le faire.

Comme 36 240 travailleurs et jeunes l’ont déjà fait, signez l’appel du Parti des travailleurs : « Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre ! Les milliards pour l’école et les hôpitaux, pas pour la guerre ! »

A peine élu, le nouveau Parlement européen vote encore plus de milliards pour la guerre Stop ! L’argent doit servir à nos écoles, nos hôpitaux, nos logements, nos salaires !

Le savez-vous ? Tout juste élus au Parlement européen, les nouveaux eurodéputés ont adopté le 17 juillet une résolution qui engage encore plus les pays de l’Union européenne dans la guerre et son financement. Cette résolution appelle à un engagement militaire et financier derrière l’armée de Zelensky « aussi longtemps qu’il le faudra », à hauteur pour chaque pays membre « d’au moins 0,25 % de leur produit intérieur brut par an »Des dizaines de milliards ont déjà financé un bain de sang au profit des vendeurs d’armes, et il faudrait que cela se poursuive ?

Le savez-vous ? Cette résolution, qui met les pays de l’Union européenne au service de l’OTAN, a été adoptée avec les voix de la droite, des libéraux, des conservateurs, mais aussi des groupes socialistes, Verts et d’une partie du groupe La Gauche. Tous les eurodéputés de gauche français (PS, EELV, LFI) ont voté pour.

Des milliards pour la guerre, et autant de milliards pris sur les besoins de la population ! 
Des milliards détournés pour la guerre, alors qu’il manque des centaines de professeurs dans les classes, que des classes sont supprimés par centaines pour la rentrée prochaine, que les hospitaliers manquent de lits pour soigner, que la pauvreté s’étend…

À ce jour, 35 559 travailleurs et jeunes sont rassemblés autour d’une exigence : « Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre ! »

Plus que jamais, les milliards de la guerre doivent être confisqués
pour être mis au service de la rentrée scolaire, des hôpitaux, des logements
et des salaires !
Plus que jamais, l’heure est à rompre avec la politique de guerre et de misère de Macron, désavoué aux élections européennes, désavoué aux élections législatives.

Combien de temps encore le massacre va-t-il se poursuivre à Gaza ?

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Communiqué — Au moment où tout le monde en France a les yeux rivés sur la crise politique, le massacre en cours à Gaza s’aggrave. La revue médicale The Lancet estime à 186 000 morts, voire plus, les victimes depuis le début du conflit. Des écoles où se réfugient des civils sont bombardées. Selon l’UNRWA « l’enclave tout entière a été acculée par l’est, par le sud, et maintenant par le nord. » 

Le Parti des travailleurs, comme il l’a fait depuis neuf mois, exprime sa solidarité avec le peuple palestinien. L’exigence immédiate pour mettre fin au carnage, c’est l’arrêt des bombardements, la levée du blocus, et l’arrêt des livraisons d’armes à Israël par Biden, Macron et les autres puissances occidentales, la rupture de toutes les relations avec Israël !

C’est sur ces mots d’ordre, et en toute indépendance, que le Parti des travailleurs sera présent à la manifestation du 20 juillet à 14 heures, place de la République. 

Montreuil, le 19 juillet

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Libération et rapatriement des prisonniers politiques kanak, halte à la répression criminelle, retrait des forces armées françaises !

Intervention des forces de police à Nouméa

Montreuil, le 13 juillet 2024 – Communiqué – 

Une nouvelle victime, le militant kanak de 38 ans, Rock Victorin, est tombé assassiné par un sniper du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) le 10 juillet.

C’est la 10e victime depuis la décision de Macron et de son gouvernement de faire passer en force leur loi de réforme constitutionnelle de dégel du corps électoral.

Un acte de guerre dénoncé par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) et les chefs coutumiers des tribus kanak qui exigent « le rapatriement immédiat du représentant de l’État français, Louis Le Franc » et du procureur de la prétendue « justice » française, lequel fait « l’hypothèse d’une action de légitime défense » pour justifier un tir effectué à des centaines de mètres de distance.

Contraint par le rejet sans précédent dont il est désormais frappé, de suspendre – et non d’annuler – son projet de loi, Macron avoue par là-même qu’en réalité il n’a renoncé à rien du projet colonial en Nouvelle-Calédonie. Seuls comptent pour lui le pillage des ressources de nickel et la préservation, au service de l’OTAN, des positions militaires et économiques de l’impérialisme dans cette région du monde.

Couvre-feu, état d’urgence, emprisonnement et déportation en France de militants traités comme des terroristes, déploiement de milliers de soldats et de gendarmes, absence de scrupules à faire couler le sang : la répression est bien la seule politique de Macron face aux droits du peuple kanak de décider de son sort et de se séparer de la France. 

Intervention des forces de police à Nouméa

Le vote du 7 juillet porte une exigence : rompre avec la politique de Macron !

Les millions d’électeurs qui ont voté Nouveau Front populaire (NFP) ont dit :
nos exigences doivent être entendues, celles qui ont été trahies par les différents gouvernements de gauche dans les quarante dernières années, celles pour lesquelles nous avons fait grève et manifesté par millions.
S’est exprimé dans ce vote le caractère insupportable des conditions matérielles d’existence : plus de la moitié des familles ouvrières et populaires renoncent à toute forme de vacances ; la majorité d’entre elles n’arrive plus à boucler les fins de mois ; des millions vivent dans des immeubles devenus insalubres faute d’entretien et payent des charges toujours plus lourdes ; les factures d’électricité et de gaz explosent et les salaires sont bloqués.

Car la politique menée depuis des décennies – pour obéir aux exigences de l’Union européenne et du Fonds monétaire international – ne sert que les intérêts de la classe capitaliste.

Cette politique mène à accorder toujours plus de milliards aux dépenses militaires et en particulier au financement de la guerre en Ukraine.

Le Parti des travailleurs ne soutient pas le programme du NFP, programme limité et réformiste qui, de fait, reste dans le cadre des institutions de la Ve République et du système capitaliste. 
Mais ce programme comporte des exigences qui correspondent aux aspirations des travailleurs et de la jeunesse, comme l’abrogation de la réforme des retraites ou encore les engagements de recrutement d’enseignants et de soignants ou d’augmentation des salaires.

S’il s’agit de répondre à ces exigences, alors il ne faudra pas hésiter, pour les imposer, à en appeler à la mobilisation générale des travailleurs et des jeunes afin qu’ils s’organisent pour faire respecter ce mandat. Quitte, pour cela, à outrepasser les institutions antidémocratiques de la Ve République.

Pour sa part, le Parti des travailleurs, en toute indépendance, fera tout pour aider à la mobilisation des travailleurs et des jeunes, maintenant, tout de suite, pour toutes les revendications. 

Maintenant, tout de suite, balayer la Ve République !
Maintenant, tout de suite, un gouvernement de rupture ouvrière
pour appliquer ce qui est contenu dans le vote du 7 juillet !

Et maintenant ?

Communiqué du Parti des travailleurs

À 21 heures, ce dimanche soir, il est acquis que le Rassemblement national, non seulement ne disposera pas de majorité absolue à l’Assemblée nationale, mais qu’il réalise un résultat très inférieur à tout ce que pronostiquaient tous les sondages, bien que marquant une avancée considérable en nombre de députés.

Mû par la conscience du danger pour la démocratie et les droits ouvriers, le peuple travailleur et la jeunesse ont balayé le risque d’un gouvernement Rassemblement national.

Plus encore, en se saisissant massivement des bulletins de vote Nouveau Front populaire arrivé, contre toute attente, en tête du scrutin, les travailleurs et la jeunesse ont affirmé l’exigence que le Rassemblement national soit écarté, leur refus de la politique de Macron (et contre toute cohabitation) et l’exigence d’une politique répondant véritablement à leurs besoins et à leurs revendications, une politique de rupture avec la classe capitaliste.

Le résultat électoral imposé par l’électorat ouvrier et populaire n’est nullement une victoire de la politique dite de front républicain. Rappelons que Macron avait, dès le soir du premier tour, appelé à la constitution d’un large front républicain. Rappelons également que Mélenchon fut le premier à lui répondre positivement en annonçant le retrait des candidats du Nouveau Front populaire arrivés troisième. S’ensuivit un nombre de désistements jamais vu dans toute l’histoire de la Ve République.

Ce dispositif du Nouveau Front populaire répondant à l’appel de Macron a donc permis la réélection de Darmanin, Borne et autres fieffés réactionnaires. Ce 7 juillet au soir, dans le prolongement des tractations semi-secrètes qui se sont multipliées entre les deux tours, on a vu des passerelles lancées entre le clan macroniste et le Nouveau Front populaire.

Mais répétons-le, le vote massif pour les candidats du Nouveau Front populaire, loin d’être une approbation du front républicain, se dresse au contraire contre la tactique du front républicain. Car, à l’encontre de cette tactique et indépendamment des dirigeants du Nouveau Front populaire (NFP), pour des millions de travailleurs et de jeunes, leur vote en faveur du NFP prend à leurs yeux le contenu d’un vote classe contre classe.

Certes, la tactique du front républicain a largement profité aux macronistes. Macron, dans sa déclaration ce soir, affirme : « Le bloc central est bien vivant. » Ce qui est réel, il est bien vivant, grâce à la tactique de front républicain avec le Nouveau Front populaire.

Les uns et les autres, au centre, à droite comme à gauche, tous s’inscrivent dans un consensus pour la continuité des institutions.

Mélenchon, ce 7 juillet, a revendiqué que le gouvernement soit formé par le Nouveau Front populaire, que le Premier ministre soit issu de ses rangs. Il a mis en garde Macron contre toute tentative de manœuvrer. Il a exigé la démission d’Attal et, à aucun moment, il n’a demandé la démission de Macron et, à aucun moment, il n’a même soumis la moindre objection au maintien de Macron en place. Il a affirmé : « Le président a le pouvoir, le président a le devoir. »

Glucksmann, de son côté, a affirmé la nécessité pour gouverner de trouver des accords sur des projets débordant largement le cadre du Nouveau Front populaire.

Tous s’accordent sur un point, la cohabitation doit se mettre en place. Cette cohabitation qui, nous le savons, donne en dernière analyse tous les pouvoirs au président. Il n’y a rien d’anecdotique au fait que François Bayrou a évoqué ce soir le discours de Bayeux du général de Gaulle en 1946, en rappelant que ce discours-programme devait être mis en place douze ans plus tard avec la Constitution de la Ve République, l’objectif étant d’écarter le rôle des partis, d’intégrer les syndicats à l’État et de concentrer les pouvoirs entre les mains du président.

Tous sont d’accord pour la cohabitation. Quel est l’accord politique qui permettra la cohabitation ?

D’une part, comme vient de le déclarer M. Pierre Heilbronn, envoyé spécial de Macron en Ukraine : « Tous les partis indiquent qu’ils sont en soutien à l’Ukraine. » Voici l’OTAN rassurée. D’autre part, tous s’engagent à respecter les prérogatives du président, clé de voûte des institutions de la Ve République, elles-mêmes édifiées pour préserver le régime capitaliste.

Ce double consensus explique pourquoi la classe capitaliste va tenter – en tout cas dans un premier temps – de s’accommoder d’une possible cohabitation. Elle n’est pas rassurée pour autant. « Peut-on aller jusqu’à une révolution ? », s’est interrogé un patron angoissé lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, entre les deux tours.

La question est posée.

Les partis et les organisations qui, historiquement, sont issus du mouvement ouvrier ont porté une lourde responsabilité dans la situation ouverte le 9 juin par la progression spectaculaire du Rassemblement national. Faut-il rappeler qu’ils ont occupé l’Élysée ou Matignon (le plus souvent les deux) plus de la moitié du temps durant les quarante-trois années écoulées depuis l’élection de Mitterrand en 1981. Portés au pouvoir à la suite de mobilisations massives des travailleurs et des jeunes pour les revendications, ces partis leur ont tourné le dos. Pire : refusant de rompre avec la classe capitaliste, ils ont, contre les travailleurs, appliqué directives, plans et contre-réformes de l’Union européenne.

Or les élections du 9 juin, du 30 juin et du 7 juillet montrent une exigence de rupture largement majoritaire dans le pays.

Les 9 juin, 30 juin, 7 juillet, les travailleurs ont dit : « Nous voulons l’augmentation générale des salaires et le rattrapage du pouvoir d’achat ; nous voulons du travail, des emplois et l’interdiction des licenciements ; nous voulons des logements dignes et accessibles, des services publics rétablis dans toutes les villes et tous les quartiers. Pour cela, pour les hôpitaux, pour l’école, pour le logement, pour l’emploi, pour le pouvoir d’achat, il faut prendre l’argent où il est, dans les montagnes des profits capitalistes et des dividendes qui augmentent chaque année. Et aussi dans les considérables crédits accordés à la guerre. »

Pour que ces exigences soient satisfaites, il n’y a qu’une voie : rompre avec la Ve République et les diktats capitalistes de l’Union européenne et de l’OTAN. C’est d’une république démocratique dont les travailleurs ont besoin, pas d’une Ve République survivant à la cohabitation. C’est une république dirigée par et pour la majorité qui n’a que son travail pour vivre, une république ouvrière qu’une Assemblée constituante souveraine pourrait, devrait mettre en place.

Ce soir, 7 juillet, Jean-Luc Mélenchon comme Olivier Faure ont assuré qu’ils vont mettre en œuvre le programme du Nouveau Front populaire. Les faits dans les prochains jours établiront ce qu’il en est et comment les choses se mettent en place. Mais une chose est claire, les travailleurs et les jeunes qui ont voté massivement pour le Nouveau Front populaire le 7 juillet l’ont fait pour exprimer leur exigence de rupture, rupture avec le capitalisme, rupture avec la Ve République, rupture avec la politique anti-ouvrière. C’est la question centrale qui est posée aujourd’hui.

(Communiqué rédigé et publié le 7 juillet à 21 heures. Une analyse des développements nouveaux de la situation sera présentée à l’assemblée des adhérents du Parti des travailleurs de la région parisienne le 8 juillet à 18 h 30)

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Le 7 juillet, pas une voix pour l’extrême droite, pas une voix pour les partis capitalistes ! Rupture ouvrière !

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Défaite majeure de Macron, ses ministres battus, ses candidats balayés : c’est un rejet total de sa politique anti-ouvrière, ses réformes des retraites, de l’assurance chômage, de l’école ; rejet total de sa politique de guerre avec ses centaines de milliards de crédits de guerre pour la guerre en Ukraine et l’armement d’Israël qui poursuit sa politique de génocide ; rejet de sa loi raciste « immigration » ouvrant la voie au Rassemblement national.

Cette défaite de Macron s’accompagne d’une progression sans précédent du Rassemblement national. Pourquoi ? La présidence de Macron s’inscrit dans une continuité, celle qui a vu vingt-quatre ans durant depuis 1981 les partis de gauche qui constituent aujourd’hui le Nouveau Front populaire participer au pouvoir. Vingt-quatre ans durant lesquels ils ont refusé de s’engager sur la voie de la rupture avec le système capitaliste d’exploitation et d’oppression, avec les plans dictés par l’Union européenne.

Une partie de la population en a conclu que le Rassemblement national pouvait ouvrir une autre perspective. C’est une illusion mortelle. Le Rassemblement national, c’est la politique de Macron en pire contre les travailleurs, les services publics, la laïcité, les retraites, avec en plus la désignation des travailleurs immigrés et des Français issus de l’immigration comme responsables de tous les maux. Ce discours encourage les agressions racistes qui vont de pair avec les attaques de plus en plus nombreuses contre les militants syndicaux et leurs locaux.

Les travailleurs et les jeunes ne peuvent faire aucune concession à ce discours de division qui ne sert que les patrons. Aucune concession à ceux qui veulent dresser un secteur de la classe ouvrière contre un autre secteur de la classe ouvrière en fonction de leur origine ou de leur religion. Aucune concession à ceux qui cherchent à diviser le peuple travailleur en une mosaïque de communautés.

Il y a une seule classe ouvrière, une seule jeunesse, unies dans leurs droits imprescriptibles et indivisibles.

En participant en nombre à l’élection, les travailleurs et la jeunesse ont exprimé leur volonté d’empêcher la progression du Rassemblement national, en particulier dans les quartiers ouvriers et populaires.

Le 7 juillet, le Rassemblement national peut et doit être battu ! Pas une voix pour le Rassemblement national, pas une voix pour aucun des partis capitalistes (RN, macronistes, Républicains…) !

On entend déjà des dirigeants de la gauche appeler à faire bloc avec Macron et la droite face au Rassemblement national. Ce n’est pas la première fois. On nous a fait le coup en 2002, en 2017. En 2022, ils nous appelaient à voter Macron pour faire barrage à l’extrême droite. Résultat : loin de faire barrage à l’extrême droite, le vote pour Macron a ouvert la voie à la politique de Macron, qui elle-même a ouvert la voie à l’extrême droite.

Les travailleurs veulent barrer la route à l’extrême droite. Ils le feront à leur façon, sur leur terrain. En se groupant sur leurs revendications, avec leurs organisations syndicales indépendantes.


Bloquer la voie au Rassemblement national, oui ! Pour cela, il y a urgence, mettre en œuvre une véritable politique de rupture. La rupture, ce n’est pas simplement un mot dans un programme. La rupture, ça veut dire l’augmentation générale des salaires, le blocage des prix, l’échelle mobile des salaires et le rattrapage du pouvoir d’achat perdu. La rupture, ça veut dire confisquer les crédits pour la guerre, les profits capitalistes et les dividendes versés aux actionnaires pour les affecter au logement, à l’école, aux hôpitaux. La rupture, ça veut dire l’abrogation de toutes les réformes réactionnaires du gouvernement. La rupture, cela veut dire : pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre en Ukraine ! La rupture, c’est la rupture de toutes les relations avec l’État d’Israël génocidaire et l’arrêt de toute livraison d’armes.

Cette rupture, c’est l’action des travailleurs eux-mêmes et leur mobilisation qui permettra de l’imposer.

Pour le Parti des travailleurs, défendre la démocratie, ce n’est pas défendre les institutions de la Ve République, élire tous les cinq ans un président de la République qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains et une Assemblée nationale cadenassée. La démocratie, c’est au peuple d’en définir les formes et le contenu social, en mettant à bas la Ve République et en élisant des représentants à une Assemblée constituante souveraine.

Le Parti des travailleurs se prononce pour un gouvernement ouvrier, un gouvernement sans OTAN, sans Union européenne, sans Banque centrale européenne, un gouvernement sans patrons et sans Macron. C’est pourquoi il n’a pas rejoint le Nouveau Front populaire.


Les événements passés montrent que ceux-là même qui n’ont aujourd’hui que le mot
« rupture » à la bouche sont les mêmes qui lui tournent le dos depuis un demi-siècle. Mais nous savons que les millions de travailleurs et de jeunes qui ont voté Nouveau Front populaire le 30 juin, et le feront à nouveau le 7 juillet, le feront pour des raisons qui nous sont communes : comme nous, ils veulent une rupture réelle.

Nous sommes et nous serons avec eux, militants et électeurs communistes, socialistes, insoumis, militants syndicaux de toutes tendances, pour bâtir le front unique pour la rupture ouvrière. Sauver et reconquérir la démocratie, c’est l’affaire de la classe ouvrière et de la jeunesse.

Le 7 juillet, pas une voix pour l’extrême droite, pas une voix pour les partis capitalistes (RN, LR, macroniste…) !

Le 7 juillet, sans pour autant approuver le programme du Nouveau Front populaire, et sans condition, le Parti des travailleurs appelle à voter pour les candidats issus de partis du mouvement ouvrier, présentés par le Nouveau Front populaire ! En un mot : dégager Bardella, chasser Macron, rupture ouvrière !

Montreuil, le 30 juin à 23h

Dégager Bardella, chasser Macron, pour la rupture ouvrière ! 20 candidats du Parti des travailleurs au premier tour des élections législatives

Vingt candidatures pour dire :
Des millions de travailleurs et de jeunes dans notre pays aspirent en effet à une véritable rupture avec ce régime, celui des capitalistes et des exploiteurs. Pour satisfaire les revendications du plus grand nombre, il ne suffit pas d’évoquer la « rupture » dans un texte, encore faut-il la mettre en œuvre : chasser Macron, balayer les institutions, convoquer une Assemblée constituante par laquelle le peuple pourra mettre en place un régime authentiquement démocratique. Bref, mettre sur pied de nouvelles institutions capables de répondre aux exigences du peuple travailleur et non pas, comme c’est le cas avec la Vᵉ République, à la botte d’une petite minorité d’exploiteurs, de profiteurs, de spéculateurs qui l’emportent toujours sur la volonté de la majorité.


Le 19 juin 2024, à Montreuil

Barrer la route à la réaction ! En finir avec Macron ! Unité ouvrière !

manif république

Communiqué du Bureau national – Vendredi 14 juin 2024

Par centaines de milliers, travailleurs, jeunes, démocrates manifestent dans tout le pays pour dire leur refus de voir l’extrême droite accéder au pouvoir. 

Oui, il faut barrer la route aux Bardella et autres Le Pen-Ciotti. Pour cela, il faut en finir, une fois pour toutes, avec Macron et sa politique qui leur ont ouvert la voie. 

Car le 9 juin, Macron a été massivement rejeté. Il a perdu les deux tiers des voix obtenues deux ans auparavant. Macron représente 7 % des électeurs inscrits. Il est minoritaire. Du strict point de vue de la démocratie, Macron doit partir. 

Et pourtant, il reste. Et le 8 juillet, au lendemain des élections législatives, il sera toujours là. Ainsi le veut la VRépublique. À la tête d’une vaste coalition écartant « les extrêmes de droite et de gauche », comme il le réclame ; ou d’une coalition d’union nationale dirigée par Bardella comme Marine Le Pen vient de le proposer ; ou bien encore dans un gouvernement de cohabitation avec le « nouveau front populaire » ; quel que soit le cas de figure, Macron sera là. Au mépris de la démocratie, il présidera le Conseil des ministres du 10 juillet. Ainsi le veut la Ve République.

La Constitution fait de Macron le chef des armées et le garant des « engagements internationaux » de la France. Le 13 juin, il a déclaré, lors du sommet de l’OTAN, concernant l’envoi d’instructeurs militaires et la livraison de Mirage 2000-5 à l’Ukraine : « Rien n’a été remis en cause. Les choses avancent comme elles ont été décidées. »

Cela n’est pas acceptable. La démocratie exige que Macron, minoritaire, rejeté dans le pays, soit chassé. 

Car dans la Ve République, le président a tous les pouvoirs. Bien sûr, tous les gouvernements de cohabitation ne se valent pas. Un gouvernement de cohabitation Macron-Bardella avec les racistes, semi-fascisants, ennemis de la classe ouvrière, ennemis des droits des femmes, ennemis des droits ouvriers voudra dans tous les domaines aggraver la politique réactionnaire des gouvernements précédents. C’est pourquoi il faut lui barrer la route.

Pour autant, un gouvernement de cohabitation entre Macron et le « nouveau front populaire » sera-t-il à même de prendre les mesures radicales qu’appelle la situation si Macron, s’appuyant sur ces institutions, garde entre ses mains tous les pouvoirs ?

Le « nouveau front populaire » a rendu public son programme. Y sont proposées des mesures de « rupture » : l’abrogation de la réforme des retraites, de celle de l’assurance chômage. Mais remarquons une mesure absente : la confiscation des 413 milliards de la loi de programmation militaire. Logique, puisque, s’agissant de la guerre en Ukraine le « nouveau front populaire » s’engage à poursuivre les livraisons d’armes. Or la France, dans le cadre de l’Union européenne et de l’OTAN, a d’ores et déjà consacré des dizaines de milliards d’euros au financement de la guerre en Ukraine. Tout comme l’administration Biden, l’Union européenne et les pays de l’OTAN, qui ont déversé des centaines de milliards de dollars et d’euros dans cette guerre. Cette guerre est un véritable aspirateur à centaines de milliards, tous consacrés à détruire, ravager, prolonger la guerre et enrichir les marchands de canons. Et le programme du « nouveau front populaire » propose de poursuivre cela au nom de « l’urgence de la paix ». Comment comprendre ? Comment imaginer qu’un gouvernement du « nouveau front populaire » en cohabitation avec Macron puisse satisfaire les besoins dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les services publics s’il continue de consacrer des milliards pour la guerre en Ukraine ? Comment comprendre cette volonté de poursuivre les livraisons d’armes pour ce conflit sanglant ? Comment comprendre que nulle part dans ce programme ne soit remise en cause l’appartenance de la France à l’OTAN, pas plus qu’à l’Union européenne, tandis que la remise en cause de la Ve République est renvoyée à un avenir très lointain ?

Cela n’est pas possible ! Les travailleurs et les jeunes de notre pays rejettent la guerre. Ils ne veulent pas y participer. C’est la raison pour laquelle, pour notre part, nous poursuivons inlassablement la campagne pour dire : pas un sou, pas une arme, pas un homme pour la guerre en Ukraine. 

Même avec une majorité du « nouveau front populaire », Macron voudra poursuivre – car la Constitution lui en donne le pouvoir – sa réforme réactionnaire du « choc de savoirs » dans l’Éducation nationale ou sa réforme anti-ouvrière de l’assurance chômage. Il voudra comme président poursuivre sa politique anti-ouvrière dans tous les domaines, contre la Sécurité sociale, contre le logement social.

Voilà pourquoi aujourd’hui, mobilisés par centaines de milliers pour bloquer la voie à l’extrême droite, nous avons le devoir de dire : répondre aux besoins du peuple travailleur, c’est non seulement bloquer la route à l’extrême droite, mais aussi chasser Macron et mettre à bas les institutions de la VRépublique née du coup d’État militaire en 1958. Car ces institutions n’ont qu’une fonction : appliquer les diktats de la classe capitaliste.

Le « nouveau front populaire » affirme vouloir s’engager sur la voie de la rupture. Des millions de travailleurs et de jeunes dans notre pays aspirent en effet à une véritable rupture avec ce régime, celui des capitalistes et des exploiteurs. C’est ce qui s’est exprimé le 9 juin dans le prolongement du grand mouvement de classe qui a vu des millions et des millions se mobiliser avec leurs organisations contre la réforme des retraites. C’est ce qui s’exprime à nouveau le 15 juin dans toutes les villes du pays.

Pour satisfaire les revendications du plus grand nombre, il ne suffit pas d’évoquer la « rupture » dans un texte, encore faut-il la mettre en œuvre : chasser Macron, balayer les institutions, convoquer une Assemblée constituante par laquelle le peuple pourra mettre en place un régime authentiquement démocratique. Bref, mettre sur pied de nouvelles institutions capables de répondre aux exigences du peuple travailleur et non pas, comme c’est le cas avec la Ve République, à la botte d’une petite minorité d’exploiteurs, de profiteurs, de spéculateurs qui l’emportent toujours sur la volonté de la majorité.

Il y a urgence. Des millions de travailleurs et de jeunes se mobilisent dans des manifestations, mais aussi dans les entreprises, dans les assemblées, dans les grèves. Les revendications légitimes se relient à l’urgente nécessité de s’opposer à la progression de l’extrême droite.

Le 30 juin et le 7 juillet, pas une voix ne doit aller à l’extrême droite raciste et réactionnaire ! Pas une voix à la droite qui en est l’alliée ! Pas une voix à Macron et aux partis de sa coalition qui ouvrent la voie à la pire des réactions !

L’heure est la construction d’un authentique plan de lutte qui, dans l’unité, rassemblera travailleurs et organisations, un plan coordonné reliant l’exigence de la satisfaction de chaque revendication au combat d’ensemble pour la démocratie, pour les droits ouvriers. Un plan de lutte qui se fixe clairement l’objectif de chasser Macron, d’en finir enfin avec la Ve République et d’établir une République authentiquement démocratique, la République du travail.