Mise à jour le 3 avril 2018 – Vidéo reportage du rassemblement aux abords de l’ambassade d’Espagne à Paris
Communiqué – 27 mars 2018 – Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne l’arrestation, le 25 mars, par la police du gouvernement Merkel de Carles Puigdemont, ancien président de la Généralité de Catalogne en exil, et l’emprisonnement, le 23 mars, de cinq autres responsables politiques catalans par le Tribunal suprême de la monarchie espagnole.
En se rangeant du côté de la monarchie espagnole issue des accords de 1977 avec les héritiers du franquisme, contre le peuple catalan et sa volonté exprimée lors du référendum du 1er octobre, de vivre en République, l’Union européenne – qui ne manque pas une occasion de donner des « leçons de démocratie » au monde entier – démontre une nouvelle fois qu’elle n’est rien d’autre qu’une prison des peuples.
Le POID condamne le soutien apporté par le gouvernement Macron-Philippe à la répression exercée par le gouvernement Rajoy. Il salue l’initiative prise par des militants ouvriers, sociaux-démocrates et syndicalistes d’Allemagne qui, dès le 25 mars, se sont adressés solennellement au comité directeur du Parti social-démocrate (SPD, membre du gouvernement de grande coalition avec Mme Merkel) et au ministre de la Justice pour exiger la libération immédiate de Carles Puigdemont, et s’opposer fermement à toute extradition vers l’Espagne où il est menacé de trente ans de prison.
Le POID est aux côtés des travailleurs et des jeunes qui, dès dimanche 25 mars en Catalogne et au Pays basque, et depuis dans d’autres régions d’Espagne, manifestent contre la répression, pour la libération immédiate de tous les emprisonnés politiques, pour la défense de la République catalane.
Le POID considère que la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne se divisent pas. C’est le droit absolu du peuple catalan de se libérer du joug de la monarchie franquiste et de constituer sa propre République catalane, comme c’est le droit de n’importe quel peuple d’Espagne de faire de même.
Libérez Puigdemont et tous les prisonniers politiques !
Droit du peuple catalan à choisir librement ses propres représentants !
Bas les pattes devant la République catalane !
À bas l’Union européenne !
C’est sur ces mots d’ordre que le POID participera au rassemblement devant l’ambassade d’Espagne, organisé par le Collectif de soutien au peuple catalan et le Comité de défense de la République catalane (CDR-Paris), vendredi 30 mars à 18 h 30. Métro : Alma Marceau
Communiqués
Un appel du bureau national du POID

Défaire le gouvernement Macron ; bloquer la dérive totalitaire du pouvoir en place ; empêcher la marche au corporatisme ; c’est nécessaire, c’est possible.
La décision des cheminots et de leurs organisations de s’engager dans la grève contre le gouvernement, qui veut privatiser la SNCF et briser leur statut, marque un tournant dans la situation ouverte il y a un an par l’élection de Macron.
Oui, la grève :
il n’y a pas d’autre moyen pour empêcher la destruction de l’entreprise publique et du statut !
Oui, la grève
pour le retrait du projet Macron-Spinetta !
Au-delà de la SNCF, la grève est à l’ordre du jour pour imposer le retrait des plans du gouvernement. Celui-ci, en s’attaquant à toutes les conquêtes sociales et démocratiques – Code du travail, baccalauréat, services publics et fonction publique, Poste, hôpitaux, école, libertés –, ne laisse d’autre choix.
Bloquer le gouvernement et ses contre-réformes, c’est possible et nécessaire. L’enjeu est de sauver les libertés démocratiques et les droits de la menace du totalitarisme.
En effet, dans tous les domaines, Macron veut imposer aux organisations syndicales ce qu’il appelle « la concertation ». Elles devraient s’impliquer elles-mêmes dans la destruction des droits ouvriers et de la démocratie, dans des séances de concertation dont l’ordre du jour est la mise en œuvre des plans du gouvernement, et même l’écriture des lois sous sa dictée !
Ainsi, à la SNCF,
le projet de loi du gouvernement tient en quatre pages et comprend un très grand nombre de trous. Ceux-ci seront, dans les deux mois qui viennent, complétés soit par les ordonnances écrites par le gouvernement, soit par le résultat des concertations. Mais dans les deux cas, et conformément aux directives de l’Union européenne, la loi doit impérativement privatiser et casser le statut. Dans ce but, le gouvernement convoque pas moins de 70 réunions avec les syndicats pour qu’ils écrivent eux-mêmes la loi de destruction de la SNCF.
En agissant de la sorte, Macron va encore plus loin dans la voie ouverte par le coup d’État de De Gaulle qui, en 1958, prônait l’instauration d’un régime corporatiste intégrant les syndicats à l’État.
Depuis, la marche au corporatisme s’est toujours heurtée dans notre pays à la résistance de la classe ouvrière : depuis la grande grève des mineurs en 1963, unis avec les organisations, jusqu’à la grève générale de 1968, puis l’échec de De Gaulle lors du référendum de 1969, ou encore le refus d’accompagner le tournant de la rigueur en 1982. En 2018, à nouveau, la marche au corporatisme peut et doit être bloquée. Pour cela, les organisations ouvrières doivent se retirer des concertations : l’enjeu, c’est leur indépendance sans laquelle il n’y a pas de démocratie.
Le 22 mars, par dizaines et centaines de milliers, les cheminots, les fonctionnaires et d’autres secteurs de la classe ouvrière manifesteront dans tout le pays, contre le gouvernement pour les revendications et le retrait des contre-réformes.
Leur mobilisation, c’est celle des travailleurs dressant leurs revendications contre le gouvernement, en toute indépendance avec leurs organisations.
La classe ouvrière n’a rien à gagner à la remise en cause des libertés. Pour elle, le respect de la démocratie politique, c’est que les organisations ouvrières puissent agir librement.
Partisan de la démocratie, le Parti ouvrier indépendant démocratique estime que le corporatisme doit être battu, et que son instrument, le gouvernement Macron, d’essence totalitaire, doit être battu.
Le régime antidémocratique de la Ve République doit être balayé et céder la place à l’Assemblée constituante qui permettra au peuple de définir lui-même la forme et le contenu de la démocratie.
Le Parti ouvrier indépendant démocratique agit pour un gouvernement des travailleurs et des organisations unis pour la satisfaction des revendications.
Pour cela, il faut bien sûr en finir avec ce gouvernement Macron, ennemi de la démocratie et des droits.
C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique soutient l’appel signé par 25 000 travailleurs et militants de toutes tendances à manifester à Paris, place de la République, le 13 mai pour dire « Macron, un an, ça suffit ! Dehors Macron et son gouvernement ! ».
Non, les intérêts de la classe ouvrière et ceux des capitalistes et des banquiers ne peuvent se mélanger. Les intérêts de la classe ouvrière recoupent ceux de tous les exploités, des chômeurs, des retraités, des jeunes qui doivent être défendus jusqu’au bout, jusqu’à l’instauration d’un authentique gouvernement ouvrier. Nous vous appelons à construire ensemble ce parti ouvrier dont les travailleurs ont besoin pour aller à la victoire.
À bas le gouvernement Macron !
À bas le corporatisme ! À bas le totalitarisme !Adopté à l’unanimité Montreuil, le 17 mars 2018, 15 heures
Peut-on attendre la présidentielle de 2022 ? déclaration du BN du POID
Peut-on attendre la présidentielle de 2022 ?
C’est maintenant que Macron et son gouvernement…
…veulent démanteler la SNCF, en supprimant 9 000 kilomètres de ligne, en livrant les chemins de fer au privé, en brisant le statut des cheminots ;
… enfoncent des millions de retraités dans les plus grandes difficultés en diminuant leurs pensions (des centaines d’euros en moins par an !) ;
… veulent licencier 120 000 fonctionnaires sous couvert d’un « plan de départ volontaire » ;
…encouragent les patrons à supprimer en masse les emplois, utilisant les facilités ouvertes par les ordonnances contre le Code du travail ;
…entreprennent une contre-réforme du baccalauréat qui le transformerait en chiffon de papier sans aucune valeur, interdisant de fait l’accès à l’Université aux enfants de la classe ouvrière ;
… démantèlent la Sécurité sociale de 1945 fondée sur les cotisations (salaire différé) et préparent une terrible contre-réforme des retraites ;
…poussent les hôpitaux à l’explosion, à coups de suppressions de lit par dizaines de milliers, et poursuivent la liquidation des maternités (dont 70 % ont été fermées depuis quinze ans) ;
… ferment les classes par milliers dans les écoles primaires et maternelles (préparant la disparition pure et simple de ces dernières) ;
… asphyxient les communes et leurs services publics en les contraignant à signer des contrats avec l’État pour relayer sa politique d’austérité.C’est maintenant que Macron, aux ordres des banquiers et des capitalistes, veut détruire les piliers essentiels des droits ouvriers, de la démocratie et de la République. Macron s’en vante qui vient de déclarer : « Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire, d’une effraction. » Une effraction ? C’est ce qu’on appelle, en langage populaire, « un casse ». Macron, c’est l’homme du « casse » revendiqué de tous les droits, de toutes les conquêtes que des générations de travailleurs ont arrachés par leurs luttes.
Et il faudrait, sagement, comme nous y invitent les « grands dirigeants de la gauche », attendre l’élection présidentielle de 2022 ?
C’est maintenant qu’il faut en finir !
Car c’est maintenant que Macron……vient d’augmenter le budget militaire à hauteur de 2 % du PIB (295 milliards d’euros sur cinq ans) exigés par Trump et l’Otan pour entraîner la France toujours davantage dans des guerres d’agression et d’occupation contre les peuples du monde entier ;
…veut instaurer un service national obligatoire pour exploiter la jeune génération (main-d’œuvre gratuite de substitution aux emplois publics et associatifs) et même l’engager dans des con its meurtriers ;
…aggrave la traque des migrants chassés de leurs pays par les interventions et le pillage des grandes puissances capitalistes.Et il faudrait attendre 2022 ?
Non, c’est maintenant, c’est tout de suite, qu’il faut arrêter le bras destructeur de ce gouvernement, zélé serviteur des plans de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne !
C’est maintenant que Macron doit être chassé, et avec lui son gouvernement et sa politique !
C’est un fait : « en bas », dans tout le pays, pas un jour ne passe sans que des grèves et des manifestations se dressent, par centaines, contre les fermetures de classe dans les écoles, contre les fermetures de lit et de services dans les hôpitaux, contre les licenciements, contre l’asphyxie des petits paysans…
C’est un fait, « en haut », les dirigeants des organisations ouvrières persistent à participer aux « concertations » et autres « dialogues sociaux » par lesquels le gouvernement veut les associer aux contre- réformes destructrices.
Continuer ainsi, ce serait laisser les mains libres à Macron qui est prêt à tout détruire.
C’est un fait : que les organisations qui se réclament du mouvement ouvrier et démocratique rompent avec le gouvernement Macron et les institutions de la Ve République, qu’elles appellent à la mobilisation unie pour bloquer le gouvernement Macron, des millions descendront dans la rue, et Macron devra reculer !
Le POID n’a pas d’intérêts distincts de ceux de tous les travailleurs. C’est pourquoi il soutient l’appel lancé par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République à une manifestation nationale le 13 mai, à Paris, pour l’unité pour chasser Macron, son gouvernement, sa politique.
Le POID se fixe d’aider à la constitution d’un gouvernement au seul service des travailleurs. Un gouvernement qui inscrit dans son programme le retour à un Code du travail qui protège les droits ouvriers, l’interdiction des plans de licenciement, le retour à des hôpitaux qui soignent, le retour à la Sécurité sociale de 1945 qui protège contre les aléas de la vie, le retour à une école qui instruise, à des services publics qui répondent aux besoins de la population, aux monopoles d’État de la SNCF, de La Poste, d’EDF-GDF, un gouvernement qui engage un programme massif de construction de logements à bon marché …
Le POID se prononce pour un gouvernement qui, dans ce but, n’hésite pas à rompre avec le carcan des traités européens, et notamment les critères de Maastricht et le « pacte de stabilité-pacte d’austérité » qui en découle. Le POID se prononce pour l’Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple, balayant les institutions antidémocratiques de la Ve République, instaurera une authentique démocratie dont il définira lui-même la forme et le contenu.
Cette position, le POID n’en fait pas une condition pour l’action commune.
Car il y a un préalable à tout : Macron doit partir, maintenant, tout de suite !
Unité pour chasser Macron !
Le bureau national du POID Paris, le 17 février 2018
Adopté à l’unanimité
JE PRENDS CONTACT AVEC LE POID
Un appel du Conseil fédéral national du Parti ouvrier (POID)
Un appel du conseil fédéral national (CFN) du POID :
Peut-on laisser les mains libres à Macron ?
Paris, le 21 janvier 2018.
Peut-on laisser les mains libres à Macron
• qui vient de décréter la fin de la Sécurité sociale de 1945 ;
• qui autorise les patrons à licencier par milliers grâce à ses ordonnances, comme à PSA, à Pimkie, etc. ;
• qui privatise jusqu’au bout tous les services publics : SNCF, LaPoste…;
• qui prévoit de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique ;
• qui remet en cause le baccalauréat comme diplôme national ouvrant les mêmes droits pour tous les jeunes ;
• qui annonce des mesures brutales contre les migrants ;
• qui veut aller jusqu’au bout de la liquidation des communes et des départements ?Peut-on laisser les mains libres à Macron qui étend la pauvreté et la précarité à toute la population ?
Peut-on laisser les mains libres à Macron qui agit pour les seuls intérêts des capitalistes, des banquiers ?
Macron, qui reçoit ce 22 janvier les P-DG des 100 entreprises les plus importantes au monde : Coca-Cola, la banque Goldman Sachs, Apple, etc. Il a invité tous ces P-DG à Versailles pour leur dire : regardez comment, en sept mois, j’ai réussi à remettre en cause les droits des ouvriers ; regardez comme les conditions pour exploiter les travailleurs en France sont plus favorables qu’elles ne l’ont jamais été.
Peut-on laisser les mains libres à Macron qui, dans tous les domaines, mène la poli- tique dictée par les intérêts des capitalistes ; qui, dans sa politique étrangère, multiplie les interventions armées aux côtés de Trump et de toutes les grandes puissances capitalistes ?
Peut-on laisser les mains libres à Macron qui veut durcir les législations contre les migrants, imposer une loi de contrôle et de censure sur les médias, et qui, dans tous les domaines, multiplie les attaques contre les libertés démocratiques ?
Nous, conseil fédéral national du Parti ouvrier indépendant démocratique, disons : ce n’est pas possible ! On ne peut pas laisser les mains libres à Macron !
Dans tout le pays, les grèves se multiplient contre les licenciements, contre la remise en cause des acquis, contre l’asphyxie des hôpitaux. Dans tout le pays, les travailleurs cherchent et trouvent la voie du combat dans l’unité pour les revendications.
Qu’est-ce qu’il faut pour bloquer Macron et sa politique ?
La force unie des travailleurs avec leurs organisations dans l’action de classe, dans la grève, dans la mobilisation pour balayer ce gouvernement et sa politique.
Il faut l’unité pour chasser Macron.
Le Parti ouvrier indépendant démocratique se construit comme un parti ouvrier. Il prône, dans tous les domaines, une politique authentiquement ouvrière, une politique qui n’hésite pas à bloquer les licenciements, confisquer les profits spéculatifs, abroger les ordonnances, remettre en cause toutes les attaques contre les droits des travailleurs des villes et des campagnes.
Il faut en finir avec la division
Le Parti ouvrier indépendant démocratique n’a pas d’autre objectif que d’aider à réaliser l’unité des travailleurs, des jeunes et de toute la population pour en finir avec cette politique réactionnaire, sans attendre 2022, maintenant, tout de suite.
Le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour qu’on en finisse avec la Ve République et l’Union européenne, qu’on rompe avec leurs plans mortifères et que, dans l’unité avec les travailleurs et les jeunes de toute l’Europe, soient jetées les bases d’une authentique union libre des peuples et des nations libres d’Europe débarrassée des traités de Maastricht, de la Banque centrale européenne et de tous ces diktats au nom desquels tout est détruit dans notre pays comme dans tous les pays de l’Union euro- péenne.
Le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour un gouvernement ouvrier, un gouvernement de la majorité opposé au gouvernement de la minorité, le gouvernement des riches, le gouvernement des patrons et des banquiers que représente Macron aujourd’hui.
C’est pour cette unité que nous construisons le Parti ouvrier indépendant démocratique. C’est au service de cette unité que nous ouvrons les colonnes de La Tribune des travail- leurs à tous les travailleurs et militants qui veulent en débattre.
Rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique.
Catalogne : un vote massif pour la reconnaissance de la République
Communiqué
Paris, le 23 décembre 2017
Une nouvelle fois, ce 21 décembre, le peuple catalan a affirmé sa détermination à décider de son avenir. Malgré la répression, malgré les arrestations, malgré la suspension par le gouvernement de Rajoy des institutions catalanes, malgré les pressions exercées, le vote enregistré ce 21 décembre, appuyé sur une participation massive, n’a fait que confirmer le vote du 1er octobre. C’est l’exigence majoritaire de la reconnaissance de la République catalane qui s’est exprimée à travers le résultat recueilli par les partis qui s’étaient prononcés en ce sens.
La démocratie, c’est de reconnaître le droit des peuples et des nations à décider de leur avenir.
En réaffirmant l’exigence de « la République catalane maintenant, tout de suite », le vote du 21 décembre inflige un camouflet sans précédent au gouvernement Rajoy, à tous ceux, dirigeants de partis de droite et de gauche, qui ont soutenu le déchaînement du gouvernement Rajoy contre la République catalane. C’est un camouflet pour l’Union européenne qui a soutenu la répression et qui prétend dicter aux peuples ce qu’ils ont à faire.
Oui, plus que jamais, les travailleurs et les jeunes de tous les pays ont le devoir d’affirmer aux côtés des travailleurs et du peuple de Catalogne et de toutes les régions d’Espagne : « Liberté pour le peuple catalan ! Reconnaissance de la République catalane ! Reconnaissance du droit de tous les peuples d’Espagne s’ils le décident à établir leur République, à remettre en cause le carcan de la monarchie héritée du franquisme. Liberté pour les peuples et nations d’Espagne de s’unir s’ils le désirent en union libre des Républiques libres ».
Liberté pour tous les peuples d’Europe d’en finir avec les institutions d’oppression de la classe capitaliste : chez nous, celles de la Ve République ; et sur tout le continent, celles de l’Union européenne.
Le secrétariat administratif
Faut-il avoir peur de rompre avec les capitalistes et l’Union européenne ?
Un communiqué du Bureau national du POID du 11 novembre 2017
Faut-il avoir peur de rompre avec les capitalistes et l’Union européenne
Travailleurs, militants, jeunes,
Vous le savez : le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour un gouvernement et une politique conformes aux besoins de l’immense majorité, celle qui a pour toute richesse sa force de travail. Est-ce possible sans s’engager sur la voie de la rupture avec la classe capitaliste et l’Union européenne ?
À cette question, les évènements de Catalogne apportent une première réponse.
Vous le savez : le 1er octobre, le peuple catalan s’est très majoritairement prononcé pour la République, donc pour rompre avec la monarchie installée par le dictateur Franco. Aussitôt, les partis institutionnels de l’État espagnol, de droite comme de gauche, ont, au mépris de la démocratie, appelé à étouffer la République naissante et à sauver les institutions de la monarchie.
En France aussi, les partis disposant de groupes parlementaires, à droite comme à gauche (dont La France insoumise, le PCF, le PS), se sont prononcés contre la République catalane aux côtés de Macron et de l’Union européenne.
Au même moment, le gouvernement Macron- Philippe soumet un projet de budget qui, dans le respect des exigences de l’Union européenne :
- consacre 41 milliards d’euros aux intérêts de la dette publique, versés aux banquiers et aux spéculateurs, 32 milliards au budget des armées (donc de la guerre contre les peuples), et 21 milliards pour le CICE (cadeau aux patrons) ;
- étrangle les services publics, privatise à tour de bras, asphyxie les communes.Face à ce budget :
- le Parti socialiste publie un contre-projet au budget intitulé « Respecter nos engagements européens » ;
- les députés du Parti communiste présentent un « contre-budget » dans lequel ils « se sont même astreints à respecter la règle européenne d’un déficit à 3% du PIB au maximum » (L’Humanité) ;
- le député Cocquerel présente un « contre- budget » pour lequel La France insoumise a « décidé de respecter les règles de l’adversaire », précisant que ce budget intègre le paiement intégral des intérêts de la dette (bien que La France insoumise se dise partisane d’une renégociation).
Un budget conforme aux besoins de la population, des travailleurs, des pauvres, des jeunes peut-il respecter les critères de Maastricht et « les règles de nos adversaires » ?
Il y a dans ce pays officiellement 9millions de pauvres, 4 millions de chômeurs, des millions de travailleurs précaires.
20 milliards d’évasion fiscale, c’est l’équivalent du salaire de 400 000 à 500 000 instituteurs, postiers, infirmières dont le pays a tant besoin.
62 milliards de service de la dette et de CICE, c’est l’équivalent d’un salaire au SMIC, toutes charges payées, pour trois millions de chômeurs.
Alors oui, il y a urgence à rompre avec les capitalistes, les banquiers et l’Union européenne. Oui, il y a urgence à confisquer les avoirs des banques et à les affecter aux besoins de la population.
C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique soutient la conférence de délégués du 2 décembre « pour l’unité pour chasser Macron-Philippe et leur politique et rompre avec la Ve République et l’Union européenne ».
Il vous invite à débattre de ces questions dans les colonnes de La Tribune des travailleurs.
Ensemble, construisons un authentique parti ouvrier indépendant démocratique fidèle aux intérêts des travailleurs des villes et des campagnes et des jeunes.
Qui a peur de rompre avec la minorité d’exploiteurs et de banquiers qui dictent leur loi ne fera jamais une politique conforme aux besoins de l’immense majorité !
Adoptée à l’unanimité du bureau national
Communiqué (n°4) de Daniel Gluckstein, directeur de la publication La Tribune des travailleurs
Aujourd’hui, 7 novembre 2017, vingt-quatre heures après mon audition par la brigade financière de la police judiciaire, je viens d’être informé que le parquet a décidé le classement sans suite de la dénonciation dont j’ai été l’objet à l’initiative des dirigeants du POI (antidémocratique) auprès de la justice et de la police.
Tous les militants ouvriers de toutes tendances, les jeunes, les démocrates qui m’ont témoigné leur soutien et leur solidarité se réjouiront d’apprendre que la justice a ainsi refusé d’être instrumentalisée pour trancher un différend politique au sein du mouvement ouvrier.
Tous se féliciteront de voir ainsi disqualifiée la méthode qui consiste à dénoncer un militant ouvrier pour tenter d’esquiver un débat politique légitime.
Encore une fois, j’adresse à toutes celles et tous ceux, nombreux, qui m’ont apporté soutien et solidarité sans nécessairement partager mes positions politiques, un chaleureux remerciement.
Que vivent la démocratie ouvrière et la libre discussion entre courants, travailleurs, militants, organisations au sein du mouvement ouvrier !
7 novembre 2017, 17 heures
Communiqué (n°3) de Daniel Gluckstein, directeur de la publication La Tribune des travailleurs
Paris, le 6 novembre, 17 h 30 – Comme je l’avais annoncé (1), je me suis rendu ce 6 novembre, à 10 heures, à la convocation de la brigade financière de la police judiciaire.
Durant près de quatre heures, j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées en m’appuyant sur les nombreux documents que le POID a rendu publics et que chacun peut consulter depuis plus d’un an sur le site de La Tribune des travailleurs.
Il m’a été confirmé que j’étais « suspecté d’abus de confiance » en conséquence du refus obstiné et délibéré de la direction du POI (antidémocratique) de régler à l’amiable les différends financiers résultant de la rupture.
Reprenant le déroulement chronologique des événements, j’ai montré qu’à chaque étape les secrétaires nationaux du POI (devenus en novembre 2015 secrétaires nationaux du POID) ont agi pour préserver les intérêts de tous les militants, de quelque côté qu’ils se soient rangés après l’éclatement du parti.
J’ai montré également, documents et faits à l’appui, que, de manière systématique, nous avions cherché à régler à l’amiable les contentieux existants, nous heurtant à une fin de non-recevoir de la partie adverse.
Il se confirme donc que c’est délibérément que ces dirigeants sans scrupules ont préparé le recours à la police et à la justice contre le POID.
Cette volonté de judiciarisation d’un conflit politique entre organisations ouvrières est étrangère au mouvement ouvrier.
À présent, sur la base de l’enquête de police, le parquet sera amené à prendre sa décision :
- ou bien il estimera qu’intervenir pour trancher sur un plan juridique un différend politique ne relève pas de sa compétence ;
- ou bien il donnera suite à l’accusation d’abus de confiance (qui, je le rappelle, est passible de trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende).
Lorsque la réponse du parquet sera connue, j’en informerai, comme je l’ai toujours fait, l’opinion publique ouvrière et démocratique.
Sans attendre, étant dans l’impossibilité de répondre personnellement aux innombrables messages de soutien et de solidarité qui me sont parvenus venant de militants appartenant à tous les horizons du mouvement ouvrier et démocratique, je veux, par l’intermédiaire de La Tribune des travailleurs, adresser à tous mes chaleureux remerciements.
Paris, le 6 novembre, 17 h 30
(1) Voir les communiqués précédents dans les deux derniers numéros de La Tribune des travailleurs.
Le peuple catalan est en danger (communiqué du POID)
Communiqué / Le peuple catalan est en danger
Paris le 3 novembre 2017 – Le 28 octobre, piétinant le vote souverain du peuple catalan pour la République, le gouvernement Rajoy a mis en branle l’application de l’article 155 des institutions franquistes.
Depuis, la répression frappe. La Guardia civil s’est déployée dans les rues de Barcelone. Des militants sont emprisonnés. Le président de la Généralité de Catalogne fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen.
Le peuple catalan n’accepte pas. Un des Comité de défense du référendum et de la République affirme : « Le 1er octobre dernier, le peuple de Catalogne a décidé, lors d’un référendum, d’exprimer sa volonté de se constituer en une République indépendante et il l’a fait dans des conditions de répression brutale de la part de la police nationale espagnole et de la Garde civile (…). Deux jours après, le 3 octobre, une grève générale contre la répression et pour les libertés paralysait le pays et mobilisait massivement la société catalane, une grève générale dans laquelle – car il ne peut pas en être autrement – la classe travailleuse est devenue la force sociale la plus active et la plus décisive. »
Cela vient de s’exprimer à nouveau avec force ce 2 novembre.
A Barcelone, dans toutes les villes de Catalogne, des dizaines de milliers de travailleurs, de jeunes sont descendus spontanément dans la rue aux cris de « Honte à l’Union européenne ! Libérez les emprisonnés ! Grève générale ! » Le voilà, le véritable visage de l’Union européenne. La répression à Barcelone, la répression dans toute l’Europe.
Les travailleurs et le peuple catalan sont en danger. Ils ne doivent pas rester isolés.
La responsabilité des organisations se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie est totalement engagée. Ou bien avec le peuple de Catalogne et la République ou bien avec l’Union européenne et la monarchie franquiste. Se taire, c’est se rendre complice de la répression, c’est appuyer l’offensive antidémocratique contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Le 1er octobre, le peuple a voté « oui » à la République, « oui » à l’indépendance. Son action ouvre la voie pour en finir avec la monarchie héritière du franquisme. De toutes parts, on cherche à faire disparaître le vote du peuple. Seules seraient légitimes les élections ayant reçu l’aval préalable de Rajoy et du Roi.
Le POID qui, dès le départ, s’est rangé aux côtés du peuple catalan, appelle à la réalisation de l’unité la plus large pour barrer la route à la répression.
Solidarité avec le peuple catalan !
Libération de tous les emprisonnés !
Levée de toutes les poursuites judiciaires !
République catalane !
République dans toute l’Espagne !
Réactions après le communiqué de Daniel Gluckstein, directeur de publication de La Tribune des travailleurs
[Témoignages publiés dans la Tribune des travailleurs n°112 du 2 novembre 2017]
Déclaration de Gérard Schivardi
« J’apporte mon soutien total à Daniel Gluckstein »*
Daniel Gluckstein m’a informé de la convocation qu’il avait reçue de la brigade financière de la police judiciaire « dans le cadre d’une enquête judiciaire diligentée à la demande du Parquet de Paris sur des faits d’abus de confiance commis en 2015 sur la commune de Paris, en tout cas sur le territoire national, au préjudice du Parti ouvrier indépendant » (1).
Je suis très surpris de cette convocation de Daniel car les décisions concernant les comptes du parti ont été prises par les trois secrétaires nationaux en application des décisions du Ve congrès du POI fidèle à ses origines, premier congrès du POID, les 21 et 22 novembre 2015, dans l’optique de préserver les cotisations des militants. Tout le monde sait cela puisque ces décisions, et la discussion qui s’ensuivit avec le représentant du POI (non démocratique) à qui a été faite une proposition de règlement à l’amiable, ont été rendues publiques.
Il est extraordinaire que les responsables du POI (non démocratique) qui ont fait le coup de force d’exclure les trois secrétaires nationaux et refusé tout accord à l’amiable aient recours à la police et à la justice.
C’est ce que j’ai dit au représentant du POI (non démocratique) du département de l’Aude, qui est venu à Mailhac le vendredi 27 octobre et que je n’avais pas revu depuis la scission, et à qui j’ai demandé des comptes sur le procédé que je trouve inqualifiable, d’autant plus inqualifiable que le POI (non démocratique) a accepté le chèque qui lui a été proposé. Comprenne qui pourra !
Je ne peux accepter la réponse qu’il m’a faite selon laquelle la convocation de Daniel par la brigade financière ne serait pas le résultat de l’action des responsables du POI (non démocratique) contre le POID, mais celle des « commissaires aux comptes ». C’est là faire preuve d’une grande lâcheté de ne pas assumer les conséquences de ses actes.
En tant qu’ancien secrétaire national, j’apporte mon soutien total à Daniel Gluckstein dans une affaire où tout a été clair et surtout honnête. Mailhac, le 30 octobre 2017
(1) Voir notre dernier numéro.
* Les titres sont de la rédaction.
Une précision
Je tiens à remercier les nombreux militants et responsables de toutes origines du mouvement ouvrier et démocratique qui, sans nécessairement partager les positions qui sont les miennes, m’ont fait connaître leur indignation devant la décision des dirigeants du POI non démocratique de recourir ainsi à la justice contre moi et, à travers moi, contre le POID.
Ayant appris par le camarade Gérard Schivardi la manière dont les dirigeants du POI non démocratique tentent de dégager leurs responsabilités et de la faire reporter sur les commissaires aux comptes (voir ci-contre), je me dois de préciser les faits.
Le rôle des commissaires aux comptes est de certifier les comptes d’un parti et de transmettre leur rapport à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), laquelle le publie dans le Journal officiel.
Le Journal officiel de la République du 7 février 2017 publie (page 508) le rapport des commissaires aux comptes pour l’année 2015. On y trouve un très long passage formulant à l’encontre des secrétaires nationaux du POI de l’époque (Jean Markun, Gérard Schivardi et moi-même) les accusations les plus infâmantes basées sur une addition de mensonges que nous avons déjà eu l’occasion de démonter*.
Il s’agit là, je le suppose, de la fameuse « dénonciation » (c’est le terme officiel) qui me conduit dans les locaux de la police judiciaire le 6 novembre prochain.
On notera que ce passage publié dans le Journal officiel est pré- cédé de la mention suivante : « Précisions apportées par la formation politique » (en gras et souligné dans le Journal officiel). Les commissaires aux comptes n’ont donc fait que transmettre ce que les dirigeants du POI non démocratique avaient dicté. Ces derniers ont donc bien délibérément choisi (ils n’avaient aucune obligation de procéder de la sorte) de me traîner devant la justice.
Messieurs les dénonciateurs, ayez au moins le courage d’assumer vos actes !
Daniel Gluckstein, Paris, le 30 octobre 2017
* On peut lire le dossier sur le site de La Tribune des travailleurs.
Stéphane Knapp,
militant syndicaliste, membre du bureau national,
trésorier du POID (extraits)« Je suis révolté par cette plainte… »*
Cher Daniel,
Je me doutais bien qu’ils n’allaient pas en rester là, sachant de quoi ils sont capables, après avoir vécu leurs tentatives maladroites de l’été 2015.
Mais je suis quand même révolté par cette plainte contre toi, contre nous, contre le POID (…). On sent bien la veulerie derrière cette plainte, car c’est bien toi, Daniel, qu’ils essaient de « déboulonner », faisant suite au pamphlet calomnieux d’août 2015 que tu ne connais que trop bien.
La raison de leur cabale est politique et non financière, et ils le savent bien ! (…)
Allons… un peu de bon sens : nous sommes pour une Assemblée constituante avec des délégués révocables par le peuple à la moindre incartade ! Si tu avais fait le centième de ce dont ils t’accusent, nous ne t’aurions pas reconduit dans ton mandat, point final ! (…)
Bref, nous faisons de la politique, au sens noble, humain du terme, quand eux se vautrent dans la conspiration politicarde, inquisitrice et fangeuse la plus débridée.
Ils sont l’ombre, et nous sommes la lumière, grand bien leur fasse, mais nous ne jouons pas dans la même basse-cour !
Tu peux compter sur moi et sur mon témoignage personnel le cas échéant.
Fraternellement.
* Les titres sont de la rédaction.














